Gouvernement du Nouveau-Brunswick

L’éclosion de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) pourrait être stressante pour les personnes et les collectivités. La crainte et l’anxiété au sujet d’une maladie peuvent être accablantes et susciter de fortes émotions chez les adultes et les enfants.

Jeunesse, J’écoute  - Textez le mot PARLEZ au 686868 ou composez le 1-800-668-6868 pour jaser avec un Répondant aux crises bénévole, 24 heures par jour, sept jours par semaine.

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C’est naturel d’éprouver du stress, de l’anxiété, de la peine et des inquiétudes durant et après une situation stressante. Personne ne réagit de la même façon, et vos propres sentiments changeront avec le temps. Remarquez et acceptez comment vous vous sentez. Si vous prenez soin de votre santé émotionnelle durant l’éclosion d’une maladie, cela vous aidera à penser clairement et à vous protéger, vous et votre famille. Prendre soin de soi durant une situation stressante vous aidera dans votre guérison à long terme.

Parmi les réactions durant l’éclosion d’une maladie, mentionnons :

  • Les craintes et les inquiétudes au sujet de votre état de santé et de celui de vos proches qui pourraient avoir été exposés à la COVID-19.
  • Les changements dans les habitudes de sommeil ou les habitudes alimentaires.
  • Les difficultés à dormir ou à se concentrer.
  • L’aggravation des problèmes de santé chroniques.
  • Une consommation accrue d’alcool, de tabac ou d’autres drogues.

Si vous composez avec ces sentiments et obtenez l’aide dont vous avez besoin, cela vous aidera, vous et votre collectivité, à vous rétablir de l’éclosion d’une maladie.

Les personnes ayant des problèmes de santé mentale préexistants devraient poursuivre leur plan de traitement durant une urgence et rester à l’affût de tout nouveau symptôme. Si vous vivez des réactions de stress en raison de la pandémie de COVID-19 pendant plusieurs jours consécutifs et que vous êtes incapable de vous occuper de vos responsabilités habituelles en raison de ces réactions, contactez votre fournisseur de soins de santé ou le centre de traitement des dépendances et de santé mentale de votre région (les coordonnées se trouvent ci-dessous). 

 

Traitement des dépendances et de la Santé mentale

Mesures à prendre pour vous aider :

  • Prenez soin de votre corps – Essayez de manger des repas équilibrés et sains, de faire de l’exercice régulièrement et de dormir suffisamment. Évitez l’alcool et d’autres drogues.
  • Prenez des pauses – Respirez profondément, étirez-vous ou méditez. Prenez le temps de vous détendre et rappelez-vous que des sentiments aussi intenses passeront. Essayez de faire des activités que vous aimez habituellement. Gardez espoir et maintenez une attitude positive.
  • Entrez en contact avec les autres – Dites ce qui vous préoccupe et ce que vous éprouvez à un ami ou à un membre de la famille. Entretenez des relations saines.

·         Restez au courant – Lorsque vous avez l’impression de manquer d’information, vous pourriez éprouver plus de stress ou de nervosité. Regardez, écoutez ou lisez les nouvelles pour obtenir des mises à jour des autorités. Prenez conscience du risque de rumeurs en cas de crise, surtout dans les médias sociaux. Vérifiez toujours vos sources et consultez des sources d’information fiables comme les responsables de la santé publique.

  • Évitez une trop grande exposition à la couverture médiatique de la COVID-19 – Accordez-vous des moments de répit au lieu de regarder, de lire ou d’écouter les reportages. Cela peut déranger d’entendre parler de la crise et de voir des images sans cesse. Essayez de vous livrer à des activités agréables et de retourner à une vie normale autant que possible et vérifiez s’il y a des mises à jour entre les pauses.
  • Demandez de l’aide au besoin – Si vous avez des réactions de stress (sentiments ou comportements) en réponse à l’éclosion de COVID-19 pendant plusieurs jours d’affilée et qu’elles vous empêchent d’assumer vos responsabilités courantes, communiquez avec votre fournisseur de soins de santé ou votre centre local de traitement des dépendances et de santé mentale.
    • Usage de substances et COVID-19 – Le CCDUS est l’incontournable au Canada pour trouver de l’information fiable sur l’usage de substances et la COVID-19.


Pour obtenir des renseignements sur la façon de prendre soin de votre santé émotionnelle pendant cette période stressante, consultez ces sources :

Centre communautaire de traitement des dépendances et de santé mentale

 

 

Centre communautaire de traitement des
dépendances et de santé mentale

Numéro de téléphone

Bathurst

(506) 547-2110

Restigouche

(506) 789-2440

Caraquet

(506) 726-2030

Edmundston

(506) 735-2070

Fredericton

(506) 453-2132

Grand-Sault

(506) 475-2440

Grand Manan

(506) 662-7023

Kedgwick

(506) 284-3431

Miramichi

(506) 778-6111

Moncton

(506) 856-2444

Perth-Andover

(506) 273-4701

Richibucto

(506) 523-7620

Sackville

(506) 856-2444

Saint-Jean

(506) 658-3737

Shediac

(506) 533-3354

Shippagan

(506) 336-3367

St. Stephen

(506) 466-7380

St. George

(506) 755-4044

Sussex

(506) 432-2090

Woodstock

(506) 325-4419

Tracadie-Sheila

(506) 394-3760

La Consommation d’alcool en temps de pandémie

La distanciation sociale peut s’avérer très difficile. Il se peut que vous ne soyez pas en mesure d’avoir des liens physiques avec vos proches qui ne partagent pas votre domicile à l’heure actuelle. Cette situation peut exacerber les sentiments d’isolement, d’anxiété ou de dépression. Lorsqu’une personne vit trop de stress, elle peut avoir l’impression de perdre le contrôle, s’inquiéter de façon excessive et ressentir d’autres émotions négatives, ce qui peut faire augmenter les envies intenses et la consommation d’alcool et de drogues. Pour maintenir une bonne santé mentale tout au long de la pandémie, il faut bien gérer son stress et son anxiété. 

Tâchez de voir si votre consommation d’alcool augmente, ce qui peut se produire lorsqu’on se sent isolé ou anxieux. Il est important de ne pas oublier les directives de consommation d’alcool à faible risque du Canada. Restez à l’écoute de vos sentiments. Pour vous aider, pensez à ceci : « HALT », quand vous avez faim, êtes en colère, vous sentez seul ou êtes fatigué ». L’acronyme anglais « HALT », qui correspond aux mots « hungry » (avoir faim), « angry » (être en colère), « lonely » (se sentir seul) et « tired » (être fatigué), est un bon moyen de se souvenir qu’il faut s’arrêter et prendre le temps d’évaluer son état mental, car la faim, la colère, la solitude et la fatigue peuvent exacerber les envies intenses en période de grands stress et d’anxiété.

Faites-vous un devoir de communiquer avec vos amis et votre famille par téléphone, par vidéoconférence ou par messagerie texte pour obtenir leur soutien. Vous pouvez remplacer l’alcool par des activités saines, comme faire des tâches ménagères que vous reportez depuis longtemps, prendre le temps de lire un livre, préparer de bons repas ou pratiquer de nouvelles activités, comme le conditionnement physique ou la méditation. 

Les personnes qui sont en rétablissement doivent rester en contact avec leur conseiller en traitement des dépendances et en santé mentale et se présenter à tous leurs rendez-vous. Elles ne doivent pas reporter leur rendez-vous d’ici à ce que la pandémie se termine. Tous les services de traitement des dépendances et de santé mentale de la province sont ouverts. Votre médecin est peut-être même en mesure de vous offrir des consultations par téléphone ou par vidéoconférence.

Chagrin et deuil pendant la crise de la COVID-19

La crise de la COVID-19 a des répercussions importantes sur la réaction normale au chagrin et au deuil. La perte d’un être cher est très difficile. La perte d’un être cher lors d’une période de changements et de limitations jamais connus auparavant peut sembler insurmontable. La pandémie mondiale de COVID-19 a perturbé le processus de deuil pour de nombreuses personnes au Nouveau-Brunswick. Les personnes qui ont perdu un être cher doivent également faire face à des restrictions portant sur les déplacements et le nombre de personnes qui peuvent se réunir ainsi qu’à l’isolement, ce qui les tient à l’écart de leur famille et de leurs amis lorsqu’elles en ont le plus besoin.

Étapes pour vous aider, vous et votre famille, à vous rétablir

Alors que le reste du monde semble avoir été mis sur pause pour essayer de contrôler les répercussions de la COVID-19, si vous avez récemment subi la perte d’un être cher, votre chagrin peut sembler encore plus grand. Le chagrin et la douleur ne disparaissent pas simplement parce que presque tout est fermé et que l’on nous dit de maintenir une distance sociale. En fait, le deuil peut être aggravé lorsque le monde est dans un état de panique. Heureusement, tout comme le deuil ne fait pas de pause, la guérison ne fait pas de pause non plus. Et vous n’êtes pas seul dans votre deuil.

Voici quelques conseils pour vous aider, vous et votre famille, à vous rétablir pendant cette période de deuil :

  • Prenez soin de votre santé physique

Le deuil représente un défi pour notre corps, car il perturbe notre sommeil, diminue (ou augmente) notre appétit et est source de douleur. Le deuil peut freiner notre motivation à faire de l’exercice et nous amener à négliger notre hygiène personnelle. Il est important d’améliorer et de maintenir son bien-être physique par petites étapes.

  • Mangez de petites quantités d’aliments sains plus fréquemment;
  • Prenez une tasse de thé chaud ou votre boisson non alcoolisée préférée;
  • Prenez un bain chaud;
  • Allez vous promener en plein air;
  • Reposez-vous lorsque vous êtes fatigué;
  • Couchez-vous à des heures régulières, mais ne vous inquiétez pas si vous n’arrivez pas à vous endormir;
  • Permettez-vous de pleurer.

  •  Prenez soin de votre santé émotionnelle

Le deuil est une étape importante du processus de guérison après une perte. Les émotions doivent être ressenties afin de pouvoir guérir. Mais on ne peut pas guérir d’un seul coup. Nous devons rythmer notre deuil. En général, les gens trouvent des moyens de se distraire lorsque la douleur est écrasante. Cependant, c’est beaucoup plus difficile à faire lorsque presque tout est fermé et que l’on doit rester à la maison. Une stratégie que suggère la Dre Darcy Harris consiste à créer un « tiroir ou une boîte pour le deuil ». Il s’agit de remplir un tiroir ou une boîte avec des souvenirs de votre proche (photos, vêtements, objets personnels, etc.). Chaque fois que vous vous sentez prêt à faire le travail de deuil, ouvrez ce tiroir ou cette boîte et passez une période de temps préétablie avec ces objets (vous en choisissez la durée). Cette période de temps vous permet de faire votre deuil ouvertement. Une fois qu’elle est écoulée, fermez le tiroir ou la boîte jusqu’à la prochaine fois où vous ressentirez le besoin de faire votre deuil ouvertement. Ensuite, passez à autre chose (allez vous promener, regardez un film, appelez un ami).

  • Prenez soin de votre santé cognitive

Le deuil peut nous donner l’impression que notre cerveau est embrouillé. Les gens se plaignent souvent de problèmes de mémoire et de difficultés à rester concentrés. C’est une façon naturelle pour le cerveau de nous protéger en nous empêchant d’être submergés. Cela peut être encore plus compliqué alors que la crise de la COVID-19 bouleverse les routines et les structures habituelles. Soyez bienveillant envers vous-même en ce moment. Utilisez des listes pour vous souvenir de vos engagements et de vos responsabilités. Dites non à ce qui vous oppresse en ce moment. Et offrez-vous un peu de répit par rapport aux exigences habituelles de la vie.

  • Prenez soin de votre mieux-être social

Les humains sont des êtres sociaux, mais nous devons actuellement pratiquer la distanciation physique. Même s’il n’est pas possible d’être physiquement disponibles les uns pour les autres, nous devons malgré tout trouver des façons d’obtenir du soutien. Les appels vidéo et téléphoniques, les courriels, les messages texte et les lettres sont des moyens de se rapprocher et de satisfaire notre besoin d’être entourés socialement. N’ayez pas peur de communiquer avec vos amis et vos connaissances. Vous serez peut-être agréablement surpris d’entendre la joie dans la voix d’amis qui ne savent pas comment prendre contact avec vous en cette période de deuil.

  • Prenez soin de votre santé spirituelle

Maintenir sa santé spirituelle, c’est s’occuper des besoins de son âme. Il ne s’agit pas nécessairement de religion (bien que cela puisse être le cas). Le deuil nous pousse souvent à réfléchir au sens de la vie et à d’autres questions existentielles. Nous pouvons douter de notre foi ou perdre l’espoir d’un avenir heureux. Cela est encore aggravé par l’anxiété que cause la situation entourant la COVID-19. Encore une fois, il est important de rester bienveillant et compatissant avec soi-même et de penser aux suggestions suivantes :

  • Tenir un journal
  • Méditer
  • Prier
  • Obtenir du soutien auprès de personnes de confiance qui vous comprennent (amis, clergé, etc.)
  • Discuter de choses « normales »; ne pas toujours parler de la COVID-19
  • Parler de la personne que vous avez perdue
  • Parlez des choses auxquelles vous avez hâte à l’avenir

N’oubliez pas que la guérison prend du temps, soyez patient avec vous-même et votre cheminement

Changements touchant les funérailles, les enterrements et les rassemblements traditionnels qui font partie du processus de deuil

En plus du deuil ordinaire que vivent les personnes endeuillées, les restrictions en place en raison de la COVID-19 ont d’importantes répercussions sur ceux qui perdent un être cher. Les restrictions sur les visites ou les déplacements ne permettent pas à certains d’accompagner la personne mourante à son domicile, à l’hôpital ou dans un foyer de soins. L’obligation de modifier ou d’annuler les funérailles, les enterrements et les rassemblements qui font partie du processus de deuil traditionnel ajoute du traumatisme et une autre dimension au processus de deuil. Il est important pour vous et votre famille de trouver comment répondre à vos besoins en matière de deuil et d’honorer la personne décédée tout en effectuant les ajustements nécessaires pour assurer la sécurité de tous.

  • Passer du temps auprès du corps d’un être cher

Passer du temps auprès du corps d’un proche décédé avant l’incinération ou l’inhumation peut aider les personnes en deuil à prendre véritablement et pleinement conscience de la réalité du décès. C’est aussi une dernière occasion de dire au revoir. Si des restrictions vous ont empêché d’être avec la personne mourante avant son décès, il peut être utile de passer du temps auprès de son corps au salon funéraire si vous en avez la possibilité (vérifiez auprès du salon funéraire).

  • Essayez d’organiser un premier service funèbre rapidement

Les funérailles offrent aux personnes en deuil l’occasion d’exprimer extérieurement leurs sentiments et leurs émotions à l’égard de leurs proches et les aident à entreprendre un cheminement de deuil sain. Tout ce qui retarde les funérailles retarde également le processus naturel de guérison. Il est donc utile d’organiser un service peu après le décès dans la mesure du possible. Envisagez d’organiser un court service funèbre maintenant en présence des personnes en deuil les plus proches (en suivant les directives sur la distanciation physique), suivi d’un service commémoratif plus important ultérieurement.

  • Songez à organiser une petite cérémonie où que vous soyez

Si vous ne pouvez pas être près de la personne décédée, organiser une petite cérémonie où que vous soyez à ce moment est tout de même utile et favorise la guérison. Rassemblez simplement quelques amis proches ou membres de la famille, exposez des photos du défunt, allumez une bougie, dites une prière ou lisez à voix haute un texte pertinent à vos yeux, jouez de la musique si vous le souhaitez et échangez des pensées et des souvenirs.

  • Utilisez la technologie pour favoriser le rapprochement et la participation

Lorsque nous vivons une grande perte, nous voulons nous rapprocher des personnes que l’on aime. Si la pandémie rend cela impossible, la meilleure chose à faire est d’utiliser la technologie pour communiquer avec les personnes qui vous sont chères afin de partager la nouvelle du décès, de se soutenir mutuellement et de planifier les funérailles. Les appels vidéo et téléphoniques, les courriels, les messages texte, les médias sociaux et les lettres manuscrites sont toutes des solutions efficaces. 

La technologie peut et doit également être utilisée pour élargir l’accès au service funéraire lui-même. Les services peuvent être diffusés en direct ou enregistrés et mis en ligne ultérieurement. Les notices nécrologiques, les livres de visiteurs et les hommages sous forme de vidéo peuvent être mis en ligne. Les personnes endeuillées peuvent se filmer lorsqu’elles parlent de la personne décédée ou expriment leurs condoléances. Elles peuvent également s’enregistrer alors qu’elles récitent un poème, jouent un hymne avec un instrument ou chantent une chanson appropriée. Les médias sociaux sont aussi très efficaces pour renseigner tout le monde et permettre aux amis et aux membres de la famille éloignés de se soutenir mutuellement. Le recours à la technologie est également un bon moyen de faire participer d’autres personnes à la planification des funérailles.

  • Prévoyez une réception ou un service plus important lorsque les restrictions liées à la pandémie auront été levées

Même si vous devez retarder une plus grande réunion publique pour le moment, ceux qui veulent vous soutenir seront heureux d’y assister dans quelques mois. Il n’y a aucune limite de temps. Tout le monde comprend que la pandémie change tout.

Comment soutenir les personnes en deuil

Compte tenu de ces répercussions sur les funérailles, les enterrements, les rassemblements et autres célébrations de la vie, il est important que la famille élargie, les amis et la collectivité demeurent mobilisés afin de réconforter les personnes endeuillées d’autres manières. Voici une liste de possibilités pour maintenir le contact avec les familles en deuil et leur fournir un soutien :

  • Téléphonez à un ami pour prendre des nouvelles
  • Utilisez FaceTime, Skype ou Zoom pour voir les membres de votre famille ou vos amis et discuter, prendre des nouvelles et montrer que vous êtes disponible
  • Envoyez un message texte ou un courriel pour apporter un soutien et exprimer vos condoléances
  • Écrivez une carte, un message ou une note de condoléances
  • Envoyez un don ou un mets approprié en condoléances
  • Plantez un arbre en mémoire du défunt et envoyez une note
  • Faites un don au nom du défunt à l’un des nombreux organismes de bienfaisance dans le besoin en ce moment

Pour les enfants et les jeunes

Nous savons que la COVID-19 occupe probablement vos pensées. Tout le monde en parle et s’inquiète. Toutes vos activités préférées sont annulées et vos endroits favoris sont fermés. Comment devez-vous gérer cette situation? Voici quelques conseils :

1. Demeurez actifs

Il est important de faire 30 minutes d’activité physique, tant pour votre santé physique que mentale. Vous pourriez prendre une marche, faire des étirements ou du yoga, jouer à des jeux vidéos actifs ou danser. Peu importe l’activité choisie, l’important, c’est de bouger. Faites quelque chose que vous aimez faire ou essayez quelque chose de nouveau. Fixez-vous un nouvel objectif, comme faire 10 pompes avec extension des bras, vous toucher les orteils sans plier les genoux ou apprendre un nouveau numéro de danse. Partagez votre objectif avec les autres et affichez des photos ou des mises à jour de vos progrès pour que les autres puissent vous encourager.

2. Amusez-vous

Faites des choses qui vous apportent du bien-être Vous pourriez aller jouer dehors ou lire un livre à l’intérieur. Faites preuve de créativité et confectionnez un objet d’artisanat. Dessinez, rédigez ou faites de la musique. Ce sont là toutes des choses qui vous permettront de mieux vous sentir et de relaxer. Vous pourriez même trouver des choses amusantes en ligne qui vous permettraient de continuer à faire des activités que vous aimez. Par exemple, des compagnies de danse commencent à offrir gratuitement des cours de danse en direct en ligne. De plus, des musiciens diffusent des concerts en direct. Une foule de choses à découvrir!

3. Conservez votre routine

Même si vous ne pouvez aller nulle part en raison de la fermeture de l’école et l’annulation de certaines activités, il est important de conserver un semblant de routine. Les jours de semaine, portez des vêtements que vous porteriez habituellement le jour. Réservez les pyjamas pour la fin de semaine. Établissez un horaire chaque jour, y incorporant l’activité physique, l’apprentissage, le plaisir, la prise de contact avec les amis et la famille et un moment de tranquillité. Si vous avez besoin d’aide, consultez le site https://mommyhood101.com/daily-schedule-for-kids (anglais seulement) pour des suggestions. Il est aussi très important de bien dormir, de faire de l’exercice et de manger des aliments sains tous les jours.

4. Faites travailler votre cerveau

La fermeture des écoles ne signifie pas que vous devez cesser d’apprendre. Faites des activités d’apprentissage quelconques tous les jours de semaine. Il se pourrait que vos enseignants vous envoient des devoirs que vous pourriez faire ou vous pouvez trouver des activités d’apprentissage. Par exemple, l’académie Khan offre gratuitement des activités d’apprentissage amusantes en ligne pour les enfants. Consultez le site de l’académie à l’adresse www.khanacademy.org (anglais seulement).

5. Essayez de rester calme

Il est tout à fait normal de s’inquiéter de la COVID-19 ou d’être triste en raison des répercussions que ce virus a sur votre vie. Apprenez comment maîtriser vos sentiments en consultant le site Jeunesse, J’écoute à l’adresse www.jeunessejecoute.ca.

Si vous croyez que vous être trop stressé et que vous pourriez avoir besoin d’aide, vous pouvez :

1.      parler à vos parents ou à un autre adulte en qui vous avez confiance;

2.      communiquer avec Jeunesse, J’écoute pour obtenir de l’aide :

a.      consultez le site Web à l'adresse www.jeunessejecoute.ca;

b.      envoyez le message texte PARLER au 686868 pour jaser avec un intervenant bénévole en cas de crise, disponible 24 heures par jour, sept jours sur sept;

c.       composez le 1-800-668-6868.

6. Restez en contact

Même si on nous demande à tous de rester à distance les uns des autres, cela ne signifie pas que vous ne pouvez pas communiquer avec votre famille et vos amis. De fait, il est très important pour votre santé mentale de rester en contact avec ces personnes. Utilisez la technologie pour vous aider à les contacter régulièrement. Utilisez le téléphone, les médias sociaux, FaceTime, WhatsApp, etc. Tout ce qui fonctionne pour vous et votre famille peut être employé. Vous pourriez même apprendre à l’un de vos grands-parents à utiliser ces moyens de communication pour qu’ils puissent rester en contact!

7. Aider autour de soi

Le fait de savoir que votre famille a un plan peut vous aider à vous sentir plus en sécurité. Parlez à vos proches des plans qu’ils mettent en place pour rester le plus en sécurité possible. Demandez-leur si vous pouvez faire quelque chose pour les aider. Ils pourraient vous confier certaines tâches à la maison, comme de vous assurer que tout est bien nettoyé.

8. Restez au courant des faits

Il pourrait être utile d’en savoir plus sur la COVID-19, sur la façon de s’en protéger, sur les symptômes de la maladie et sur ce qu’il faut faire si vous vous sentez malade. Il existe de nombreuses informations sur cette maladie, mais il est important de s’assurer que vous vous renseignez auprès de sources fiables.

Cependant, ne passez pas trop de temps à regarder, à lire ou à écouter les nouvelles. Il peut devenir déprimant d’entendre trop parler de la maladie.

Pour les parents

Les enfants réagissent, en partie, à ce qu’ils voient chez les adultes qui les entourent. Lorsque les parents et les gardiens traitent le sujet de la COVID-19 avec calme et confiance, ils offrent le meilleur soutien possible à leurs enfants. Les parents peuvent être plus rassurants pour leur entourage, en particulier pour les enfants, s’ils sont bien préparés.

Tous les enfants ne réagissent pas de la même manière au stress. Voici certains changements qu’il faut surveiller chez eux :

  • Pleurs et irritation excessifs
  • Retour à des comportements qu’ils avaient dépassés (accidents aux toilettes, pipi au lit, etc.)
  • Inquiétude ou tristesse excessives
  • Changements malsains dans les habitudes alimentaires ou le sommeil
  • Irritabilité et comportements capricieux
  • Difficultés d’attention et de concentration
  • Évitement des activités que l’enfant aimait auparavant
  • Maux de tête ou douleurs physiques inexpliqués
  • Consommation d’alcool, de tabac ou d’autres drogues

Vous pouvez faire énormément de choses pour soutenir votre enfant :

  • Prenez le temps de lui parler de l’épidémie de COVID-19. Répondez aux questions et donnez des renseignements sur la COVID-19 que votre enfant peut comprendre.
  • Rassurez votre enfant en lui disant qu’il n’a rien à craindre. Dites-lui qu’il n’y a rien de mal à se sentir bouleversé. Dites-lui comment vous gérez votre propre stress pour qu’il apprenne de vous comment le faire lui-même.
  • Limitez l’exposition de votre enfant à la couverture médiatique sur l’épidémie. Les enfants peuvent mal interpréter ce qu’ils entendent et avoir peur s’ils ne comprennent pas ce qui est dit.
  • Aidez votre enfant à avoir un sentiment de structure. Lorsqu’il pourra retourner en toute sécurité à l’école ou à la garderie, aidez-le à reprendre ses activités habituelles.
  • Donnez l’exemple; faites des pauses, dormez suffisamment, faites de l’exercice et mangez bien. Restez en contact avec vos amis et les membres de votre famille et appuyez-vous sur votre système de soutien social.

Pour les intervenants

Intervenir lors d’épidémies est un travail à la fois gratifiant et stimulant. Les sources de stress pour les intervenants d’urgence peuvent comprendre le fait d’être témoin de souffrances humaines, le risque de préjudice personnel, une charge de travail importante, des décisions de vie ou de mort et être séparé de sa famille. La prévention et la gestion du stress sont essentielles pour que les intervenants puissent demeurer en bonne santé et continuer à fournir de l’aide dans les circonstances. Les intervenants doivent prendre des mesures importantes avant, pendant et après un événement. Les intervenants doivent se sentir bien et avoir les idées claires pour pouvoir prendre soin d’autres personnes.

Les personnes souffrant de troubles de santé mentale préexistants doivent continuer à suivre leur plan de traitement pendant une urgence et surveiller l’apparition de tout nouveau symptôme.

Si vous êtes un fournisseur de services de santé de première ligne et souhaitez communiquer avec un psychologue sans frais, veuillez visiter le site de la Société canadienne de psychologie (https://cpa.ca/fr/corona-virus/psychservices/).

Voici quelques mesures importantes que les intervenants peuvent prendre pour s’assurer qu’ils sont en mesure de faire leur travail et de répondre dans des situations difficiles :

Se préparer pour l’intervention :
  • Essayez d’en apprendre le plus possible sur ce que serait votre rôle en cas d’intervention.
  • Si vous devez vous déplacer ou travailler de longues heures pendant une intervention, expliquez-le à vos proches qui pourraient vouloir communiquer avec vous. Trouvez des moyens de communiquer avec eux. Veillez à ce que leurs attentes soient réalistes et réduisez la pression que vous subissez.
  • Parlez à votre superviseur et établissez un plan pour savoir qui remplira les tâches urgentes en cours non liées à la situation d’urgence pendant que vous participez à l’intervention.
Au cours d’une intervention:
Comprenez et reconnaissez l’épuisement professionnel et le stress traumatique secondaire.

Pendant une situation de crise, les intervenants subissent un stress. Lorsque le stress s’accumule, il peut provoquer un épuisement professionnel et un stress traumatique secondaire. Sachez reconnaître les signes de ces deux états chez vous et chez les autres intervenants afin de vous assurer que ceux qui en ont besoin puissent prendre une pause ou se faire aider.

·         Épuisement professionnel – sentiment d’épuisement extrême et d’être dépassé. Les signes d’épuisement comprennent ce qui suit :

o    La tristesse, la dépression ou l’apathie;

o    Blâmer les autres, l’irritation;

o    Ne pas éprouver de sentiments, être indifférent;

o    S’isoler ou se détacher des autres;

o    De mauvais soins personnels (hygiène);

o    Être fatigué, épuisé ou se sentir accablé;

o    Avoir l’impression :

o    d’échouer;

o    que rien de ce que vous pouvez faire n’aidera;

o    que vous n’effectuez pas votre travail correctement;

o    que vous avez besoin de consommer de l’alcool ou d’autres drogues pour tenir le coup.

·         Stress traumatique secondaire – Les réactions de stress et les symptômes résultant de l’exposition aux expériences traumatisantes d’une autre personne, plutôt que de l’exposition directe à un événement traumatique. Les signes du stress traumatique secondaire sont, entre autres :

o    Peur ou inquiétude excessive que quelque chose de grave va se produire.

o    Facilement surpris ou toujours sur le qui-vive

o    Signes physiques de stress (p. ex., palpitations cardiaques)

o    Cauchemars ou pensées récurrentes de la situation traumatique

Mettre en pratique les techniques d’autogestion de la santé de l’intervenant

Les techniques d’autogestion de la santé peuvent aider à prévenir l’épuisement professionnel et le stress traumatique secondaire ou réduire leur ampleur.

  • Dans la mesure du possible, ne travaillez pas pendant plus de 12 heures par quart.
  • Travaillez en équipe et limitez le temps passé à travailler seul.
  • Prenez une pause de la couverture médiatique liée à la COVID-19.
  • Écrivez dans un journal.
  • Dressez une liste d’activités d’autogestion de la santé que vous aimez faire, comme passer du temps avec des membres de votre famille et des amis, faire de l’exercice physique ou lire un livre.
  • Parlez de vos sentiments et de vos expériences à des membres de votre famille, à des amis, à vos superviseurs et à vos collègues.
  • Pratiquez des techniques de respiration et de relaxation.
  • Assurez-vous d’avoir une alimentation saine et suffisamment de sommeil et faites de l’exercice physique.
  • Sachez qu’il n’y a rien de mal à fixer des limites et à dire « non ».
  • Évitez ou limitez la consommation de caféine et d’alcool.

Il est important de ne pas oublier ce qui suit :

  • Il n’est pas égoïste de prendre des pauses.
  • Les besoins des survivants ne sont pas plus importants que vos propres besoins et votre bien-être.
  • Travailler tout le temps ne signifie pas que vous donnez le meilleur de vous-même.
  • D’autres personnes peuvent aider dans l’intervention.

L’intervention pendant des catastrophes peut être à la fois valorisante et stressante. Savoir que vous êtes stressé et faire face au stress pendant l’intervention vous aidera à rester calme, ce qui vous permettra de continuer à aider les personnes touchées.

Après l’intervention :
  • Prévoyez du temps pour vous et votre famille afin de vous remettre de l’intervention à l’épidémie.
  • Demandez de l’aide si vous vous sentez dépassé ou inquiet.