FREDERICTON (GNB) – La vérificatrice générale, Kim MacPherson, a examiné les contrats en matière de cybersanté de la province portant sur une période de six ans dans son dernier rapport publié aujourd'hui. Elle s'est attardée à savoir si le ministère de la Santé avait respecté la politique gouvernementale en matière d'approvisionnement lors de la passation de contrats de service de technologies de l'information et s'il existait des conflits d'intérêts par rapport au recours à des experts-conseils.

Le personnel de Mme MacPherson a examiné 289 contrats en matière de cybersanté, ayant une valeur de 108,5 millions de dollars, et signés entre 2005 et 2011.

Elle a fait état de nombreux cas où la politique gouvernementale en matière d'approvisionnement n'avait pas été respectée. Les exigences n'avaient pas été suivies lorsqu'il s'agissait de justifier une exemption du processus de soumission en régime de concurrence. De plus, on n'a pas toujours suivi un processus approprié pour l'approbation des contrats et de leur modification.

Au cours de la période de six ans, le ministère a fait appel dans une large mesure à des experts-conseils. Mme MacPherson a signalé des situations où les experts-conseils en technologies de l'information semblaient se trouver en conflit d'intérêts. On a constaté des cas où les experts-conseils en technologies de l'information pouvaient avoir accès aux renseignements de leurs concurrents, agir à titre de chargé de projet sur leurs propres contrats et influencer les autres décisions de la direction.

Comme moyen d'éviter des situations potentielles de conflit d'intérêts, Mme MacPherson a recommandé que le ministère de la Santé s'efforce d'éliminer le recours à des experts-conseils occupant des postes de gestionnaire.

Certaines des questions soulevées par la vérificatrice générale étaient semblables à celles présentées par le Bureau du contrôleur dans son examen de 2009. Mme MacPherson a déclaré que le ministère avait pris des mesures correctives à l'égard de plusieurs des recommandations du Bureau du contrôleur et a convenu de mettre en œuvre les recommandations supplémentaires formulées par la vérificatrice générale.

Finalement, Mme MacPherson a déclaré qu'au cours de son travail, elle a eu connaissance que des pratiques similaires pouvaient exister dans d'autres ministères et organismes de la Couronne. Par conséquent, elle a recommandé au Bureau du chef du service de l'information d'élaborer une politique à l'échelle gouvernementale à l'égard de l'approvisionnement, de la passation de contrat et de la gestion des experts-conseils en technologies de l'information. Une politique à l'échelle gouvernementale devrait aborder et atténuer les risques liés à l'approvisionnement et aux conflits d'intérêts des experts-conseils, et énoncer de manière claire les cas où le recours à des ressources internes de technologies de l'information est plus approprié.

Le rapport publié, aujourd'hui, est composé de deux volumes. Le volume I porte sur des points découlant de l'audit annuel des états financiers de la province et des organismes de la Couronne. Le volume II présente les résultats des projets de l'optimisation des ressources qui ont été achevés en 2012. Les deux volumes peuvent être consultés sur le site Web du Bureau du vérificateur général.

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