FREDERICTON (GNB) – Plusieurs ministères ont répondu, aujourd’hui, aux récentes recommandations du Comité d’examen des décès d’enfants concernant le décès de trois enfants dont les familles étaient connues du ministère du Développement social.

Le comité est chargé d’examiner les décès d’enfants âgés de moins de 19 ans, y compris ceux dont le ministre du Développement social avait la garde juridique ou dont la famille avait été en contact avec le ministère du Développement social dans les 12 mois précédant le décès de l’enfant.

Le premier dossier examiné était celui d’un garçon âgé de 13 ans, décédé par asphyxie à la suite d’une compression du cou. Le coroner a conclu que le décès était accidentel. L’enfant était connu du ministère du Développement social par l’entremise du Programme d’accès et d’évaluation. Le comité a formulé la recommandation suivante en ce qui concerne ce cas :

  • Qu’un programme de sensibilisation soit mis en place ou qu’une séance d’information soit organisée à l’intention des élèves des niveaux intermédiaire et secondaire sur les dangers que présente le « jeu d’étranglement ». Cette question ne concerne pas uniquement la sécurité publique, mais aussi la santé. C’est pourquoi le comité recommande que des organismes comme les corps de police, le ministère de la Santé et le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance sensibilisent la population aux risques que comporte cette pratique dangereuse, par l’entremise de leurs programmes communautaires et scolaires.

Le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance a précisé que cette recommandation sera examinée par les personnes concernées afin de veiller à ce que le personnel scolaire et les élèves sachent que cette pratique est dangereuse. De façon générale, les programmes scolaires en matière de santé, tant dans le secteur francophone qu’anglophone, abordent la prise de décisions saines et les relations positives avec les pairs.

Le deuxième enfant était un garçon âgé de huit mois dont le décès a été attribué au syndrome de mort subite et inattendue chez les nourrissons. L’exposition ambiante à la fumée de tabac a également contribué au décès de l’enfant. Les parents de l’enfant étaient connus du ministère du Développement social. Le comité a formulé la recommandation suivante en ce qui concerne ce cas :

  • Que le gouvernement du Nouveau-Brunswick fournisse plus de renseignements concernant les dangers de la fumée du tabac et de la fumée secondaire aux parents et aux tuteurs chaque fois qu’un nouveau-né obtient son congé de l’hôpital.

Le ministre de la Santé a répondu que certaines mesures sont déjà en place afin de sensibiliser les parents aux dangers de la fumée de tabac.

Tous les parents du Nouveau-Brunswick reçoivent une série de livres intitulés Tendres soins : De la naissance à 6 mois; Tendres soins : De 6 à 12 mois; et Tendres soins : Parents et familles avant que leur nouveau-né obtienne son congé de l’hôpital. Dans chaque livre, une section aborde l’importance de maintenir un environnement sans fumée, à la maison et dans l’auto, pour la santé du bébé et de la famille.

Une évaluation de tous les nouveau-nés est effectuée par une infirmière de la santé publique avant qu’ils n’obtiennent leur congé de l’hôpital afin de déterminer leur priorité en vue d’être admis au programme Famille en santé, bébés en santé. Dans le cadre de cette évaluation, l’usage du tabac est examiné et discuté avec les parents. En fonction du résultat de l’évaluation, des visites intensives à domicile effectuées par des infirmières de la santé publique sont offertes aux enfants admissibles ainsi qu’à leur famille. L’usage du tabac par les parents a une incidence sur la priorité accordée à l’enfant en ce qui a trait à son admissibilité au programme.

L’objectif premier de Familles en santé, bébés en santé, pendant la période postnatale, est d’améliorer les perspectives pour les enfants qui sont plus susceptibles de connaître des retards de développement. Les résultats escomptés de ces services ciblés sont :

  • l’amélioration du développement et de la santé de l’enfant;
  • l’amélioration de la santé de la mère;
  • un engagement accru des familles à adopter un mode de vie sain; et
  • l’utilisation des services de soutien social et communautaire disponibles.

Le troisième enfant était un garçon âgé de deux ans qui s’est noyé. Il s’agissait d’un décès accidentel. L’enfant était connu du ministère du Développement social par l’entremise du Programme d’accès et d’évaluation. Le comité a formulé la recommandation suivante en ce qui concerne ce cas :

  • Que le ministre de l’Environnement et des Gouvernements locaux, dans le but de limiter l’accès des enfants aux piscines extérieures, adopte des mesures législatives pour exiger que des clôtures d’au moins quatre pieds (1,22 mètre) se fermant et se verrouillant automatiquement soient installées des quatre côtés de toute nouvelle piscine creusée, hors terre et gonflable et que des mesures d’amélioration soient prises afin que les piscines creusées, hors terre et gonflables existantes répondent aussi à cette exigence.

Le ministre de l’Environnement et des Gouvernements locaux indique que les exigences recommandées par le comité sont déjà prévues dans le Règlement du Nouveau-Brunswick 81-126 pris en vertu de la Loi sur l’urbanisme, et appelé le Règlement provincial sur la construction. Ce règlement s’applique aux districts de services locaux et aux gouvernements locaux qui n’ont pas adopté de règlement de construction.

Le ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux s’engage à inciter les gouvernements locaux à examiner la possibilité de créer des mesures législatives, tel que recommandé, et à étudier les règlements qui sont actuellement en place.

Le Comité d’examen des décès d’enfants fournit des conseils au Bureau du coroner en chef du ministère de la Sécurité publique.