FREDERICTON (CNB) – La déclaration suivante a été émise par la Commission des droits de la personne du Nouveau-Brunswick afin de souligner la Journée mondiale de la justice sociale :

« La justice sociale est plus qu'un impératif éthique, c'est le fondement de la stabilité nationale et de la prospérité mondiale. L'égalité des chances, la solidarité, le respect des droits de l'homme sont essentiels pour libérer complètement le potentiel productif des nations et des peuples. »

Cette déclaration du secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, faite le 20 février 2011, résume parfaitement la raison pour laquelle les Nations Unies ont adopté, en 2008, une résolution proclamant le 20 février, Journée mondiale de la justice sociale.

Cette résolution des Nations Unies reconnaît que le développement social et la justice sociale sont essentiels à la paix et à la sécurité qui, à leur tour, associées au respect des droits de la personne et des libertés fondamentales, sont essentielles au développement social et à la justice sociale. La résolution reconnaît que, même si la mondialisation entraîne de nouvelles possibilités d'améliorer les niveaux de vie, plusieurs défis comme les crises financières, l'insécurité, la pauvreté, l'exclusion et l'inégalité persistent. Les Nations Unies ont institué la Journée mondiale de la justice sociale afin d'appuyer les efforts visant à éradiquer la pauvreté et à faire la promotion du plein emploi et du travail décent, de l'égalité des sexes, ainsi que de l'accès universel au bien-être collectif et à la justice pour tous.

Cette année, le printemps arabe et Occupons Wall Street nous ont rappelé que les aspirations à la justice sociale sont encore bien vivantes, aujourd'hui, et que le plein emploi, le travail décent, l'égalité des sexes, le bien-être collectif et la justice pour tous, ainsi que l'éradication de la pauvreté sont loin d'être chose faite.

Le travail d'opposition à la discrimination et au harcèlement de la Commission des droits de la personne du Nouveau-Brunswick, de même que la promotion de l'égalité, constituent une condition minime, pourtant essentielle à l'atteinte de ces idéaux. Nous savons que des lieux de travail décents, libres de tout harcèlement, sont plus productifs et que des mesures d'adaptation offertes aux travailleurs handicapés, de même que l'embauche d'employés en fonction du mérite et non de stéréotypes sexuels, nous permettent de réduire le chômage et la pauvreté.

L'ajout, en 2005, de la condition sociale à la liste des motifs de discrimination prévus à la Loi sur les droits de la personne a permis à la Commission de s'attaquer à un aspect additionnel du développement social. La condition sociale réfère fondamentalement à un désavantage provenant de la source de revenus, du genre de travail ou du niveau d'éducation d'une personne. Ainsi, une plainte pourrait être déposée si un propriétaire refusait de louer un appartement à quiconque vivant de l'aide sociale, ou encore si un employeur refuse d'embaucher des candidats n'ayant pas de diplôme d'études secondaires lorsque cela n'est pas une condition d'embauche.

La participation de toute la société est nécessaire pour atteindre la justice sociale. Les politiciens, les syndicats, les églises, les entreprises, les organisations non gouvernementales et les simples citoyens ont tous ont un rôle à jouer et ils méritent tous notre gratitude chaque fois qu'ils font progresser la justice sociale. Il y a une personne sur laquelle nous aimerions attirer l'attention; il s'agit d’Émilienne Basque, de Tracadie-Sheila, qui a consacré sa vie à lutter contre la pauvreté et à faire avancer les droits de diverses personnes désavantagées du Nouveau-Brunswick. En reconnaissance de son dévouement, la Commission lui a décerné le Prix des droits de la personne du Nouveau-Brunswick de 2011 en septembre dernier.

À l'occasion de la Journée mondiale de la justice sociale, nous encourageons les Néo-Brunswickois à poursuivre leur travail en vue d'éradiquer la pauvreté et d'obtenir le plein emploi et des emplois décents, l'égalité des sexes et l'accès au bien-être collectif et à la justice pour tous.

LIEN :

●    Commission des droits de la personne du Nouveau-Brunswick : www.gnb.ca/hrc-cdp