FREDERICTON (GNB) – Le nombre de cas de coqueluche signalés au Nouveau-Brunswick a doublé au cours du dernier mois, a indiqué la médecin-hygiéniste en chef du Nouveau-Brunswick.

« Le Nouveau-Brunswick fait toujours face à une importante éclosion de coqueluche », a affirmé la Dre Eilish Cleary. « Jusqu'à maintenant, 100 cas ont été signalés en tout, 53 nouveaux cas ayant été déclarés depuis l'annonce de l'éclosion à la fin de février. La plupart des cas d'infection ont été détectés dans les régions du sud et de l'est de la province. Les responsables de la Santé publique surveillent la situation de très près afin d'assurer une intervention adéquate. »

Les enfants âgés de 10 à 14 ans constituent le groupe le plus touché, celui-ci étant suivi des enfants âgés de cinq à neuf ans, puis des nourrissons de moins d'un an.

La coqueluche est une maladie qui touche la paroi des voies respiratoires et qui est causée par la bactérie Bordetella pertussis. Elle se manifeste d'abord par des symptômes semblables à ceux d'un rhume, y compris des éternuements, un écoulement nasal, une fièvre légère et une toux bénigne. Les symptômes s'aggravent ensuite au cours des semaines suivantes et peuvent comprendre d'importantes quintes de toux qui se terminent souvent par un son semblable au chant du coq.

La coqueluche se transmet facilement d'une personne à l'autre, principalement par des gouttelettes qui se dégagent des narines, de la bouche et de la gorge d'une personne infectée.

La vaccination offre la meilleure protection contre la maladie. Selon le calendrier d'immunisation systématique du Nouveau-Brunswick, il est recommandé que les enfants reçoivent une dose du vaccin anticoquelucheux à deux, quatre, six et 18 mois; entre l'âge de quatre et de six ans; une dose à l'adolescence; et une injection de rappel à l'âge adulte.

Les personnes qui n'ont pas reçu le vaccin au cours des cinq dernières années et qui ont régulièrement des contacts étroits avec des enfants de moins d'un an sont encouragées à communiquer avec leur vaccinateur et à prendre les mesures nécessaires pour se faire vacciner.

Les mesures d'hygiène de base, comme se laver souvent les mains, jeter les mouchoirs à la poubelle et se couvrir la bouche lorsqu'on tousse ou éternue, contribuent aussi à limiter la propagation de l'infection.

Les personnes qui croient être atteintes de la coqueluche ou qui pensent qu'un membre de leur famille est infecté sont priées de communiquer avec leur fournisseur de soins de santé. Les personnes qui reçoivent actuellement un traitement contre la coqueluche devraient éviter tout contact avec des personnes vulnérables, en particulier les enfants âgés de moins d'un an et les femmes enceintes à leur troisième trimestre, et ce, au cours des cinq premiers jours du traitement.

De plus amples renseignements sur la coqueluche sont disponibles sur le site Web du ministère de la Santé. On peut également communiquer avec le bureau de la Santé publique de sa région ou téléphoner à Télé-Soins.

LIEN :

●    Bureau du médecin-hygiéniste en chef : www.gnb.ca/santépublique