Gouvernement du Nouveau-Brunswick
 

1.0 Introduction

Le compostage de la partie organique des déchets solides municipaux suscite de plus en plus d'intérêt dans la province. Certaines exploitations de compostage de la province traitent actuellement divers matériaux, y compris feuilles, déchets de poisson, boues d'égout et fumier d'animaux. Le ministère de l'Environnement évalue normalement chaque projet individuellement avant d'accorder un certificat d'agrément environnemental. Toutefois, à mesure que l'ampleur et le nombre des installations de compostage augmentent, il faut offrir aux composteurs éventuels une certaine orientation en matière de compostage et de protection de l'environnement.

Les présentes lignes directrices ont pour but de fournir de l'information de base sur le compostage et des principes directeurs pour le choix d'un emplacement et l'exploitation des installations de compostage dans la province. Ces principes directeurs permettront d'éviter que le compostage nuise à la santé des humains et des animaux, à la production des aliments et à l'environnement naturel.

Objectifs:

Permettre l'évaluation des installations de compostage tout en protégeant l'environnement.

Prendre des mesures pour que les exploitations de compostage, nouvelles et existantes, soient conformes aux dispositions et aux recommandations énoncées dans les présentes lignes directrices afin d'éviter l'utilisation de méthodes environnementales non souhaitables.

Aider les composteurs qui respectent les conditions et les recommandations énoncées dans les présentes lignes directrices, évitant ainsi les conditions environnementales non acceptables pouvant donner lieu à des différends juridiques en matière de pollution.

 

 

2.0 Information générale

Le compostage est utilisé depuis des centaines d'années pour convertir les déchets organiques en un riche amendement de type humus utilisé en agriculture et en horticulture. Le compostage accélère la décomposition naturelle pour détériorer les déchets. Ce procédé ne peut pas se réaliser, si les micro-organismes n'ont pas une quantité suffisante d'air, d'eau et de substances nutritives.

Pendant la décomposition, la matière organique retourne à de simples composés chimiques utilisables par les plantes. Le procédé dégage de la chaleur, de la vapeur d'eau et du dioxyde de carbone. La chaleur dégagée détruit aussi les pathogènes nuisibles et les graines des mauvaises herbes pour en faire du compost. Le succès du compostage dépend principalement d'un bon contrôle de la température et de l'humidité, d'un approvisionnement suffisant d'oxygène et de matières nutritives pour alimenter les populations microbiennes.

Les matières brutes pouvant servir au compostage comprennent la partie compostable des déchets solides municipaux (DSM), des déchets de cours et de jardins et les feuilles, ainsi que les résidus des cultures agricoles et les fumiers d'animaux, les déchets de poisson, de transformation des aliments, de produits forestiers et de produits de papier ainsi que d'autres déchets biodégradables de l'industrie et d'autres secteurs. Le compostage a principalement pour but de récupérer et de recycler une ressource qui a une valeur économique et environnementale.

La qualité du compost dépend du contrôle des déchets utilisés pour le compostage afin de minimiser les contaminants possibles tels que les métaux lourds et les matières organiques dangereuses. Les mesures de contrôle comprennent la cueillette avant le compostage de matériaux susceptibles de causer des problèmes, l'exclusion des boues industrielles, la séparation à la source des matières organiques et d'autres mesures.

Il importe de contrôler la qualité du compost. Cette qualité influe sur le caractère commercialisable des matières et peut aussi avoir des effets sur l'environnement.

 

 

3.0 Le compostage

Essentiellement, le compostage comprend trots étapes de base. La matière brute est préparée, le compostage est effectué et le produit final est classé et préparé pour la vente. Il existe quatre principaux types de technologie de compostage: andaineuse; formule de battage statique (aération forcée); en milieu fermé; et une version hybride qui est une combinaison des systèmes ci-dessus.

La différence entre les systèmes réside dans la méthode de ventilation des matériaux. Il existe diverges méthodes de ventilation, y compris l'agitation, l'injection et une combinaison des deux.

L'agitation est réalisée par le tournage ou le brassage. L'injection d'air ou la ventilation forcée est réalisée en poussant ou en tirant l'air à travers la masse de compostage. L' injection sert souvent avec l'agitation. Les systèmes de compost "fermés" individuels peuvent dépendre entièrement de l'agitation ou de l'injection ou des deux.

Parmi les technologies de compostage, l'andaineuse et la ventilation forcée font habituellement partie des catégories des systèmes "ouverts" puisqu'ils ne vent pas normalement renfermés dans une structure. Cela n'empêche pas de situer l'exploitation ou l'activité dans un abri ou un bâtiment. Ces deux systèmes utilisent des piles allongées, des andains pour gérer le matériau de compostage.

Les systèmes de compostage "en milieu fermé" peuvent être classés comme des systèmes "confinés" puisque le compost est mélangé mécaniquement dans une structure. Bon nombre de ces systèmes utilisent une "enceinte" pour effectuer le mélange mécanique du compostage et les autres étapes vent effectuées en andains. Ces combinaisons vent appelés des systèmes hybrides.

 

 

4.0 Paramètre de l'exploitation et de la réglementation

Afin de mieux comprendre la description des paramètres d'exploitation et de réglementation, il faut expliquer brièvement le compostage. Deux étapes de l'activité biologique vent associées au compost. La première est l'étape active où un taux élevé d'activité biologique se produit. La température de la masse de compostage augmente à 60 degrés Celsius. Pendant cette période, la matière facilement biodégradable est décomposée et transformée en des composantes moins faciles à dégrader. Pendant ce procédé, la température de la masse diminue en raison du ralentissement de l'activité microbienne. Cette deuxième étape est celle de la maturation et prend fin lorsque le matériau atteint le degré de stabilité exigé. Un élément important dont il faut tenir compte lors de l'évaluation d'un système de compostage, c'est donc que le procédé du compostage est terminé uniquement après l'étape de maturation.

4.1 Durée

Le procédé du compostage est terminé lorsque la masse a été stabilisée au point où elle peut être entreposée sans nuire et où elle peut servir sans entraver la croissance des plantes. La période de maturation est particulièrement importante parce quelle doit être assez longue pour que le matériau de compostage ait atteint le niveau final de stabilité.

La durée du procédé de compostage dépend de la nature des déchets et du système employé. Par exemple, le compostage des débris des pares et des cours, y compris l'herbe de tonte et les feuilles, avec une quantité équilibrée de substances nutritives de carbone et d'azote (C / A), peut être réalisé dans une période de quatre à huit semaines. Le compostage des feuilles sans un taux redressé suffisant de carbone et d'azote peut nécessiter jusqu'à deux à trots ans. Les déchets solides municipaux sans ou avec des boues d'égout peuvent prendre de huit à 24 semaines. Les boues d'égout seules (suffisamment gonflées) peuvent prendre de six à huit semaines. Le fumier d'animal et les déchets de transformation des aliments (qui ont bien été gonflés) peuvent prendre de six à dix-huit semaines pour produire du compost.

4.2 Températures

À moins d'un problème évident, aucun effort n'est nécessaire pour assurer une température adéquate. La pile atteint la température la plus haute, soit de 55 à 60 degrés Celsius, lorsque l'activité microbienne est la plus élevée. La température de la pile augmentera rapidement puisque c'est l'étape la plus active de l'activité microbienne, c'est-à-dire l'étape thermophile.

L'activité microbienne et la température finiront par diminuer. Ce retour à la température ambiante est désignée l'étape mésophile.

Normalement, la température la plus élevée est atteinte dans les dix premiers jours du compostage. Elle retourne ensuite au niveau de température initiale sur une période de six à huit semaines, selon la nature du matériau.

Une température trop élevée de la pile nuit à l'activité microbienne. II faudra peut-être prendre des mesures pour baisser la température selon le type de système utilisé. La méthode habituelle consiste à augmenter la vitesse et la portée de la ventilation.

Dans le cas d'une hausse trop lente ou d'aucune hausse de température, l'activité microbienne n'est pas suffisante. Le contrôle des mauvaises herbes et des pathogènes exige le maintien des températures thermophiles pour une certaine période. Une augmentation insuffisante de la température peut être causée par un problème fonctionnel ou autre.

4.3 Humidité

Idéalement parlant, l'humidité devrait être de 45 à 55 pour 100. Si l'humidité de la masse est de huit pour cent ou moins, l'activité microbienne cessera. Trop d'humidité empêche l'approvisionnement d'air aux microbes. C'est pourquoi il faut ajouter des agents gonflants, tels que des copeaux de bois, de la paille ou des feuilles, aux déchets dont l'humidité est élevé, tels que les déchets de conserve, les boues d'égout et le fumier frais.


4.4 Oxygène

Bien que le compostage soit possible sans oxygène (systèmes anaérobies) les systèmes de compostage qui utilisent l'oxygène (systèmes aérobies) vent jugés plus efficaces, plus fiables et plus tolérants aux changements soudains de conditions environnementales. Les systèmes aérobies risquent moins de créer des conditions nuisibles telles que des mauvaises odeurs.

Les odeurs nauséabondes dégagées par la masse de compostage peuvent être un signe que la quantité d'oxygène dans la pile n'est pas suffisante. Une hausse lente de température pendant l'étape active du compostage ou une chute imprévue de la température au cours des étapes ultérieures vent une autre indication que la pile doit être mieux mélangée pour quelle obtienne un approvisionnement supplémentaire d'oxygène. Les autres signes comprennent le ralentissement de la décomposition de la matière organique et l'absence des changements physiques prévus de la masse de compostage.

Dans la pratique, le taux de ventilation devrait être déterminé à la suite d'expériences effectuées sur les déchets à composter. Si la ventilation est assurée au moyen de l'andainage des déchets, il faut tenir compte de la fréquence de l'andainage pour obtenir une quantité adéquate d'oxygène. Pour les systèmes de compostage qui utilisent la ventilation forcée, le taux et le volume de l'air produit vent le principal facteur dont il faut tenir compte.

Bien qu'il soit possible d'accélérer le compostage en ajoutant de l'oxygène pur au flux d'air d'entrée, il est peu probable que les avantages d'une telle option en compenseraient les coûts.

4.5 Besoins de nutriments

Les organismes qui créent le compost, comme tous les organismes vivants, ont besoin d'humidité, d'air et d'une source de nutriments. Les nutriments les plus importants à donner aux microbes dans une masse de compost vent le carbone et l'azote. Les autres nutriments comprennent le cobalt, le manganèse, le magnésium et le cuivre qui devraient être présents en plus petites quantités. Le calcium peut être aussi un élément important pour permettre à la pile de résister aux changements du niveau d'acidité (pH). L'azote est probablement le seul nutriment à ajouter pour assurer un rapport carbone / azote adéquat.

Les nutriments doivent être présents sous une forme utilisable ou digestible par les microbes. Certaines substances seront très résistantes au processus de décomposition du compostage, même dans des conditions idéales. Ces substances peuvent comprendre le bois, la paille et le papier ainsi que les plumes et les crustacés.

 

Tableau 1. Le ratio carbone/azote pour certains matériaux de compostage

 

Matériaux de compostage Ratio carbone/Azote

 

Fumier de poule >10

 

Fumier de poule (litière) 13-18

 

Fumier de bovin 20

 

Fumier de cheval 25

 

Fumier de pailleux 25-30

 

Matières végétales vertes 7

 

Gazon 12-25

 

Foin 15

 

Feuilles 45

 

Paille 100

 

Tourbe 30-50

 

Bois de taille 100-150

 

Sciure 100-500

 

Paper/carton 200-500

 

Déchets de jardin 20-60

 

Déchets de cuisine 12-20

 

Ordures domestiques 30-40

 

Boues d'épuration 11

 

Source: Jacques Petit, Compost: Théorie et pratiques, Éditions de l'oiseau moqueur


L'expérience a démontré, qu'à l'exception du carbone et de l'azote, la plupart des déchets organiques contiennent les quantités et les pourcentages de nutriments exigés pour le compostage. Le rapport idéal de carbone d'azote est de 25 à 30 parties de carbone pour une partie d'azote. Le compostage ralentit à mesure que le rapport dépasse ce niveau.

4.6 Grosseur des particules

En théorie, plus la particule est petite, plus rapide est le taux de décomposition. Toutefois, en-deçà d'une grosseur minimale, ce principe ne s'applique plus, puisque l'espace aérien fourni par les particules procure de l'oxygène pour le compostage. Dans le cas des matériaux rigides tels que les copeaux de bois, la grosseur optimale est de 5 à 7,5 centimètres. La grosseur maximale pour les matières végétales verses, telles que les déchets d'aliments et de fruits et l'herbe de tonte, ne devrait pas dépasser 5 centimètres tandis que la grosseur maximale peut atteindre 15 centimètres.

4.7 Mélanges

Pour assurer une décomposition uniforme dans toute la masse de compostage, il importe d'assurer un bon mélange. Le mélange assure l'exposition de tout le matériau de compost dans des conditions qui détruiront les pathogènes. Pour le compostage aérobie, le mélange renouvelle l'oxygène dans les espaces entre les particules, ce qui est essentiel au compostage. Le mélange réduit également l'humidité excessive de la masse de compostage.

4.8 Acidité (pH)

Habituellement, le pH diminue à environ cinq dès que les conditions de compostage ont été établies. Cette première chute est bientôt suivie d'une augmentation progressive qui se pour-sui jusqu'à un niveau d'environ 8,5. Il n'est pas nécessaire d'ajouter de la chaux durant le compostage. La seule exception cependant pouvant être le compostage des déchets de fruits, car la chute initiale pourrait être un peu moins élevée. L'ajout de chaux peut toutefois améliorer la condition physique de la masse de compostage en améliorant la porosité et la texture de la pile.

 

 

5.0 Lignes directrices régissant le choix d'un emplacement

5.1 Des distances de sécurité vent nécessaires afin de minimiser les conflits environnementaux possibles entre l'utilisation des terres non conformes, ainsi que pour minimiser les problèmes causés par les odeurs et pour assurer l'intégrité des nappes d'eau souterraine.

 

Tableau 2. Distances des sécurité

 

  Distances de sécurité
Limites fonciere:  
maison 400m
bâtiment commerciale 300m  
bâtiment industrielle 300m
ferme 100m
   
Chaussées:  
droit de passage d'un chemin local,
route collectrice ou de grande communication
50m
   
Cours d'eau:  
rivières/ruisseaux 150m
puits privés 150m
lacs 300m
   
Zone tampon:  
zone tampon minimal entre la limite de
l'installation et la propriété le plus près
30m

 

Les chiffres ci-dessus représentent les distances de sécurité recommandées; toutefois, celle-ci peuvent être modifiées, si l'inspecteur de l'environnement le juge nécessaire pour qu'un projet soit acceptable en ce qui a trait à l'environnement. Les modifications dépendront du type de matériau à composter, de l'emplacement des installations de compostage et des modalités de fonctionnement.

5.2 L' installation de compostage ne doit pas être située dans les zones inondables ni dans les zones où la nappe d'eau phréatique élevée saisonnière est moins d'un (1) mètre de la nappe d'eau souterraine ou là où la profondeur minimale jusqu'au soc rocheux est moins de 1.5 mètre.
5.3 L'installation de compostage ne doit pas être située à l'intérieur d'un bassin hydrographique protégé tel que défini par la Loi sur l'assainissement de l'eau.
5.4 L' installation de compostage doit être établi sur une surface dont la pente se situe entre 1 p. 100 et 6 p. 100.
5.5 Le Partisan doit obtenir une lettre de conformité de l'agent d'aménagement de la municipalité ou de la Commission d'Urbanisme indiquant que le projet en question est conforme aux règlements locaux d'urbanisme relativement aux dispositions d'utilisation des terres adoptées pour la région en vertu de la Loi sur l'urbanisme.
5.6 Le Partisan doit aviser le(s) propriétaire(s) des propriétés situées en dedans d'un demi (1/2) kilomètre du site de compostage proposé, avant qu'un agrément soit émis.
 

6.0 L'Opération

Les présentes lignes directrices s'appliquent aux activités et aux opérations de compostage à l'exception du compostage d'arrière-cour. Il faut obtenir l'agrément avant de construire une nouvelle installation de compostage ou d'agrandir une installation déjà en place, et avant d'exploiter cette installation. Il faut également obtenir un certificat d'agrément pour les installations de compostage existantes après que celles-ci ont été évaluées par un inspecteur de l'environnement.

En plus des conditions de l'agrément délivré par le ministère de l'Environnement, les bâtiments et ouvrages connexes à l'installation à compostage doivent répondre aux exigences des organismes de réglementation fédéraux, provinciaux ou municipaux chargés de la conception, des normes de santé, d'hygiène, de sécurité et de qualité de l'eau. Si les activités de compostage cessent, des efforts doivent être entrepris pour éviter tout dommage à l'environnement.

6.1 L'installation de compostage doit être bien exploitée à la satisfaction d'un inspecteur de l'environnement.
6.2 L'exploitation d'une installation de compostage doit être assez sécuritaire pour empêcher le dépôt illégal et le vandalisme.
6.3 Si l'installation de compostage comporte un mélange, ce procédé doit être effectué dans un endroit, approuvé par l'inspecteur de l'environnement, qui permet la collecte des lixiviats en vue de les recycler dans la pile de compost.
6.4 Le produit de compost jugé inutilisable doit être transporté dans un lieu d'élimination désigné.
 

7.0 L'Agrément

Un agrément sera délivré pour les installations dont les lieux et les pratiques vent conformes aux conditions et aux recommandations énoncées dans les présentes lignes directrices.

Les projets de compostage doivent faire l'objet d'une inspection et d'une étude par le ministère de l'Environnement. La délivrance d'un agrément sera conditionnelle à une inspection du lieu et aux renseignements fournis dans un formulaire de demande rempli. Ces renseignements vent les suivants (voir demande ci-annexée):

  • Nom et adresse du promoteur.
  • Description par écrit des méthodes de compostage, de l'équipement utilisé et de la gestion du lieu.
  • Type et quantité de déchets à composter, source de matières brutes, agents gonflants et méthodes de contrôle des lixiviats.
  • Connaissance et expérience du promoteur en matière de compostage et stratégie de commercialisation du produit final.
  • Emplacement de l'activité de compostage proposée indiqué sur une carte à une échelle de 1:12500 ou un croquis équivalent indiquant les distances de sécurité par rapport aux lieux suivants:
    - fermes
    - puits privés
    - zones industrielles
    - zones résidentielles
    - emprise du chemin local
    - emprise de routes collectrices et de grande communication
    - cours d'eau
    - limites foncières
    - zones commerciales
    - limites d'un bassin hydrographique
  • La pente du terrain autour de l'emplacement proposé pour l'installation de compostage.

 

 

8.0 Conclusion

Les technologies et les principes de base décrits plus haut peuvent être appliqués aux exploitations de compostage agricole, municipal et commercial / industriel. Les caractéristiques de chaque type de déchets détermineront la meilleure approche à adopter pour ce matériau. Il ne fait aucun doute que les matériaux organiques bien transformés peuvent être compostés. Le succès du compostage dépend du choix d'un bon emplacement et de conditions d'exploitation propices.