
Menacé d’extinction
Pousse sur les berges régulièrement inondées de deux fleuves.

Menacé d’extinction
Pousse sur les berges régulièrement inondées de deux fleuves.
L’aster d’Anticosti porte des fleurs bleues éclatantes, semblables à celles d’un grand nombre d’asters communs. On l’identifie surtout par ses feuilles longues et étroites qui se courbent en forme d’arc. Comme pour tous les asters, ce que nous croyons être les pétales est en fait un regroupement de fleurs ligulées disposées autour d’un centre composé de fleurs tubulées, qui a souvent l’apparence d’un petit bouton. Ainsi, on croit voir une seule fleur alors qu'il s’agit en fait de nombreuses fleurs minuscules formant une même inflorescence. L’aster d’Anticosti est une plante pluriannuelle; elle vit donc plus de deux ans. Les fleurs s’épanouissent de la mi-juillet jusqu’aux premiers gels de fin d’été ou d’automne.
L’aster d’Anticosti colonise les bancs de gravier régulièrement inondés des rivières à volume et à débit importants, dans des régions au sol fertile. Cette plante peut pousser en touffes denses, et il est souvent difficile de la distinguer des autres variétés d’asters. L’aster d’Anticosti ressemble notamment à l’aster de la Nouvelle-Belgique, plus commun, et son croisement avec cette espèce a été observé. De bonnes pratiques de gestion du littoral, et en particulier le maintien de la végétation naturelle, sont un moyen simple et efficace de protéger cette espèce.
L’aster d’Anticosti est considéré endémique dans notre région. Endémique se dit d’une espèce qui est indigène ou confinée dans une région déterminée. Au Nouveau-Brunswick, l’aster d’Anticosti pousse le long de la rivière Restigouche et du cours supérieur du fleuve Saint Jean. À l’extérieur du Nouveau-Brunswick, on le retrouve exclusivement dans le sud-est du Québec et au Maine.