SAINT JOHN (GNB) – La Commission des services financiers et des services aux consommateurs a publié, aujourd’hui, des recommandations visant à protéger les personnes âgées et vulnérables du Nouveau-Brunswick contre l’exploitation financière.

Les recommandations découlent de recherches poussées et de consultations menées dans la province de novembre 2017 à février 2018.

« L’exploitation financière d’aînés du Nouveau-Brunswick est inacceptable », a déclaré le chef de la direction de la commission, Rick Hancox. « Trop souvent, l’exploitation financière reste dans l’ombre. Même lorsqu’elle est dévoilée, de nombreuses personnes ne savent pas vers qui se tourner ou comment obtenir de l’aide. Nous voulons être le fer de lance du changement à cet égard dans la province. »

La publication des recommandations coïncide avec la Journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées, une journée reconnue et appuyée par de nombreuses organisations dans le monde afin de prévenir l’exploitation des aînés sous toutes ses formes. Selon le gouvernement fédéral, l’exploitation financière est la forme la plus courante de mauvais traitement subi par les aînés au Canada.

Les aînés, notamment ceux qui ont un revenu fixe, sont particulièrement plus à risque d’être victimes d’exploitation financière. Les aînés qui perdent une partie ou la totalité de leurs économies peuvent difficilement retrouver la stabilité financière, car le temps joue contre eux. Les répercussions de l’exploitation financière ne se limitent pas au portefeuille. Être une victime d’exploitation financière peut mener à l’isolement social, à la dépression, à l’anxiété et à d’autres problèmes de santé.

« Nous croyons que la Journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées est le moment tout indiqué pour publier nos recommandations. Il est important de continuer à parler de l’exploitation financière des aînés au Nouveau-Brunswick et de définir les étapes que nous devons franchir, en tant que société, pour éviter que cela se produise, a dit M. Hancox. Nous recommandons notamment de modifier, dans les dispositions législatives, la définition de l’exploitation financière et les mesures de protection destinées aux personnes qui la dénoncent; de soutenir les professionnels de l’industrie qui soupçonnent des cas de maltraitance parmi leur clientèle; d’offrir des initiatives en matière d’éducation afin de sensibiliser la population au sujet de l’exploitation financière et des mesures à prendre pour contrer cette situation; et de promouvoir la collaboration interinstitutions afin de lutter contre l’exploitation financière des aînés et d’autres personnes vulnérables. »

La commission a élaboré ses recommandations après avoir étudié les commentaires recueillis lors des rencontres en personne tenues à six endroits dans la province ainsi que les mémoires rédigés par 17 organismes provinciaux et nationaux. Voici un résumé des principales recommandations :

  • Définir l’exploitation financière dans les dispositions législatives afin de faciliter les signalements et prévoir une « règle refuge » pour les personnes qui dénoncent, s’ils ont des soupçons, des cas d’exploitation.
  • Permettre à certains titulaires de permis ou de licence de prendre des mesures afin de protéger l’avoir se trouvant dans le compte d’un client lorsque le titulaire croit que le client fait l’objet d’exploitation financière.
  • Étudier des modifications législatives qui permettraient d’exiger de certains représentants ou cabinets titulaires d’un permis ou d’une licence qu’ils obtiennent le nom d’une personne-ressource de confiance avec qui communiquer s’ils soupçonnent un cas d’exploitation financière ou une perte de capacité chez un client.
  • Présenter des webinaires et concevoir des outils de contrôle pour aider l’industrie à reconnaître les signes d’exploitation financière chez un aîné.
  • Étendre la portée actuelle des efforts déployés pour fournir aux familles des personnes âgées ou vulnérables de l’information financière et de l’information au sujet de la consommation.
  • Se faire le champion d’un groupe de travail interinstitutions qui déterminera le mode de traitement des plaintes et des enquêtes relatives à l’exploitation financière d’aînés.
  • Moderniser et renforcer les dispositions législatives provinciales sur les procurations.

Un résumé complet des réponses et des conclusions, y compris une compilation de tout autre commentaire pertinent, est disponible sur le site Web de la Commission.

« En fin de compte, nous voulons prévenir, à la source, les cas d’exploitation financière chez les aînés, a affirmé M. Hancox. Donc, pour lutter contre l’exploitation financière, nous comptons mettre en œuvre ces recommandations qui relèvent de notre mandat. Nous collaborerons avec d’autres organismes aux initiatives qui nécessiteront une coordination plus étendue. »

Des ressources se trouvent sur le site Web www.fcnb.ca :

La Commission des services financiers et des services aux consommateurs a le mandat de protéger les consommateurs et d’accroître la confiance du public dans les marchés des services financiers et des services aux consommateurs en assurant la prestation de services éducatifs et réglementaires. Elle est chargée de l’application et de l’exécution des dispositions législatives provinciales régissant les valeurs mobilières, les assurances, les pensions, les credit unions, les compagnies de prêt et de fiducie, les coopératives ainsi que d’une gamme de mesures législatives touchant la consommation. Elle est une société de la Couronne indépendante financée par les droits et les cotisations réglementaires que versent les intervenants des industries réglementées. Des ressources et des outils informatifs sont disponibles en ligne.