FREDERICTON (GNB) – Un examen approfondi du Régime médicaments du Nouveau-Brunswick sera mené et l’exigence obligatoire selon laquelle les Néo-Brunswickois doivent avoir une assurance pour les médicaments sur ordonnance sera éliminée, en vertu d’un projet de loi présenté, aujourd’hui, à l’Assemblée législative.

« Notre gouvernement s’est engagée à examiner le Régime médicaments du Nouveau-Brunswick pour veiller à ce que les coûts qui y sont assortis soient raisonnables, qu’il offre une couverture suffisante et que les employeurs ne soient pas obligés d’y cotiser », a déclaré le ministre de la Santé, Victor Boudreau. « Notre gouvernement offrira aussi un allégement de la cotisation aux personnes à faible revenu pour veiller à ce que les primes soient justes et raisonnables pour toutes les personnes qui décident de cotiser au Régime médicaments du Nouveau-Brunswick. »

M. Boudreau a présenté des modifications à la Loi sur l’assurance médicaments sur ordonnance et médicaments onéreux qui permettront au gouvernement d’éliminer l’exigence obligatoire selon laquelle les Néo-Brunswickois doivent avoir une assurance pour les médicaments sur ordonnance, dont l’entrée en vigueur était prévue le 1er avril 2015. Le gouvernement créera également deux nouvelles primes pour les personnes à faible revenu qui cotisent au Régime médicaments du Nouveau-Brunswick.

« Il s’agit d’une solution temporaire, a dit M. Boudreau. L’adhésion au Régime médicaments du Nouveau-Brunswick continuera d’être volontaire jusqu’à ce qu’un examen approfondi soit effectué. De plus, nous n’avons pas l’intention d’exiger une contribution des employeurs. »

Le régime d’assurance-médicaments volontaire modifié demeurera un modèle fondé sur les primes et les quotes-parts qui varieront en fonction du revenu. Le pourcentage de la quote-part demeurera à 30 pour cent, mais la quote-part maximale par ordonnance variera de 5 $ à 30 $ selon le revenu. Les montants des primes et des quotes-parts sont précisés dans un tableau qui est disponible en ligne.

« À l’heure actuelle, les familles qui gagnent près de 50 000 dollars doivent payer des primes d’environ 1400 dollars par an par adulte, a dit M. Boudreau. Si vous êtes en parfaite santé et que vous travaillez pour joindre les deux bouts, cela aurait une incidence considérable. Nous estimons que nous ne pouvions pas rendre ces coûts obligatoires, et la modification que je présente aujourd’hui élimine cette possibilité. »

Le ministère de la Santé entreprendra un processus de renouvellement de l’engagement des intervenants en 2015 afin de solliciter leur avis sur les solutions potentielles pour créer un régime d’assurance-médicaments parrainé par le gouvernement ainsi que pour étudier la possibilité de collaborer avec d’autres provinces de l’Atlantique à un régime d’assurance-médicaments régional.