Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Les plages des parcs provinciaux font-elles toutes l’objet d’une analyse de la qualité de l’eau?

Un nouveau Protocole de surveillance de l’eau des plages des parcs provinciaux (Protocole) a été établi et comprend une évaluation de toutes les plages des parcs provinciaux. Il remplace les protocoles qui s’appliquent aux plages Parlee et Murray et combine en un seul document les protocoles applicables aux plages des parcs provinciaux. Les plages ci-dessous ont été examinées et la fréquence d’échantillonnage pour chacune a été établie :

Nom du parc provincial

Fréquence d’échantillonnage

Plage Parlee

Tous les jours

Plage Murray

Trois jours par semaine

Mactaquac

Deux jours par semaine

Plage New River, Mont-Carleton, baie Oak

Une journée par semaine

Miscou et Val-Comeau

Toutes les deux semaines

Anse Herring, route d’accès du sentier Fundy, Anchorage

Aucun échantillonnage

Le nouveau protocole est fondé sur les mêmes principes que le protocole de la plage Parlee (voir la description des enquêtes ci-dessous), et suit le même processus que celui qui était en place en 2017 :

  • Des échantillons d’eau sont prélevés à cinq différents endroits de chaque plage;
  • Les échantillons d’eau sont envoyés à un laboratoire agréé aux fins d’analyse;
  • Un médecin-hygiéniste examine les résultats pour déterminer si la baignade est autorisée ou si un avis d’interdiction sera émis;
  • Des affiches seront placées à des endroits clés du parc provincial;
  • Les résultats sur les analyses de la qualité de l’eau ainsi que l’état actuel de la plage seront mis à la disposition du public en ligne, à l’adresse plages.gnb.ca.

Ce protocole sera mis en œuvre avant le début de la saison de baignade de 2018.

Pourquoi l’eau des plages des autres parcs provinciaux est-elle échantillonnée à différentes fréquences, alors que des échantillons sont prélevés quotidiennement à la plage Parlee?

Selon les Recommandations au sujet de la qualité des eaux utilisées à des fins récréatives au Canada, les eaux de baignade doivent être échantillonnées à une fréquence d’au moins une fois par semaine pendant la saison de baignade, et une surveillance accrue est recommandée pour les plages hautement fréquentées. Par ailleurs, dans certaines situations, il peut être justifié de réduire la fréquence d’échantillonnage recommandée. Étant donné que plus de 350 000 personnes se rendent à la plage Parlee chaque année et que les résultats des analyses de la qualité de l’eau suscitent des préoccupations, une fréquence d’échantillonnage de sept jours par semaine est appropriée.

Conformément aux Recommandations au sujet de la qualité des eaux utilisées à des fins récréatives au Canada, des enquêtes relatives à la sécurité et à l’hygiène du milieu (ESHM) ont été effectuées à toutes les plages des parcs provinciaux. Le choix des plages ainsi que les fréquences d’échantillonnage ont été fondés sur les analyses des risques du Bureau du médecin-hygiéniste en chef, effectuées à l’aide de l’information découlant des enquêtes relatives à la sécurité et à l’hygiène du milieu.

Y a-t-il d’autres plages au Nouveau-Brunswick dont l’eau est analysée?

Bien que des échantillons d’eau soient prélevés à certaines plages, il n’existe pas de programme officiel de surveillance des eaux récréatives au Nouveau-Brunswick. Les endroits où des échantillons sont prélevés sont généralement des plages publiques que les bureaux régionaux de la Direction de la protection de la santé ont désignées comme étant des destinations de loisirs très populaires.

Selon l’évaluation des risques du Bureau du médecin-hygiéniste en chef, il n’est pas nécessaire de surveiller l’eau des plages de l’anse Herring, du parc provincial The Anchorage et de la route d’accès du sentier Fundy. Les eaux sont extrêmement froides et se renouvellent bien dans ces régions, et les gens ne se baignent généralement pas à ces endroits. Cette décision respecte pleinement les Recommandations au sujet de la qualité des eaux utilisées à des fins récréatives au Canada, selon lesquelles une enquête relative à la sécurité et à l’hygiène du milieu doit être effectuée. Il est reconnu que dans certaines situations, il peut être justifié de réduire la fréquence d’échantillonnage recommandée à une fois par semaine.

Qui assure la surveillance de la qualité de l’eau des plages des parcs provinciaux?

Le ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux a la responsabilité de contrôler le prélèvement des échantillons d’eau et de veiller à ce que le personnel affecté à cette tâche soit correctement formé. Seul le personnel ayant reçu une formation appropriée est autorisé à prélever les échantillons d’eau à ces plages. Les échantillons sont ensuite acheminés à un laboratoire indépendant et agréé aux fins d’analyse. Un médecin-hygiéniste reçoit les résultats de la surveillance et les interprète.

Quelles bactéries le gouvernement provincial analyse-t-il pour surveiller la qualité de l’eau des plages des parcs provinciaux?

L’Escherichia coli (E. coli) est la bactérie indicatrice de contamination fécale dans les eaux douces utilisées à des fins récréatives, tandis que l’entérocoque indique la présence de contamination fécale dans les eaux de mer utilisées aux mêmes fins. La bactérie indicatrice surveillée à une plage particulière varie donc en fonction du fait que la plage est en eau douce ou en eau de mer. Pour la saison en cours, les deux paramètres continueront d’être testés aux plages Parlee et Murray.

Qu’est-ce qui constitue une concentration de bactéries sans danger dans des eaux utilisées à des fins récréatives?

Les valeurs de recommandations établies dans les Recommandations au sujet de la qualité des eaux utilisées à des fins récréatives au Canada représentent un juste équilibre entre les risques possibles pour la santé et les avantages de l’utilisation des eaux récréatives tant sur le plan de l’activité physique que de la détente. Il y a toujours un certain risque pour la santé, aussi faible soit-il, lorsqu’on nage dans un plan d’eau, comme dans toute autre activité courante, telle la conduite d’un véhicule sur la route.

Dans les Recommandations au sujet de la qualité des eaux utilisées à des fins récréatives au Canada, on considère que l’eau ne présente pas de danger pour la santé des baigneurs lorsque les concentrations de bactéries sont en deçà des valeurs guides énumérées dans le tableau ci-dessous. Le cas échéant, la plage est ouverte et la baignade est autorisée.

Si la concentration dépasse une des valeurs de recommandations ci-dessous, le risque n’est plus jugé acceptable, et le public est avisé que l’eau est impropre à la baignade

Entérocoques

E. coli

Une moyenne géométrique des cinq échantillons les plus récents qui est égale ou inférieure à 35 entérocoques/100 ml

Une moyenne géométrique des cinq échantillons les plus récents qui est égale ou inférieure à 200 E. coli/100 ml

Une concentration maximale dans un seul échantillon qui est égale ou inférieure à 70 entérocoques/100 ml

Une concentration maximale dans un seul échantillon qui est égale ou inférieure à 400 E. coli/100 ml

Que signifie un avis d’interdiction de baignade? Puis-je quand même me baigner?

Un avis d’interdiction de baignade signifie que les concentrations de bactéries dans l’eau dépassent les valeurs guides établies dans les Recommandations au sujet de la qualité des eaux utilisées à des fins récréatives au Canada.

La plage n’est pas fermée, et vous ne tomberez pas nécessairement malade si vous vous baignez pendant qu’un avis d’interdiction est en vigueur. Cependant, la baignade dans des eaux où les concentrations de bactéries dépassent les valeurs de recommandations augmente le risque de maladie au-delà du niveau quotidien. Le Bureau du médecin-hygiéniste en chef recommande d’éviter les activités où il y a possibilité d’ingestion d’eau, par exemple les activités au cours desquelles le corps ou le visage est immergé ou fréquemment éclaboussé. Il est également recommandé que les personnes ayant des plaies ou blessures ouvertes évitent le contact avec l’eau.

La plage est seulement fermée au public lorsque des preuves indiquent que la poursuite des activités pose un risque important pour la santé publique. Voici des exemples de situations susceptibles de justifier la fermeture d’une plage :

  • La zone est soupçonnée d’être la cause d’une éclosion de maladie d’origine hydrique.
  • Un déversement d’eaux usées, de substances chimiques ou de pétrole a lieu.
  • On décèle la présence d’objets ou de débris coupants, ou d’autres dangers pour la sécurité du public.

Vais-je tomber malade après m’être baigné dans des eaux qui sont visées par un avertissement?

Le fait de se baigner dans des eaux qui présentent des concentrations de bactéries supérieures aux valeurs guides ne signifie pas nécessairement que vous serez malade, mais vous courez un risque accru de l’être. Le niveau de risque dépend de la période pendant laquelle les valeurs guides seront dépassées et de combien elles sont dépassées.

Parmi les risques pour la santé que peuvent comporter les eaux contenant de fortes concentrations d’entérocoques ou d’E. coli, notons les troubles gastro-intestinaux, une irritation ou une infection de la peau ou une maladie des voies respiratoires supérieures.

Que dois-je faire si je crois que je tombe malade?

Vous pouvez tomber malade à la suite de l’exposition à des facteurs très divers dans votre milieu (contact avec d’autres personnes malades, des aliments contaminés, des endroits contaminés, et ainsi de suite). Cela dit, si vous manifestez des symptômes de diarrhée, de vomissement, de fièvre, de crampes abdominales ou d’éruption cutanée qui persistent, vous devriez consulter un professionnel de la santé.

L’eau peut être évaluée propre à la baignade un jour et impropre le lendemain. Pourquoi la qualité de l’eau varie-t-elle ainsi?

Il est courant de trouver des bactéries E. coli et des entérocoques dans l’eau de surface, et il est normal que leurs concentrations fluctuent. Certaines conditions environnementales, telle une chute de pluie, peuvent contribuer à influer sur la qualité de l’eau, de même que d’autres facteurs, dont le rejet d’eaux usées, les eaux pluviales d’orage, les déchets d’origine animale et même les baigneurs eux-mêmes. 

Pourquoi diffuse-t-on un avis d’interdiction de baignade après une chute de pluie à la plage Parlee?

De fortes précipitations entraînent une eau de ruissellement qui peut faire pénétrer dans le plan d’eau des bactéries issues du milieu environnant.

La diffusion d’un avis préventif d’interdiction de baignade pendant une courte période immédiatement après une chute de pluie est une manière d’aider à réduire l’exposition des baigneurs à une contamination possible par des bactéries. 

Depuis 2001, les niveaux de précipitation dépassant 10 mm au cours d’une période de 24 heures exigent que la qualité de l’eau à la plage Parlee soit automatiquement évaluée comme étant « médiocre ». Cette évaluation était fondée sur les données sur la qualité de l’eau qui étaient disponibles dans le temps, selon lesquelles il existait un lien clair entre les fortes précipitations et la mauvaise qualité de l’eau à la plage Parlee. Santé publique a jugé qu’il était important d’inclure cette information dans le nouveau Protocole de surveillance de la qualité de l’eau de la plage Parlee, en vigueur à l’heure actuelle.

Pourquoi un avis n’est-il pas diffusé aux plages des autres parcs provinciaux, après une chute de pluie, comme c’est le cas à la plage Parlee?

Les conditions météorologiques et les facteurs environnementaux qui influent sur la qualité de l’eau des plages d’eau douce et d’eau salée peuvent varier selon l’endroit et les circonstances locales.

Aux plages des autres parcs provinciaux, il n’existe pas suffisamment de preuves à l’heure actuelle indiquant que la qualité de l’eau puisse, après une chute de pluie, être compromise à un niveau qui dépasse les valeurs de recommandations. Toutefois, cette année, des données sur les chutes de pluie seront recueillies à la plage Murray pendant la saison de baignade et seront évaluées pour déterminer s’il existe un lien avec la qualité de l’eau. 

Combien de temps faut-il pour faire tester et analyser les échantillons d’eau?

Après le prélèvement des échantillons, il peut s’écouler jusqu’à 48 heures avant la réception des résultats. Les échantillons doivent être correctement étiquetés, emballés et transportés au laboratoire. Une fois qu’ils ont été reçus au laboratoire, les échantillons doivent être enregistrés, préparés et analysés. Les résultats sont ensuite consignés dans un document et acheminés au Bureau du médecin-hygiéniste en chef, où ils sont interprétés. 

Pourquoi certaines journées ne contiennent pas de résultats?

À certaines occasions, la collecte de tous les échantillons exigés peut ne pas être possible en raison des conditions météorologiques ou environnementales, des préoccupations relatives à la sécurité ou des circonstances hors de notre contrôle. Dans ces situations, les résultats dans le tableau ci-dessus seront non disponibles et les données les plus récentes seront utilisées pour déterminer le statut des plages.

Pourquoi les résultats relatifs à E. coli  qui sont communiqués comportent-ils des unités (méthode de comptage) différentes cette année aux plages Parlee et Murray? Et pourquoi les unités sont-elles différentes de celles indiquées pour la baie Oak, Mactaquac et Mont-Carleton?

En 2018, l’analyse des échantillons prélevés aux plages Parlee et Murray pour évaluer la qualité de l’eau va être effectuée au laboratoire du Conseil de la recherche et de la productivité (CRP) de Moncton. Ce laboratoire utilise une méthode d’analyse différente de celle du laboratoire du CRP de Fredericton pour dépister E. coli. Le laboratoire de Fredericton utilise une méthode à base de membrane qui fournit des résultats en termes du nombre le plus probable (NPP). 

Le laboratoire de Moncton a recours à une méthode de la membrane filtrante qui montre des résultats en termes d’unités formant des colonies (UFC). Les deux méthodes sont reconnues et produisent des résultats appropriés. Pour chacune des deux méthodes, la durée d’analyse est d’environ 24 heures. Le laboratoire de Fredericton va s’occuper d’analyser les échantillons d’eau prélevés dans la baie Oak, à Mactaquac et au Mont-Carleton.

Pourquoi le CRP n’utilise-t-il pas la même méthode d’analyse pour dépister E. coli aux laboratoires de Moncton et de Fredericton?

Les laboratoires de Moncton et de Fredericton ne suivent pas la même méthode pour le dépistage d’E. coli. Cela est attribuable à la manière dont ils exerçaient leurs activités dans le passé. Les deux laboratoires fonctionnaient indépendamment auparavant, de sorte que l’équipement, les méthodes et les exigences de chacun en matière de formation des analystes diffèrent. Il y a plusieurs années, le CRP a déterminé qu’il n’était pas nécessaire d’utiliser la même méthode aux deux emplacements compte tenu du coût lié à l’achat d’un nouvel équipement et à la formation du personnel, et du fait que les clients avaient l’habitude de recevoir les résultats fondés sur la méthode en vigueur. Les deux laboratoires sont accrédités et les méthodes de chacun produisent des résultats satisfaisants essentiellement équivalents. 

Quelle est la différence entre les résultats en « UFC » et ceux en « NPP »?

L’acronyme « UFC » signifie « unités formant des colonies » et fait référence au nombre de cellules bactériennes viables dans un échantillon par unité de volume. L’acronyme « NPP » signifie « nombre le plus probable » et fait référence à une analyse qui utilise une méthode de dilution et un calcul de probabilité pour fournir une estimation statistique du nombre de cellules viables dans un volume d’échantillon donné. Les deux valeurs sont largement acceptées et utilisées dans les programmes de surveillance de la qualité de l’eau. Les résultats produits au moyen de chacune de ces méthodes sont essentiellement équivalents.

Questions ou préoccupations?

Si vous avez des questions ou des préoccupations au sujet de la surveillance ou de l’analyse de la qualité de l’eau des plages du Nouveau-Brunswick, veuillez communiquer avec le ministère de la Santé.