FREDERICTON (GNB) – La médecin-hygiéniste en chef de la province, la Dre Jennifer Russell, a émis la déclaration suivante, aujourd’hui, pour clarifier les messages relatifs à la santé concernant les plantes sauvages comestibles exposées à l’eau des inondations :

Au cours des derniers jours, de nombreux renseignements ont été publiés concernant la consommation de produits cultivés dans les zones touchées par les inondations.

Les plantes sauvages couramment consommées au Nouveau-Brunswick constituent la source de préoccupation immédiate pour le Bureau du médecin-hygiéniste en chef.

Ces plantes, comme les crosses de fougère, sont très populaires et elles sont cueillies le long des cours d’eau à ce temps-ci de l’année.

Dans les régions du sud de la vallée de la rivière Saint-Jean qui ont été touchées par des inondations importantes, il se pourrait que ces types de plantes soient contaminées et qu’il ne soit pas sécuritaire de les manger.

Les eaux des inondations peuvent contenir des eaux usées non traitées, des hydrocarbures et d’autres contaminants, et les plantes, comme les crosses de fougère, pourraient avoir été exposées à ces produits.

Cela ne signifie pas qu’il faut éviter de consommer toutes les plantes sauvages comestibles de la province, seulement qu’il ne faut pas manger celles provenant de secteurs touchés par les inondations.

Les crosses de fougère sont une plante non réglementée, et chaque personne ou entreprise qui en vend a la responsabilité de veiller à ce qu’elles répondent aux exigences de la Loi sur les aliments et drogues du Canada.

Chaque année, le Bureau du médecin-hygiéniste en chef fournit à la population des conseils relatifs à la consommation sécuritaire des crosses de fougère.

En ce qui concerne les autres produits cultivés à des fins commerciales, il est encore trop tôt pour prédire les mesures qui devront être prises.

Notre priorité demeure la santé et la sécurité de la population du Nouveau-Brunswick, et le ministère de la Santé s’est engagé à travailler avec le ministère de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches pour mener d’autres examens et évaluer les possibles répercussions des inondations sur les terres cultivées.

Nous fournirons d’autres renseignements et conseils au fur et à mesure que le Nouveau-Brunswick continue de se rétablir de ces inondations.