FREDERICTON (GNB) – Le gouvernement provincial a présenté aujourd’hui, à l’Assemblée législative, des modifications à la Loi sur les ventes de tabac et de cigarettes électroniques, conformément à l’engagement pris dans le discours du Trône d’élaborer une stratégie de lutte contre le vapotage chez les jeunes.

Ces modifications visent à autoriser l’octroi de permis pour les boutiques de vapotage et à financer des campagnes de sensibilisation du public dans le but de réduire la consommation de substances, notamment par vapotage.

« La plupart du temps, le tabagisme commence à l’adolescence. Il est donc essentiel de prendre des mesures pour protéger les jeunes contre une dépendance à la nicotine qui durera toute leur vie », a dit la ministre de la Santé, Dorothy Shephard. « Nous devons agir maintenant. »

L’octroi d’un permis aux boutiques de vapotage permettra au gouvernement provincial d’effectuer des inspections, de mieux informer les détaillants, d’accroître leur responsabilité et de faciliter la communication avec eux en cas d’urgence sanitaire, comme un rappel de produit.

Les modifications entreraient en vigueur le 4 janvier 2022, mais les boutiques auraient jusqu’au 1er avril 2022 pour obtenir un permis. Cela donnerait suffisamment de temps pour communiquer avec ce secteur, travailler avec les détaillants qui ont besoin d’aide et harmoniser les dates de renouvellement des permis au début de l’exercice financier. Le permis coûtera 100 dollars par boutique. La province compte environ 40 boutiques de produits de vapotage.

De plus, le ministère de la Santé affecte des fonds à la sensibilisation du public au niveau de la prévention et de la protection afin de contribuer à réduire la consommation de toutes les substances, y compris par vapotage.

« Chaque fois que des modifications sont apportées à la législation, nous devons toujours mesurer les fardeaux potentiels par rapport au bien commun et à la santé du public, a dit Mme Shephard. Nous pensons que la sensibilisation et la sécurité des gens du Nouveau-Brunswick sont cruciales, et nous sommes heureux de la collaboration législative sur cet important dossier. »

La plupart des magasins, y compris les dépanneurs, les épiceries, les stations-service et les tabagies, détiennent actuellement un permis provincial et sont déjà inspectés pour la vente de tabac.