FREDERICTON (GNB) – La déclaration suivante a été émise, aujourd’hui, par le président de la Commission des droits de la personne du Nouveau-Brunswick, Randy Dickinson, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale :

En 1966, les Nations Unies ont proclamé le 21 mars Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale. C'était un appel à la communauté internationale pour attirer l'attention sur le racisme et la nécessité de promouvoir l'harmonie raciale.

Lorsque vous les interrogez sur la discrimination, les gens évoquent habituellement comme premier exemple la discrimination raciale. Ce n'est pas un hasard que le racisme et l'antisémitisme faisaient partie des principales raisons qui ont mené à la création de la Commission des droits de la personne en 1967. Encore aujourd'hui, les plaintes de discrimination fondées sur la race, la nationalité, le lieu d'origine et l'ascendance représentent environ 18 pour cent des plaintes ayant fait l'objet d'une enquête ou d'une médiation par la Commission.

La triste réalité est que le Nouveau-Brunswick n'a pas été épargné par la longue histoire de racisme dans le monde. Les peuples des Premières nations de la province ont été privés de leurs droits fondamentaux jusqu'au XXe siècle, et ils luttent encore pour avoir pleinement accès aux avantages de la citoyenneté égale. L'esclavage était une pratique légale au Nouveau-Brunswick jusqu'en 1833, et la ségrégation raciale était répandue à Saint John jusqu'au début des années 1950.

Nous avons fait beaucoup de progrès depuis. Nous comprenons de plus en plus que l'avenir du Nouveau-Brunswick est lié à notre capacité d'accueillir et d'intégrer des citoyens de races et d'origines ethniques différentes dans tous les aspects des secteurs sociaux et économiques de la province. Après tout, qui veut venir habiter au Nouveau-Brunswick s'il est impossible de trouver un emploi intéressant et un logement adéquat, ou de recevoir des soins de santé, une éducation et d'autres services sans être victime de discrimination et de harcèlement? Notre avenir économique est étroitement lié à notre capacité à nous assurer que les gens se sentent accueillis et respectés au même titre que les autres et qu'ils aient droit au même traitement. Ces gens méritent aussi une chance égale de contribuer à notre société. Si nous revenons à l'essentiel, la Commission des droits de la personne a pour mandat d'aider à s'assurer que les gens sont traités équitablement et qu'ils puissent exercer leurs droits de citoyens sans discrimination.

Heureusement, la Commission est appuyée dans l'exercice de ce mandat. Des groupes locaux l'aident à promouvoir la tolérance raciale et la sensibilisation à l'histoire des Noirs et des Premières nations. D'autres groupes comme le YMCA de Saint John et des organismes multiculturels et ethniques encouragent la compréhension interculturelle et aident les immigrants à s'établir dans notre province. Nous remercions tous ces organismes.

Le message du 21 mars demeure pertinent aujourd'hui. C'est un message pour s'opposer au racisme à chaque occasion. C'est un message d'égalité et de justice que la Commission des droits de la personne est fière de promouvoir à l'occasion de cette journée importante.