NEGUAC (GNB) – Des livres mettant en scène la culture autochtone, destinés aux élèves de la 1re à la 6e année, seront distribués dans les écoles francophones grâce à une collaboration entre le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance et la maison d’édition Bouton d’or Acadie.

« Cette initiative s’inscrit directement dans les efforts du ministère visant à répondre aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation sur les pensionnats autochtones », a déclaré le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Serge Rousselle. « Le ministère est déterminé à faire en sorte que l’enseignement dans les écoles du Nouveau-Brunswick reflète la langue, la culture, l'histoire, les traités et les expériences des communautés des Premières Nations de notre province. »

Les six livres qui seront distribués font partie de la collection Wabanaki de Bouton d’or Acadie :

  • Glooscap, les castors et le mont Sugarloaf;
  • Le Roi de glace;
  • Le maître Glooscap transforme animaux et paysages;
  • Comment la rivière Petitcodiac devint boueuse;
  • Tihtiyas et Jean; et
  • Un petit garçon pêche une baleine.

« La collection Wabanaki aide l’enfant à développer des attitudes positives comme l’esprit d’ouverture, l’accueil et le respect des autres cultures, sans pour autant abandonner les valeurs et les croyances de sa propre culture », a affirmé la directrice générale de Bouton d’or Acadie, Marie Cadieux. « En apprenant différentes perceptions et explications du monde, en comprenant des valeurs et des croyances différentes des siennes, il devient plus facile de socialiser et de collaborer avec autrui. »

Le contenu de chacun de ces livres est présenté dans trois langues : le français, l’anglais et une langue autochtone (le micmac ou le passamaquoddy). Chacun de ces livres raconte une légende autochtone et est accompagné d’un fichier audio permettant aux élèves d’être exposés à une langue autochtone. Un guide à l’intention du personnel enseignant a aussi été produit afin de favoriser l’atteinte de résultats cibles d’apprentissage en langue et en sciences humaines. L’année prochaine, un projet sera élaboré en lien avec le malécite, une langue autochtone de l’ouest du Nouveau-Brunswick.