FREDERICTON (GNB) – La présidente de la Commission des droits de la personne du Nouveau-Brunswick, Claire Roussel-Sullivan, a fait la déclaration suivante aujourd’hui afin de souligner la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation :

En ce 30 septembre, le Canada et le Nouveau-Brunswick commémorent la première Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. C’est un jour pour rendre hommage aux victimes et aux survivants du système des pensionnats autochtones et reconnaître ses séquelles continues sur les familles et les communautés des Premières Nations.

Cette année, nous pleurons la découverte de milliers de tombes anonymes sur l’emplacement de pensionnats partout au Canada. Que cela nous rappelle le système particulièrement néfaste qui a séparé de force les enfants autochtones de leurs familles, les a forcés à s’assimiler à la culture occidentale par la violence et a causé de grandes souffrances aux communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis pendant des décennies.

Bien que les pensionnats aient fermé leurs portes, leur héritage colonial perdure, alors que les communautés des Premières Nations connaissent des taux d’incarcération et de pauvreté plus élevés, un niveau de scolarité plus faible, des taux de suicide plus élevés, des conditions de logement inadéquates, l’insécurité alimentaire et des taux d’espérance de vie plus faibles. Les femmes des Premières Nations sont également trois fois plus susceptibles d’être tuées par un étranger que les femmes non autochtones et sont plus souvent victimes de violence conjugale.

Au-delà de la commémoration de la journée du 30 septembre et du chagrin lié à ce moment douloureux de l’histoire du Canada, j’invite tous les gens du Nouveau-Brunswick à réfléchir et à s’informer sur les traumatismes intergénérationnels dans les communautés autochtones et sur l’héritage colonial des pensionnats. Afin de véritablement nous réconcilier avec les communautés des Premières Nations, nous devons faire le premier pas vers la reconnaissance de notre passé douloureux et suivre l’exemple des communautés autochtones pour ouvrir la voie à la guérison et au changement dans notre société.

Les anciens élèves des pensionnats peuvent composer le 1-866-925-4419 pour obtenir des services d’orientation en cas de crise émotionnelle ainsi que des renseignements sur d’autres services de soutien en santé du gouvernement du Canada. Les Autochtones dans tout le Canada peuvent également appeler la Ligne d’écoute d’espoir pour le mieux-être 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 pour obtenir des services de consultation et d’intervention en cas de crise.