FREDERICTON (GNB) – Le gouvernement provincial est heureux du fait que les services de police du Nouveau-Brunswick ont ordonné l’examen des cas d’agression sexuelle classés comme « sans fondement » de 2010 à 2014.

Le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Denis Landry, a également demandé à tous les services de police concernés de soumettre les résultats de leur examen au gouvernement, afin que celui-ci puisse déterminer les mesures à prendre pour s’assurer que toute plainte d’agression sexuelle fasse l’objet d’une enquête approfondie et appropriée.

« En tant que société, nous avons le devoir de nous assurer que nous faisons tout ce que nous pouvons pour mettre fin à la violence sexuelle. J’ai été heureux d’apprendre que les services de police procéderaient à ces examens, a déclaré M. Landry. À la suite des récentes découvertes, notre objectif en tant que gouvernement provincial sera de déterminer s’il y a des problèmes systémiques liés au traitement des cas d’agression sexuelle au Nouveau-Brunswick pour que nous puissions redresser la situation de façon efficace. »

Le premier ministre, Brian Gallant, qui est également ministre responsable de l’Égalité des femmes, a affirmé qu’il s’agit d’une situation grave qu’il faudra régler. M. Landry a aussi fait écho aux préoccupations du ministre fédéral de la Sécurité publique à ce sujet.

« Il est essentiel que les victimes de violence sexuelle fassent confiance aux organismes d’application de la loi et qu’elles sachent que leur protection et leur sécurité sont de la plus haute importance, a dit M. Landry. J’ai remercié les chefs de police de leur initiative et je leur ai demandé de me faire part des résultats de leur examen et de leurs commentaires. Lorsque nous aurons les résultats en main, nous serons mieux placés pour déterminer les mesures à prendre afin de s’assurer que tout cas déclaré d’agression sexuelle soit traité de façon appropriée.

« Des examens semblables ont lieu dans l’ensemble du pays au sein des forces policières municipales et de la GRC. Nous discuterons des résultats du Nouveau-Brunswick et d’ailleurs a pays avec nos collègues fédéraux, provinciaux et territoriaux afin de régler les questions locales ou provinciales de façon appropriée et d’identifier et de régler les problèmes systémiques qui surviennent dans l’ensemble de la province ou du pays. »

Les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables de la justice et de la sécurité publique ont mis sur pied un nouveau comité national sur l’accès à la justice pour les plaignants dans les cas d’agression sexuelle.

En 2015, le gouvernement provincial a lancé la campagne L’amour ne devrait pas blesser, dans le cadre d’une approche globale visant à réduire la violence entre partenaires intimes au Nouveau-Brunswick. Cette campagne, organisée par la Table ronde sur la criminalité et la sécurité publique, regroupe des organismes communautaires, les services de police, le secteur privé, des universitaires, des groupes des Premières Nations, des représentants des administrations municipales et du gouvernement fédéral, ainsi que plusieurs ministères provinciaux, qui collaborent afin d’améliorer les politiques et pratiques en matière de prévention de la criminalité dans la province. D’autres renseignements sur la violence entre partenaires intimes, y compris des ressources pour les victimes et les endroits où elles peuvent obtenir de l’aide, sont disponibles en ligne.

De plus, M. Gallant a récemment déposé un projet de loi sur l’intervention en matière de violence entre partenaires intimes, qui vise à fournir des outils supplémentaires aux victimes afin d’accroître leur sécurité en attendant de trouver une solution permanente. Il permettra aux victimes de demander une ordonnance d’urgence auprès d’un représentant officiel désigné, sans avis au défendeur, pour obtenir des recours en fonction de leur situation.