FREDERICTON (CNB) - L'ombudsman et défenseur des enfants et de la jeunesse du Nouveau-Brunswick, Bernard Richard, fait partie d'une alliance de défenseurs des enfants et de la jeunesse qui demande une action à l'échelle du pays pour étudier les questions relatives aux enfants autochtones.

Le Conseil canadien des organismes provinciaux de défense des droits des enfants et des jeunes (CCOPDDEJ) a dévoilé aujourd'hui un exposé de position intitulé Enfants et adolescents autochtones au Canada : Le Canada doit faire mieux. Ce document presse les gouvernements fédéral, provinciaux, territoriaux et autochtones de créer un plan d'action national coordonné en vue d'améliorer les conditions de vie et le bien-être des enfants et adolescents autochtones.

L'exposé de position affirme que les enfants et adolescents autochtones sont un des groupes les plus vulnérables au Canada. Cette conclusion a été reprise dans divers autres rapports et études au Canada, y compris Main dans la main : Le bien-être à l'enfance des Premières nations du Nouveau-Brunswick, rendu public par M. Richard en février dernier.

« Je suis encouragé par la réaction positive qu'a suscitée Main dans la main et la façon dont les gens du Nouveau-Brunswick commencent à se regrouper pour travailler à l'amélioration des vies des enfants autochtones, a déclaré M. Richard. Toutefois, les enfants autochtones éprouvent des difficultés partout au pays. Si les divers ordres de gouvernement règlent cette crise d'urgence et de manière concertée, ce geste constituerait une transformation avantageuse pour la génération présente et celles à venir. »

Des études montrent que les enfants autochtones du Nouveau-Brunswick et du Canada vivent de manière disproportionnée dans la pauvreté, qu'ils sont surreprésentés dans le système de protection de l'enfance et dans le système de justice pénale pour adolescents, et qu'ils sont aux prises avec davantage de problèmes de santé que les enfants non autochtones. De façon alarmante, le CCOPDDEJ fait remarquer que les enfants et adolescents autochtones du Canada sont plus susceptibles d'être impliqués dans des causes criminelles que d'obtenir un diplôme d'études secondaires.

« Il existe des écarts profonds entre la santé, l'éducation et la sécurité des enfants et adolescents autochtones du Canada et celles de leurs pairs non autochtones », a dit le président du CCOPDDEJ, John Mould. « Nous croyons qu'il s'agit là du problème relatif aux droits de la personne le plus important et, en même temps, le plus négligé au pays. »

Une des recommandations de l'exposé de position est la création d'un commissaire national à l'enfance, un agent indépendant qui relèverait du Parlement, qui serait chargé de veiller au bien-être des enfants et des adolescents canadiens, tout en portant une attention toute spéciale à ceux des nations autochtones.