Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Les plages des parcs provinciaux font-elles toutes l’objet d’une analyse de la qualité de l’eau?

Non. À l’heure actuelle, seules les plages Parlee et Murray possèdent un programme de prélèvement et de surveillance de l’eau. Conformément aux Recommandations au sujet de la qualité des eaux utilisées à des fins récréatives au Canada, tous les parcs provinciaux du Nouveau-Brunswick où l’on retrouve une zone de baignade désignée subiront une enquête relative à la sécurité et à l’hygiène du milieu (ESHM) en 2017 et une évaluation des risques sera réalisée.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur l’état actuel de la qualité de l’eau de ces plages, veuillez consulter la page Avis sur la qualité de l’eau des plages.

Y a-t-il d’autres plages au Nouveau-Brunswick dont l’eau est analysée?

Bien que des échantillons d’eau soient prélevés à certaines plages, il n’existe pas de programme officiel de surveillance des eaux récréatives au Nouveau-Brunswick. Les endroits où des échantillons sont recueillis sont généralement des plages publiques que les bureaux régionaux de la Direction de la protection de la santé ont désignées comme étant des destinations de loisirs très fréquentées.

Qui s’assure que la qualité de l’eau des plages Parlee et Murray est surveillée?

Le ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux a la responsabilité de contrôler la collecte des échantillons d’eau et de veiller à ce que le personnel affecté à cette tâche soit correctement formé. Seul le personnel qui a reçu la formation appropriée est autorisé à recueillir les échantillons d’eau à ces plages. Les échantillons d’eau sont ensuite acheminés à un laboratoire indépendant et accrédité aux fins d’analyse. Un médecin hygiéniste de la Santé publique reçoit les résultats de surveillance bactériologique et interprète ces données.

Quelles bactéries le gouvernement provincial analyse-t-il pour surveiller la qualité de l’eau des plages Parlee et Murray?

Les analyses de l’eau portent sur l’Escherichia coli (E. coli) et les entérocoques en tant que bactéries indicatrices de contamination fécale.

Qu’est-ce qui est considéré comme une concentration de bactéries en eaux récréatives qui ne met pas en danger la santé?

Les Recommandations au sujet de la qualité des eaux utilisées à des fins récréatives au Canada proposent des valeurs guides qui représentent un juste équilibre entre les risques possibles pour la santé et les avantages de l’utilisation des eaux récréatives tant sur le plan de l’activité physique que de la détente. Il y a toujours un certain risque pour la santé, aussi faible soit-il, lorsqu’on nage dans un plan d’eau, comme dans toute autre activité courante, telle la conduite d’un véhicule sur la route.

Dans les Recommandations au sujet de la qualité des eaux utilisées à des fins récréatives au Canada, on considère que l’eau ne présente pas de danger pour la santé des baigneurs lorsque les concentrations de bactéries indicatrices sont en deçà des valeurs guides qui sont énumérées dans le tableau ci-dessous. Le cas échéant, la plage est ouverte et la baignade est autorisée.

Si la concentration dépasse une des valeurs guides ci-dessous, le risque n’est plus jugé acceptable, et l’on avertit le public que l’eau est impropre à la baignade.

Entérocoques

E. coli

Une moyenne géométrique des cinq échantillons les plus récents qui est égale ou inférieure à 35 entérocoques/100 ml

Une moyenne géométrique des cinq échantillons les plus récents qui est égale ou inférieure à 200 E. coli/100 ml

Une concentration maximale dans un seul échantillon qui est égale ou inférieure à 70 entérocoques/100ml

Une concentration maximale dans un seul échantillon qui est égale ou inférieure à 400 E. coli/100 ml

Que signifie un avis d’interdiction de baignade? Puis-je quand même me baigner?

Un avis d’interdiction de baignade signifie que les concentrations de bactéries analysées dépassent les valeurs guides établies dans les Recommandations au sujet de la qualité des eaux utilisées à des fins récréatives au Canada.

La plage n’est pas fermée. Cependant, la baignade dans des eaux où les concentrations de bactéries dépassent les valeurs guides augmentent le risque de maladie. Le Bureau du médecin hygiéniste en chef recommande d’éviter des activités où il y a possibilité d’ingestion d’eau, par exemple au cours desquelles le corps ou le visage est immergé ou fréquemment éclaboussé. Il est également recommandé que les personnes ayant des plaies ou blessures ouvertes évitent le contact avec l’eau.

La plage serait fermée au public seulement si des preuves indiquent que la poursuite des activités au plan d’eau pose un risque important pour la santé publique. Des exemples de situations susceptibles de justifier la fermeture d’une plage :

  • La zone est soupçonnée d’être la cause d’une éclosion de maladie d’origine hydrique;
  • Un déversement d’eaux usées, de substances chimiques ou de pétrole; ou
  • La présence d’objets ou de débris coupants, ou d’autres dangers pour la sécurité du public.

Est-ce que je serai malade si je me suis baigné dans des eaux qui sont actuellement visées par un avertissement?

Le fait de se baigner dans des eaux qui présentent une concentration de bactéries au-dessus des valeurs guides des Recommandations ne signifie pas que vous serez nécessairement malade, mais que vous courez un risque accru de l’être.

Les eaux contenant un taux élevé d’entérocoques ou d’E. coli peuvent entraîner chez les baigneurs une irritation ou une infection de la peau, la maladie des voies respiratoires supérieures et des troubles gastro-intestinaux.

Que devrais-je faire si je crois avoir contracté une maladie?

Vous pouvez tomber malade à la suite de l’exposition à des facteurs très divers dans votre milieu (contact avec d’autres personnes malades, des aliments contaminés, des endroits contaminés, et ainsi de suite). Cela dit, si vous manifestez des symptômes de diarrhée, de vomissement, de fièvre, de crampes abdominales ou d’éruption cutanée qui persistent, vous devriez consulter un professionnel de la santé.

Comment l’eau peut-elle être jugée propre à la baignade un jour et impropre le lendemain? Pourquoi la qualité de l’eau varie-t-elle ainsi?

Il est courant de trouver des bactéries E. coli et des entérocoques dans l’eau de surface et il est normal que leurs concentrations fluctuent. Certaines conditions environnementales, telle une chute de pluie, peuvent contribuer à influer sur la qualité de l’eau, de même que d’autres facteurs, dont le rejet d’eaux usées, les eaux pluviales d’orage, les déchets d’origine animale, et même les baigneurs eux-mêmes.

Pourquoi est-ce qu’un avis d’interdiction de baignade est émis en raison d’une chute de pluie?

De fortes précipitations entraînent une eau de ruissellement qui peut faire pénétrer dans le plan d’eau des bactéries venant du milieu environnant.

L’émission d’un avis préventif d’interdiction de baignade pendant une courte période après une chute de pluie constitue un moyen d’aider à réduire l’exposition des baigneurs à une contamination possible de l’eau par des bactéries.

Pourquoi une chute de pluie n’entraîne-t-elle pas un avis d’interdiction de baignade à la plage Murray comme c’est le cas à la plage Parlee?

Depuis 2001, des niveaux de précipitation dépassant 10 mm au cours d’une période de 24 heures exigent que la qualité de l’eau à la plage Parlee soit automatiquement évaluée comme « médiocre ». Cette évaluation était fondée sur des données de qualité d’eau disponibles dans le temps, selon lesquelles un lien était clairement établi entre de fortes précipitations et une mauvaise qualité de l’eau à la plage Parlee. Santé publique a jugé qu’il était important d’inclure cette information dans le nouveau Protocole de surveillance de la qualité de l'eau de la plage Parlee en vigueur à l’heure actuelle.

À la plage Murray, il n’y a pas suffisamment de preuves à l’heure actuelle pour confirmer que la qualité de l’eau est compromise après une chute de pluie à un niveau qui dépasse les valeurs de recommandation. Toutefois, cette année, des données sur les chutes de pluie seront recueillies à la plage Murray pendant la saison de baignade et seront évaluées pour déterminer s’il existe un lien avec la qualité de l’eau.

Pourquoi des échantillons d’eau sont-ils seulement prélevés trois fois par semaine à la plage Murray, tandis qu’à la plage Parlee, ils sont prélevés tous les jours?

Selon les Recommandations au sujet de la qualité des eaux utilisées à des fins récréatives au Canada, il faut surveiller la qualité de l’eau au moins une fois par semaine pendant la saison de baignade, et plus souvent pour les plages qui sont plus fréquentées. Parallèlement, selon certains scénarios, il se peut que la fréquence d’échantillonnage soit réduite. Étant donné que 350 000 personnes profitent de la plage Parlee chaque année, et que la qualité de l’eau est une source de préoccupation, une fréquence d’échantillonnage de sept jours par semaine est appropriée.

Conformément aux Recommandations au sujet de la qualité des eaux utilisées à des fins récréatives au Canada, une Enquête relative à la santé et à l’hygiène du milieu (ESHM) a été effectuée à la plage Murray. Les renseignements obtenus à la suite de l’ESHM ont été utilisés pour faire une évaluation des risques et élaborer le protocole actuel en matière d’échantillonnage et de surveillance.

Combien de temps faut-il pour faire analyser les échantillons d’eau?

Après le prélèvement des échantillons, il s’écoule environ 48 heures avant la réception des résultats. Il faut correctement étiqueter les échantillons, les emballer et les transporter au laboratoire. Une fois qu’ils ont été reçus au laboratoire, les échantillons doivent être enregistrés, préparés, et ensuite analysés. Les résultats sont ensuite consignés dans un document et transmis au Bureau du médecin hygiéniste en chef où ils sont interprétés.

Avec qui puis-je communiquer si j’ai des questions ou des préoccupations?

Si vous avez des questions ou des préoccupations au sujet de la surveillance ou de l’analyse de la qualité de l’eau des plages au Nouveau-Brunswick, veuillez communiquer avec le ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick.