FREDERICTON (GNB) – Le premier ministre, Brian Gallant, était à Washington, aujourd’hui, où il a rencontré le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross Jr., pour discuter des échanges commerciaux et de l’Accord sur le bois d’œuvre résineux. Il s’agit de la deuxième réunion entre MM. Gallant et Ross. Ils s’étaient déjà rencontrés en juillet.

Membre haut placé du Cabinet du président Donald Trump, M. Ross est chargé des négociations menées dans le cadre de l’Accord sur le bois d’œuvre résineux. Lors de la rencontre, M. Gallant a demandé à M. Ross d’exclure le Nouveau-Brunswick des droits compensateurs imposés au bois d’œuvre résineux canadien exporté vers les États-Unis.

« C’est sans aucun doute une lutte difficile pour que le Nouveau-Brunswick puisse continuer à bénéficier de l’exclusion visant notre industrie du bois d’œuvre résineux, comme c’est le cas depuis 1982, a dit M. Gallant. J’ai encore une fois présenté les raisons pour lesquelles il devrait y avoir une entente sur le bois d’œuvre résineux entre le Canada et les États-Unis qui comprend une exclusion pour le Nouveau-Brunswick. »

Le secrétaire au Commerce continue d’espérer qu’il est possible de régler les négociations de façon satisfaisante pour toutes les parties intéressées. Il a reporté les décisions ultimes concernant les enquêtes sur les droits antidumping et les droits compensateurs sur les importations de bois d’œuvre résineux à plus tard cet automne. Ce report vise à accorder le temps nécessaire pour régler les défis complexes liés à cet enjeu et pour conclure une entente équitable et durable. Les décisions ultimes seront annoncées au plus tard le 14 novembre.

« Le fait que la date pour les décisions ultimes ait été repoussée me donne espoir que nous pouvons encore en arriver à une entente qui accordera une exclusion au Nouveau-Brunswick, a affirmé M. Gallant. Les faits sont clairs : à long terme, c’est dans le meilleur intérêt économique des États-Unis, du Canada et de l’industrie américaine du bois d’œuvre qu’il y ait une entente entre nos deux pays qui comprend une exclusion pour le Nouveau-Brunswick. »

L’industrie du bois d’œuvre résineux contribue plus de 1,45 milliard de dollars par année à l’économie du Nouveau-Brunswick, et elle emploie plus de 22 000 personnes. Le bois d’œuvre constitue une part importante des exportations des entreprises du Nouveau-Brunswick.

M. Gallant et d’autres représentants gouvernementaux se livrent à un lobbying actif auprès du gouvernement fédéral et du gouvernement américain, depuis 2014, afin d’appuyer l’industrie du bois d’œuvre du Nouveau-Brunswick. Le gouvernement provincial a formulé des propositions auprès du département du Commerce des États-Unis, démontrant que le marché du bois d’œuvre du Nouveau-Brunswick est ouvert, équitable et exempt de distorsion.

David Wilkins, ancien ambassadeur des États-Unis au Canada de 2005 à 2009, a été nommé envoyé spécial du Nouveau-Brunswick dans le dossier du commerce et du bois d’œuvre résineux et travaille à promouvoir les intérêts du Nouveau-Brunswick à Washington.

Lors de la réunion des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l’est du Canada, plus tôt cette semaine, M. Gallant, le gouverneur du Maine, Paul LePage, et le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, ont incité leurs homologues à travailler ensemble et à prôner un règlement des négociations en cours concernant l’entente sur le bois d’œuvre résineux qui comprendrait une exclusion pour les exportations de bois d’œuvre du Nouveau-Brunswick vers les États-Unis.