FREDERICTON (GNB) – Une augmentation du nombre de cas de gonorrhée dans la province a poussé la médecin-hygiéniste en chef, la Dre Jennifer Russell, à déclarer une éclosion provinciale et à rappeler aux Néo-Brunswickois l’importance des pratiques sexuelles sécuritaires.

« Nous encourageons les personnes qui ont des relations sexuelles non protégées à se faire tester, a déclaré la Dre Russell. Il n’est pas rare que des personnes ayant contracté une infection transmissible sexuellement en aient contracté plus d’une en même temps. Le VIH, la gonorrhée, la syphilis et la chlamydia sont des exemples de ces infections. »

Au total, 96 cas de gonorrhée au total ont été signalés aux bureaux régionaux de la Santé publique en 2018. La moyenne annuelle au cours des cinq dernières années s’élevait à 54 cas. Au cours du premier trimestre de cette année, 20 cas de gonorrhée ont été signalés dans la province. La moyenne au cours des cinq dernières années pour la même période s’élevait à 12 cas.

Les personnes ayant plusieurs partenaires sexuels peuvent être exposées à la gonorrhée sans le savoir. Les infections transmissibles sexuellement, parfois appelées maladies transmissibles sexuellement, sont causées par des bactéries, des virus ou des parasites transmis d’une personne à l’autre lors de relations sexuelles non protégées.

« Les outils disponibles dans les médias sociaux permettent aux gens de communiquer rapidement pour organiser des rencontres sexuelles anonymes, ce qui rend le suivi des infections transmissibles sexuellement plus difficile, a affirmé la Dre Russell. Lorsque des personnes ne connaissent pas l’identité de leurs partenaires sexuels, il est difficile de communiquer avec ces derniers pour un test de suivi et un traitement. »

Si elles ne sont pas traitées, les infections transmissibles sexuellement peuvent avoir des effets à long terme sur la santé et la fécondité des gens. Les personnes qui pensent avoir été exposées à de telles infections devraient consulter leur médecin ou appeler un bureau de la Santé publique, même si elles ne présentent aucun symptôme.

« Les tests de dépistage des infections transmissibles sexuellement devraient faire partie des examens de santé de routine de tous, a dit la Dre Russell. Se faire tester et suivre un traitement approprié peut prévenir des complications comme l’infertilité. Cela permet également de ne pas transmettre la maladie à une autre personne. »