SAINT JOHN (GNB) – Afin de souligner la Journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées le 15 juin, la Commission des services financiers et des services aux consommateurs encourage les gens du Nouveau-Brunswick à s’informer sur l’exploitation financière qui touche la population croissante de personnes âgées dans la province et à signaler les cas qui s’y rattachent.

Les données de recensement publiées en mai indiquent que le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse ont les plus hauts pourcentages de personnes âgées de plus de 65 ans, soit 19,9 pour cent.

« Dans le cadre de nos initiatives d’application de la loi, nous entendons des comptes rendus accablants d’aînés qui ont été victimes d’exploitation financière », a affirmé la coordonnatrice principale de l’éducation à la commission, Marissa Sollows. « Avec une population croissante de personnes âgées, nous devons travailler ensemble en tant que communauté et être encore plus vigilants pour nous protéger et protéger les aînés dans nos vies. »

La commission est l’un des nombreux organismes qui reconnaît et appuie les efforts internationaux visant à contrer la maltraitance des personnes âgées sous toutes ses formes. Selon le gouvernement fédéral, l’exploitation financière est la forme la plus courante de mauvais traitement subi par les aînés au Canada.

Selon le dernier sondage sur le niveau de sensibilisation qu’a mené la commission dans la province :

  • 88 pour cent des répondants estiment que l’exploitation financière des aînés est un problème;
  • 25 pour cent ont affirmé qu’ils connaissent un aîné qui a été victime d’exploitation financière (ou qui peut l’avoir été);
  • cependant, seulement 22 pour cent d’entre eux ont signalé l’exploitation ou leurs soupçons.

À mesure que les gens vieillissent, ils deviennent plus dépendants des autres, devenant ainsi plus vulnérables à l’exploitation financière. Les personnes âgées victimes d’exploitation financière, particulièrement celles avec un revenu fixe, sont particulièrement à risque parce que si elles perdent une partie ou la totalité de leurs épargnes, elles disposent de moins de temps pour retrouver leur stabilité financière.

Souvent, les répercussions de l’exploitation financière ne se limitent pas au portefeuille. Elles peuvent mener à l’isolement social, à la dépression, à l’anxiété et à d’autres problèmes de santé.

« Il est important de parler avec les aînés dans nos vies afin de les protéger, a dit Mme Sollows. La Journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées est l’occasion pour les gens du Nouveau-Brunswick de s’exprimer sur l’exploitation financière, de faire tomber les préjugés entourant ce problème et de le signaler s’ils soupçonnent qu’une connaissance ou un proche en est victime. »

Les aînés victimes de tels traitements ont tendance à garder le silence de peur de perdre leur autonomie ou d’être victime de discrimination en raison de leur âge. Ils peuvent avoir peur ou s’inquiéter des conséquences, s’ils devaient signaler un tel traitement, ainsi que de perdre d’importantes relations avec des amis proches, des membres de leur famille ou les principales personnes qui s’occupent d’eux. Par conséquent, l’exploitation financière des personnes âgées est surnommée le crime invisible parce qu’elle n’est pas souvent signalée.

« Si vous avez des doutes que vous ou un proche pouvez être victimes d’exploitation financière ou à risque de l’être, consultez les ressources, outils et renseignements contenus sur le site Web de la Commission des services financiers et des services aux consommateurs, a conseillé Mme Sollows. S’informer, voilà le meilleur moyen pour les Néo-Brunswickois de se protéger. »

La commission est impatiente de recevoir les résultats d’une recherche indépendante menée sur l’exploitation financière des personnes âgées au Nouveau-Brunswick par une étudiante au doctorat de l’Université du Nouveau-Brunswick, Stephany Peterson. Les données recueillies feront partie de sa dissertation. Elle commencera une tournée de séances d’information à l’échelle de la province à 10 h 30, le 15 juin, à l’atrium du Market Square, à Saint John. Pour obtenir de plus amples renseignements, il est possible de communiquer avec elle à l’adresse stephany.peterson@unb.ca.

La Commission des services financiers et des services aux consommateurs collabore avec divers ministères et organismes, y compris le Secrétariat des aînés en santé du ministère du Développement social et le Service public d’éducation et d’information juridiques du Nouveau-Brunswick, afin de distribuer des brochures et de faire des présentations à l’échelle de la province. Les brochures, indiquées ci-dessous, offrent des renseignements sur les signes de l’exploitation financière et sur la façon d’entamer des conversations liées à l’argent. La commission offre également des présentations gratuites sur divers sujets se rattachant, entre autres, à la fraude et à l’escroquerie, à la planification successorale proactive, aux placements, et à la gestion financière chez les jeunes.

Ressources :

La Commission des services financiers et des services aux consommateurs a le mandat de protéger les consommateurs et d’accroître la confiance du public dans les marchés des services financiers et des services aux consommateurs en assurant la prestation de services éducatifs et réglementaires. Elle est chargée de l’application et de l’exécution des dispositions législatives provinciales régissant les valeurs mobilières, les assurances, les pensions, les credit unions, les caisses populaires, les compagnies de prêt et de fiducie, les coopératives ainsi que d’une vaste gamme de mesures législatives touchant la consommation. Elle est financée par les droits et les cotisations réglementaires que versent les intervenants des industries réglementées.