FREDERICTON (GNB) – Le gouvernement provincial améliore la viabilité de ses régimes publics d’assurance-médicaments en étendant l’utilisation des biosimilaires.

Les biosimilaires sont des versions très semblables de médicaments biologiques originaux et sont produits après l’expiration du brevet des originaux. Bien qu’il n’y ait pas de différence notable entre les biosimilaires et les médicaments originaux, les biosimilaires coûtent bien moins cher.

« Le Nouveau-Brunswick a été un chef de file en accordant aux résidents une couverture pour les nouveaux médicaments en temps opportun. Une plus grande utilisation des biosimilaires devrait se traduire par des économies de plus de 10 millions de dollars après la mise en œuvre complète, et ces économies augmenteront à mesure que plus de biosimilaires sont disponibles », a déclaré la ministre de la Santé, Dorothy Shephard. « Les biosimilaires se sont révélés aussi sûrs et efficaces que les médicaments biologiques. Les économies découlant d’une plus grande utilisation seront réinvesties pour appuyer la couverture de nouvelles thérapies et améliorer l’accès des patients à plus de médicaments. »

Les médicaments biologiques représentent certaines des plus grandes dépenses en médicaments de la province et leur coût ne cesse d’augmenter. En 2019-2020, les dépenses du gouvernement associées aux médicaments biologiques ont augmenté de 19 pour cent pour atteindre 63,8 millions de dollars. La même année, les médicaments biologiques constituaient 29,4 pour cent des coûts des médicaments, mais représentaient seulement 1,5 pour cent du nombre total d’ordonnances payées.

Cette initiative des biosimilaires suit les mêmes politiques mises en œuvre par la Colombie-Britannique et l’Alberta au cours des deux dernières années, où des dizaines de milliers de patients dans chaque province ont fait la transition sans danger à partir d’un médicament biologique de marque original vers un biosimilaire. La transition vers les biosimilaires a été menée à une grande échelle en Europe, où les pays ont eu plus de 15 années d’expérience avec les biosimilaires.

« L’initiative du gouvernement visant à augmenter l’utilisation des biosimilaires est logique, car c’est garanti que les économies ainsi réalisées resteront dans les régimes publics d’assurance-médicaments pour financer de nouveaux médicaments », a affirmé le gastro-entérologue à l’Hôpital régional Dr Everett Chalmers et professeur adjoint en clinique à la Dalhousie University et à la Memorial University, le Dr Mark MacMillan. « Les biosimilaires sont aussi sûrs et efficaces que les versions de marque originales comme l’ont démontré les expériences en Colombie-Britannique, en Alberta et en Europe. »

En consultation avec leur médecin, quelque 3000 bénéficiaires des régimes d’assurance-médicaments de la province qui vivent avec des maladies comme l’arthrite inflammatoire, la maladie inflammatoire chronique de l’intestin, le diabète et le psoriasis auront jusqu’au 30 novembre pour passer d’un médicament biologique de marque original à une version biosimilaire. Après cette date, les régimes n’offriront plus de couverture pour le médicament biologique de marque original. Une couverture exceptionnelle peut être demandée pour des patients dont les médecins déterminent qu’ils sont incapables de passer à un biosimilaire pour des raisons médicales.

Le ministère de la Santé a consulté un certain nombre d’intervenants sur le passage aux biosimilaires et a reçu l’appui de prescripteurs et de groupes de patients comme Arthritis Consumer Experts, Arthritis Research Canada, la Société de l’arthrite et la Fondation canadienne pour l’étude des maladies digestives.

« La transition vers un biosimilaire peut se dérouler en toute sécurité dans les bonnes conditions et améliorer l’accès au traitement, tout en produisant des économies qui peuvent être réinvesties dans des soins de santé élargis », a souligné la directrice générale de la Société de l’arthrite, région de l’Atlantique, Jone Mitchell. « La priorité de la Société de l’arthrite est de s’assurer que les personnes vivant avec l’arthrite ont accès aux traitements susceptibles de changer la vie des personnes et à l’information dont elles ont besoin. Nous appuyons l’initiative des biosimilaires du Nouveau-Brunswick annoncée aujourd’hui. Nous avons aussi hâte de travailler avec eux afin d’assurer une transition harmonieuse pour les patients et de mettre leurs besoins et leurs expériences au premier plan. »

Les régimes de la province procurent une assurance-médicaments subventionnée à environ 135 000 personnes. En 2019-2020, la province a investi environ 220 millions de dollars dans ces régimes d’assurance-médicaments.

De plus amples renseignements au sujet de l’initiative des biosimilaires sont disponibles en ligne.