FREDERICTON (GNB) – Le gouvernement provincial investira 1,425 million de dollars au cours des deux prochaines années afin de commencer à mettre en œuvre un cadre complet sur la violence sexuelle, et cette somme augmentera à 1,6 million de dollars par année en 2020-2021.

« La violence sexuelle est un problème que votre gouvernement prend très au sérieux en raison des préjudices et des traumatismes qu’il cause aux personnes, aux familles et aux communautés », a déclaré la ministre des Finances Cathy Rogers. « Ce cadre représente un pas en avant dans les efforts visant à éliminer la violence sexuelle au Nouveau-Brunswick. »

Mme Rogers parlait au nom du premier ministre, Brian Gallant, qui est également ministre responsable de l’Égalité des femmes.

Prévenir et contrer la violence sexuelle au Nouveau-Brunswick : Un cadre d’action traite des mesures en vue d’établir une stratégie de lutte contre la violence sexuelle et d’examiner les interventions du système qui sont énoncées dans le Plan du Nouveau-Brunswick pour les familles.

Il met l’accent sur quatre domaines d’intervention principaux : la prévention et la sensibilisation; le perfectionnement professionnel et la formation; l'intervention; ainsi que les politiques, la recherche et l’éducation. L’objectif est de renforcer la collaboration avec le gouvernement et la collectivité pour s’attaquer au problème de la violence sexuelle par le partage des renseignements et des meilleures pratiques afin d’améliorer le niveau de services offerts aux victimes.

La Direction de l’égalité des femmes et le Centre d’aide en cas d’agression sexuelle de Fredericton ont consulté les partenaires communautaires clés, qui ont permis d’orienter l’élaboration de ce cadre par leur expertise, leurs commentaires et leur soutien. Les ministères et la communauté ont participé à l’élaboration du cadre.

« La violence sexuelle est un enjeu complexe qui touche toutes nos communautés. Le Centre d’aide en cas d’agression sexuelle de Fredericton est déterminé à éliminer la violence au moyen de nos programmes de perfectionnement professionnel, de sensibilisation et de prévention, et de services de soutien directs », a affirmé la directrice administrative, Lorraine Whalley. « Ce cadre offre une base solide pour améliorer les services aux survivants, ainsi que pour bâtir une province exempte de violence sexuelle. »

Un comité coprésidé par la Direction de l’égalité des femmes et le Centre d’aide en cas d’agression sexuelle de Fredericton sera établi pour surveiller la mise en œuvre du cadre. Le comité sera formé de membres représentant des organismes communautaires offrant des services de prévention des agressions sexuelles, des ministères, des responsables de l’application de la loi, le milieu universitaire, le Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick, des organismes jeunesse, des établissements postsecondaires, le Programme de formation pour le personnel infirmier examinateur de victimes d’agression sexuelle, et le Conseil des femmes du Nouveau‑Brunswick.

« Nous avons tous un rôle à jouer dans la création de communautés sécuritaires et respectueuses, a dit Mme Rogers. Nous devons remettre en question les comportements qui encouragent la violence sexuelle. Votre gouvernement continuera de travailler avec ses partenaires pour créer des milieux qui sont sécuritaires et respectueux et qui répondent aux besoins des victimes de violence sexuelle. »

La progression de l’égalité des femmes est un domaine d’intervention ciblé dans le document-cadre du Plan du Nouveau-Brunswick pour les familles. Ce rapport cible cinq étapes clés en vue d’atteindre cet objectif : recruter plus de femmes en vue de pourvoir les postes d'influence; améliorer l’égalité des genres; améliorer l’équité salariale; accroître l’accès aux services et aux mesures de soutien pour les victimes de violence entre partenaires intimes; et supprimer les obstacles à l’accès et aux possibilités.