La gestion du sol est l'ensemble des mesures prises annuellement et à long terme pour améliorer et maintenir la productivité du sol; elles se complètent et sont liées au mode d'exploitation. La bonne planification et l'application attentive des méthodes agronomiques assurent un rendement élevé de tubercules de qualité et réduit l'impact négatif de la culture sur l'environnement.
Effets de la culture des pommes de terre sur le sol
Les pommes de terre prélèvent de grandes quantités d'éléments nutritifs dans le sol. Les travaux du sol et le passage des machines sont fréquents, et peu de résidus sont laissés dans les champs après la récolte. Par conséquent, la surface du sol n'est pas bien protégée contre l'érosion. LA POMME DE TERRE EST DONC UNE CULTURE TRÈS EXIGEANTE POUR LE SOL. L'usage fréquemment nécessaire de lourdes machines dans les champs trop humides contribue également à la dégradation du sol.
L'absence de mesures convenables d'amélioration des sols peut entraîner une érosion hydrique excessive, l'épuisement des matières organiques du sol, le compactage et la détérioration de la structure et de la capacité d'égouttement du sol.
Quatre ÉLÉMENTS DE GESTION DU SOL DOIVENT être étudies, planifiés et bien exécutés pour atteindre et maintenir une bonne production de pommes de terre de qualité, notamment:
- la sélection des champs;
- la fertilité du sol et le chaulage;
- le travail du sol;
- l'amélioration du sol.
Sélection des champs
Les sols ont des propriétés physiques et chimiques différentes qui influent sur la productivité des cultures. On maîtrise assez bien les propriétés chimiques et le degré d'acidité du sol par des apports d'engrais et le chaulage, mais il est beaucoup plus difficile et parfois impossible de modifier les caractéristiques physiques des champs. La sélection des champs est donc très importante. Elle consiste à faire un choix en fonction des caractéristiques physiques du champ et des exigences des cultures. Les rapports d'analyse du sol, les cartes, les examens sur place de profils du sol et les essais des producteurs sont de bons instruments à cet égard. (Un spécialiste des sols ou un agronome peut vous renseigner davantage sur les caractéristiques physiques de vos champs.)
Épaisseur du sol
Les pommes de terre exigent un sol poreux et non compact qui renferme des quantités optimales d'eau, d'éléments nutritifs et d'oxygène. Le meilleur sol doit avoir une épaisseur de 90 cm au-dessus de l'assise rocheuse ou de la couche de sous-sol compacte. On trouve rarement cette épaisseur de sol dans la région de l'Atlantique, mais il importe de choisir des champs ayant un sol épais pour la culture des pommes de terre : plus le sol est épais, plus sa capacité de rétention d'eau est grande. Par contre, moins le sol est épais, plus il risque la sécheresse. L'assèchement du sol est particulièrement dommageable pour les tubercules durant la différenciation et les premiers stades de développement en juin et juillet.
Texture
La texture du sol est la proportion de particules d'argile, de limon et de sable présentes dans le sol. Les loams sableux et les loams conviennent le mieux pour la culture des pommes de terre : ils ont une capacité de rétention d'eau assez bien équilibrée, leur structure est stable, ils sont bien aérés et ont une bonne conductibilité thermique. Les sols plus sableux ou graveleux risquent davantage de s'assécher, tandis que les sols plus limoneux ou argileux ont tendance à se compacter et à former une croûte, ce qui augmente les risques de mauvais drainage et d'érosion hydrique.
Pente
La culture des pommes de terre sur de fortes pentes comportent des risques et peut être trop coûteuse. Plus les champs ont une inclinaison prononcée, moins ils conviennent aux pommes de terre. Les sols se restaurent naturellement jusqu'à un certain point, mais le ruissellement sur une forte pente emporte plus de sol fertile que le champ peut remplacer. Le risque de perte en terre est proportionnel à la longueur de la pente et au degré d'inclinaison. Le tableau ci-après indique la longueur maximale des champs à divers degrés d'inclinaison. Lorsque la longueur d'une pente par rapport à son degré d'inclinaison dépasse les limites établies dans le tableau, la perte en terre excède la capacité de régénération naturelle du sol, à moins que des mesures agronomiques et techniques de conservation soient prises.
| Degré d'inclinaison (%) | Longueur de pente (m) |
| 12 | 8 |
| 10 | 14 |
| 8 | 25 |
| 6 | 55 |
| 5 | 95 |
| 4 | 240 |
| 3 | 1310 |
Drainage
Le mauvais drainage est une grave limitation pour la production des pommes de terre. Une trop grande teneur en eau dans le sol gêne la libre circulation de l'oxygène nécessaire au développement de racines et de tubercules sains. L'excès d'eau dans le sol diminue aussi la capacité d'absorption des éléments nutritifs, augmente les maladies cryptogamiques, retarde le travail du sol et la plantation au printemps et accroît le risque de compactage.
Compacité
La plupart des sols de la région de l'Atlantique ont un sous-sol naturellement compact. L'épaisseur de sol au-dessus de la couche compacte détermine la profondeur d'enracinement maximale de la culture, la capacité du sol à emmagasiner et à évacuer l'eau, et la dégradation probable du sol causée par le compactage, le mauvais drainage et l'érosion.
Pierrosité
Les grosses pierres gênent la préparation du sol et la récolte, et il faut les enlever. Les sols qui renferment jusqu'à vingt pour cent de petites pierres et de gravier (d'une grosseur de 7,5 cm de diamètre ou moins) ont une bonne capacité de rétention et d'infiltration de l'eau ainsi qu'une bonne conductibilité thermique.
Matières organiques
La teneur en matières organiques est un important facteur pour l'activité physique, chimique et biologique du sol. En général, la capacité de production d'un sol est proportionnelle à sa teneur en matières organiques. On doit chercher à maintenir un taux de matières organiques supérieur à trois pour cent. La présence de matières organiques améliore la structure, l'humidité, l'aération, la qualité thermique et le taux d'éléments nutritifs du sol, et elle diminue les risques d'érosion. Les matières organiques sont une importante réserve d'éléments nutritifs, et principalement d'oligo-éléments.
Fertilisation et chaulage
Pour obtenir une récolte abondante de pommes de terre de qualité, le sol doit avoir un pH convenable et des éléments nutritifs suffisants et bien équilibrés. Les analyses de sol et les antécédents des champs permettent aux pédologues et aux agronomes de faire des recommandations sur les applications nécessaires d'engrais (azote, phosphore et potassium) et de chaux (calcium, magnésium). Les autres éléments (soufre, fer, manganèse, bore, cuivre, zinc, molybdène et chlore) sont habituellement présents en quantité suffisante, surtout quand la teneur en matières organiques est bonne.
Degré d'acidité et chaulage
Les sols de la région atlantique sont naturellement acides, et les apports d'engrais azotés et phosphorés les rendent encore plus acides. Des applications périodiques de chaux agricole aident à maintenir le pH du sol à un niveau acceptable. Les sols dont le pH est inférieur à 5 peuvent renfermer des taux élevés d'aluminium et de manganèse solubles qui nuisent aux pommes de terre. En général, un pH d'environ 5,5 est excellent pour les pommes de terre rondes qui sont sensibles à la gale, et un pH de 5,5 à 6 est recommandé pour les variétés de type Russet. La gale n'est pas causée par le chaulage, mais par l'organisme Streptomyces scabies. Cependant, le chaulage s'ajoute à d'autres facteurs pour créer un milieu propice à la multiplication rapide de cet organisme. Pour diminuer les risques de gale, on évite de planter des pommes de terre dans les champs qui s'assèchent rapidement, de cultiver continuellement des pommes de terre dans un champ, d'appliquer trop de fumier et de planter des semences non certifiées.
Lorsque les cultures de rotation ont besoin d'un pH supérieur à 5,7, la chaux doit être appliquée et incorporée au sol immédiatement après l'arrachage à l'automne, à condition que le travail du sol à cette période n'augmente pas le risque d'érosion.
Azote
Il n'existe pas de méthode valable pour analyser la biodisponibilité de l'azote dans les sols du Canada atlantique. Le taux d'azote nécessaire dépend de la réaction d'une culture à la suite d'une application, et il est fonction de la teneur du sol en matières organiques, de la variété, des antécédents du champ, de la période de croissance, du rendement escompté et des possibilités de lessivage. Comme l'azote est un facteur relativement négligeable du coût de production des pommes de terre, le risque de surfertilisation est toujours présent. Lorsque le taux d'azote appliqué est supérieur aux besoins nutritionnels de la culture, la maturation est retardée et les travaux de défanage et de récolte sont plus difficiles à exécuter. Une maturité tardive diminue la qualité de la tubérisation et rend le tubercule plus sensible aux meurtrissures durant l'arrachage, en plus de réduire la densité. Le surplus d'azote est rapidement lessivé du sol. Comme les pommes de terre n'absorbent pas beaucoup d'azote présent dans le sol, une plante de couverture installée à l'automne permet d'emprisonner l'azote dans la matière organique.
Il n'est pas nécessaire d'épandre l'azote en localisation puisqu'il suit les courants d'humidité du sol, mais il importe de le rendre accessible à la culture lorsqu'elle en a besoin. Dans la région de l'Atlantique, la plupart de l'azote est appliqué en ligne au moment de la plantation. Un traitement en surface au premier labour peut s'avérer un bon moyen de satisfaire les besoins de la culture en azote. Le traitement en surface donne de bons résultats lorsqu'il est précédé d'une application suffisante d'azote au moment de la plantation pour alimenter la culture jusqu'à ce traitement. Il faut que le traitement en surface soit uniforme, que l'humidité du sol soit suffisante pour entraîner l'azote jusqu'à la zone racinaire, et que les besoins de la culture en azote ne soient pas dépassés.
Phosphore
Le phosphore est essentiel au développement des racines, et le sol doit donc en renfermer une quantité suffisante au tout début de la croissance. Le besoin de phosphore est moins élevé durant les autres stades de développement. Comme il est moins accessible aux plantes dans un sol acide, il faut bien considérer l'analyse du sol et les recommandations sur la fertilité pour faire en sorte que le taux de phosphore dans le sol ne soit pas insuffisant ni excessif. Lorsque la teneur du sol en phosphore est élevée, on peut réduire les applications annuelles.
Potassium
Les analyses du sol indiquent bien s'il faut ajouter des engrais potassiques. Comme une trop grande quantité de potassium réduit la densité des tubercules, il faut en appliquer juste assez pour répondre aux besoins de la culture.
Calcium et Magnésium
La teneur en calcium est habituellement suffisante lorsque le pH requis est maintenu par des applications périodiques de chaux. Dans le cas où une analyse du sol indique une carence en potassium et qu'il n'est pas souhaitable d'augmenter le pH, on peut faire une application de gypse (voir le gypse ci-près). Une application de dolomie est nécessaire lorsque la teneur du sol en magnésium est trop faible. On applique un engrais enrichi de magnésium lorsque le pH est trop élevé pour recourir au chaulage.
Gypse
Le gypse est une excellente source de calcium et de soufre. Comme source de calcium, le gypse est cent fois plus soluble que la chaux et ne modifie pas le pH. Par suite d'une application de gypse avant ou immédiatement après la plantation (de une à deux tonnes par hectare enfouies peu profondément) ou à l'automne (de deux à quatre tonnes par hectare enfouies profondément), on a constaté une augmentation du rendement des tubercules et une baisse du taux de tacheture interne, de gale et de coeur creux.
Le N-Hib Calcium, le Cal-U-Sol et le Can 17 sont des composés commerciaux riches en calcium qui préviennent la tacheture interne. Ils donnent de bons résultats, mais ils sont plus coûteux que le gypse accessible localement.
Oligo-éléments
Parmi les oligo-éléments (soufre, bore, cuivre, zinc, manganèse, molybdène, fer et chlore), seul le bore a un effet bénéfique sur les pommes de terre cultivées dans les sols pauvres en matières organiques ou touchés par la sécheresse. L'enroulement et le dessèchement des bordures des pétioles sont des symptômes de carence en bore, et ils se manifestent généralement sur les jeunes feuilles. L'application foliaire de 2 kg de bore par hectare réduit les symptômes de coeur brun et de dégénérescence vitreuse. On a constaté que l'application de bore au début de la croissance donne de meilleurs résultats qu'une application tardive.
Engrais liquides
On a fait la promotion de plusieurs engrais liquides dans la région, mais aucun ne s'est révélé vraiment satisfaisant.
Prélèvement d'éléments nutritifs par les pommes de terre
Le tableau suivant indique les quantités approximatives d'éléments nutritifs prélevées par les pommes de terre dans chaque hectare de culture, compte tenu d'un rendement de 36 tonnes de tubercules par hectare ayant un taux de matière sèche de 20 %.
| Éléments nutritifs | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Azote (N) |
Phosphore (P2O5) |
Potassium (K2O) |
Calcium (CaO) |
Magnésium (MgO) |
Soufre (S) |
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| Partie des plantes | Kilogrammes par hectare utilisé par les pommes de terre | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Fanes (remises dans le sol) | 58 | 8 | 112 | 40 | 22 | 6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Tubercules (extraits du sol) | 153 | 32 | 209 | 5 | 16 | 10 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Prélèvement total | 211 | 40 | 321 | 45 | 38 | 16 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Tous les éléments nutritifs présents dans le sol ne sont pas assimilés entièrement par les plantes. L'assimilation varie selon la profondeur du sol, l'étendue du système racinaire, l'humidité, la quantité d'éléments nutritifs échangeables, le degré de lessivage, la structure et le pH du sol ainsi que d'autres facteurs. Toutefois, puisque le sol libère de grands volumes d'azote et de potassium, les quantités d'engrais azotés et potassiques recommandées sont inférieures au total prélevé par la culture selon le tableau ci-dessus. Par contre, il faut appliquer plus de phosphore que le volume prélevé par la plante, car une partie de cet élément est rapidement fixée par le fer, le manganèse et l'aluminium dans un milieu acide, et elle n'est donc pas assimilable par la plante. De même on applique plus de calcium sous forme de chaux qu'il n'est nécessaire pour la plante, car la chaux a aussi la propriété de modifier le pH et l'activité microbienne du sol.
Les taux d'engrais recommandés sont établis en fonction des résultats d'analyses du sol, des antécédents en matière de gestion du sol et des cultures, et de l'aptitude du sol à libérer les éléments nutritifs présents.
Analyse du sol
L'analyse du sol est la première étape importante pour produire une bonne culture, et il faut donc prélever un bon échantillon de sol de la façon suivante.
- Se procurer des boîtes d'échantillon et des feuillets de renseignements au laboratoire provincial d'analyse des sols ou au bureau de services agricoles le plus près. (On fournit plutôt des sacs à Terre-Neuve et au Labrador.)
- Diviser les terres en champs numérotés de quatre hectares au maximum pour l'échantillonnage. Chaque zone doit sembler uniforme et avoir des antécédents de culture semblables. Noter ces renseignements.
- Recueillir des échantillons à vingt endroits ou plus dans chaque zone que l'on veut faire analyser. Chaque échantillon doit comporter une tranche uniforme de sol correspondant à la profondeur normale du labour ou du travail du sol. Éviter les anciens tas de fumier, les surfaces brûlées, les endroits où il y a eu déversement de chaux ou d'engrais, les zones marécageuses et tout autre endroit non représentatif du champ.
- Bien mélanger dans un seau propre le sol prélevé dans chaque zone, et briser les mottes. Remplir et numéroter la boîte d'échantillon.
- Remplir la feuille de renseignements et la faire parvenir avec les boîtes d'échantillons au laboratoire d'analyse des sols ou au bureau de services agricoles le plus près.
Les recommandations ne seront valables que si les échantillons analysés sont vraiment représentatifs du champ cultivé.
Faire parvenir les échantillons de sol aux endroits suivants :
| Laboratoire agricole Ministère de l'Agriculture du Nouveau-Brunswick C.P. 6000 Fredericton (N.-B.) E3B 5H1 |
Laboratoire des sols Ministère de l'Agriculture et de la Commercialisation de la Nouvelle-Écosse C.P. 550 Truro (N.-É.) B2N 5E3 |
| Laboratoire des sols Ministère de l'Agriculture de l'Île-du-Prince-Édouard C.P. 1600 Charlottetown (Î.-P.-É.) C1A 7N3 |
Laboratoire d'analyse des sols et des plantes Édifice provincial de l'agriculture Chemin Brookfield St. John's (T.-N.) A1C 5T7 |
| Recommandations générales en l'absence d'une analyse du sol | |||||
| Rapport | kg/ha | Type | Quantité proposée | ||
| Quantité d'éléments nutritifs | d'engrais | Example | |||
| N | P2O5 | K2O | |||
| 1-1-1 | 120-150 | 120-150 | 120-150 | 15-15-15 | 800-1000 |
| NOTE: | Les pommes de terre de semence défanées deux à trois semaines avant la pleine saison et les pommes de terre de consommation hâtives exigent moins d'azote (de 100 à 120 kg/ha) que les cultures de pleine saison. Les sols à texture fine peuvent exiger de plus grands taux d'éléments nutritifs, et l'analyse du sol est alors très utile. |
Engrais
On peut acheter des engrais concentrés qui renferment diverses quantités d'éléments nutritifs garanties par le fabricant. Les engrais concentrés reviennent moins cher en raison des coûts réduits de transport et de manutention. Par exemple, 1 000 kg d'engrais 15-15-15 équivalent à 1 500 kg d'engrais 10-10-10, car on obtient 150 kg d'azote, de phosphore et de potassium dans les deux cas. L'écart de poids est attribuable aux différentes quantités de charge présentes dans ces engrais.
Il importe toujours d'appliquer le bon taux d'engrais, particulièrement lorsqu'on utilise des engrais concentrés. Ainsi, l'application additionnelle de 100 kg/ha d'un engrais peu concentré comme le 10-10-10 ajoute 10 kg de N, 10 kg de P2O5 et 10 kg de K2O. Par contre, l'application additionnelle de 100 kg par hectare d'un engrais concentré comme le 17-17-17 ajoute 17 kg de N, 17 kg de P2O5 et 17 kg de K2O, c'est-à-dire 70 % de plus. L'épandeur d'engrais doit être calibré et vérifié fréquemment. Le réglage de la planteuse ou de l'épandeur peut s'avérer nécessaire lorsqu'on change de type ou de marque d'engrais ou lorsque les conditions atmosphériques et l'état du sol ont beaucoup varié depuis le premier réglage.
Application de l'engrais
L'engrais est généralement déposé en ligne 5 cm au-dessous et 5 cm de chaque côté de la semence. Lorsqu'une grande quantité de potasse est requise, il est préférable d'en appliquer au moins la moitié en nappe l'automne précédent. Cette mesure permet de mieux utiliser le potassium, d'économiser du temps et de compenser en partie la perte de matière sèche des tubercules causée par le chlorure de potasse. Une autre méthode valable serait d'appliquer en nappe au printemps la plus grande partie du volume recommandé d'engrais azoté et potassique, juste avant la plantation ou immédiatement après la plantation, et d'appliquer en ligne le reste de l'engrais au moment de la plantation. Il faut cependant consulter un spécialiste de la pomme de terre ou un spécialiste des sols pour connaître exactement les proportions d'engrais qui doivent être appliquées en nappe et en ligne.

