FREDERICTON (GNB) – Le ministère de la Justice et de la Sécurité publique célèbre un anniversaire important dans le cadre de la Semaine des victimes et survivants d’actes criminels, qui a lieu du 27 mai au 2 juin. Il y a 35 ans, le Nouveau-Brunswick est devenu l’une des premières administrations au Canada à établir un programme des services aux victimes.

Créé en 1983 dans le cadre d’un projet pilote financé en partenariat avec Justice Canada, le Programme des services aux victimes a étendu ses activités à l’ensemble de la province. Le programme compte 13 bureaux répartis dans cinq régions, ainsi que 22 coordonnateurs des services aux victimes qui offrent du soutien aux victimes qui naviguent dans le système de justice pénale.

Au fil des ans, le programme a évolué en fonction des mesures législatives, dans le but d’améliorer les services et leur prestation. Plus récemment, la Loi sur la Charte des droits des victimes de 2015 visait à améliorer et à solidifier les droits des victimes de crime à l’information, à la protection, à la participation, au dédommagement et au dépôt de plaintes. Le programme a intégré ces principes dans la prestation de ses services.

« Mettre l’accent sur les droits des victimes est une grande priorité pour le Nouveau-Brunswick », a déclaré le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Denis Landry. « Nous reconnaissons que les crimes nuisent à l’ensemble de la communauté et que ce sont les victimes qui en souffrent le plus. Elles ont des droits spéciaux qui doivent être protégés. »

Les services aux victimes sont à la disposition de toutes les victimes d’actes criminels au Nouveau-Brunswick. Depuis que le gouvernement fédéral a mis en place la Charte canadienne des droits des victimes, en 2015, le Programme des services aux victimes du Nouveau-Brunswick reçoit en moyenne 5465 aiguillages par année. Ces personnes peuvent accéder à une vaste gamme de services par l’entremise du programme, depuis les renseignements de base au sujet du processus de justice pénale jusqu’à de l’aide pour préparer les déclarations de la victime et les demandes d’indemnisation.

Voici certains des services offerts :

Accès à l’information

Le personnel des Services aux victimes aide les victimes à comprendre leurs droits et les étapes du processus de justice pénale. Pour ce faire, on leur explique les procédures du tribunal et le rôle des responsables; on leur donne de l’information sur les ordonnances de non-publication et les aides au témoignage, au besoin; on leur offre une aide quant à la rédaction de déclarations sur les répercussions du crime; et on leur fournit de l’information sur les peines imposées.

Le personnel aide aussi les victimes à avoir accès à des services, tels que le remboursement des dépenses engagées en tant que témoin, si elles sont appelées à témoigner.

Une fois le processus judiciaire terminé, le personnel peut fournir aux victimes des services de suivi afin de vérifier si d’autres renseignements ou services sont requis. Il peut s’agir, notamment, de fournir de l’information sur les moyens de se renseigner au sujet des contrevenants condamnés à une peine d’emprisonnement.

Counseling

Il est fréquent que les victimes soient aux prises avec des difficultés émotionnelles ou de l’anxiété à la suite d’un crime. Le personnel des Services aux victimes peut recommander aux victimes admissibles d’obtenir des services de counseling auprès d’un thérapeute autorisé de leur choix.

Le counseling de soutien devant le tribunal aide les victimes traumatisées ou anxieuses à préparer les éléments de preuve ou à témoigner devant le tribunal.

Des services de counseling à court terme sont disponibles dans le cadre du Programme d’indemnisation des victimes d’actes criminels afin d’aider les personnes qui ont des séquelles psychologiques à la suite d’un crime violent.

Préparation de la comparution et soutien devant le tribunal

Les Services aux victimes offrent des programmes visant à soutenir les victimes qui se préparent à comparaître, particulièrement les personnes vulnérables. Les membres du personnel ou les bénévoles expliqueront ce qu’on attend de la victime quand elle témoignera, ils lui feront visiter la salle du tribunal avant le procès, et ils détermineront tout besoin spécial dont la victime pourrait avoir besoin si elle doit agir comme témoin.

Le personnel ou les bénévoles peuvent aussi accompagner les victimes au tribunal, se tenir près d’elles durant leur témoignage, et fournir un soutien émotionnel général.

Les Services aux victimes peuvent également aider à obtenir des aides au témoignage, tels que des écrans ou des ordonnances de non-publication.

Recours pour les victimes

Les victimes qui ont subi des pertes personnelles ou des blessures résultant directement d’un crime peuvent être admissibles au Programme d’indemnisation des victimes d’actes criminels. Ces indemnités pourraient aider à assumer des dépenses comme les soins médicaux, les soins dentaires, les services de physiothérapie, les funérailles ou les services de garde pour enfants qui ne sont pas couvertes par d’autres sources. Le personnel des Services aux victimes peut aider à déterminer l’admissibilité de la victime à cet égard.

Le personnel peut également donner des conseils aux victimes lorsqu’elles demandent un dédommagement au contrevenant. Le dédommagement est un paiement que le contrevenant effectue pour compenser les pertes financières subies par des victimes en conséquence du crime.

Le personnel peut aussi discuter d’autres programmes d’indemnisation.

De plus amples renseignements sont disponibles sur le site Web des Services aux victimes.