Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Les zones naturelles protégées sont un patrimoine précieux pour les gens du Nouveau-Brunswick. Elles sont des réserves naturelles qui sont protégées en vertu de la Loi sur les zones naturelles protégées. Les premières zones naturelles protégées ont été désignées en 2003. Trente d’entre elles avaient antérieurement été protégées comme aires de conservation ou réserves écologiques, pour ensuite être converties en zones naturelles protégées.

Les zones naturelles protégées sont des refuges qui permettent à la nature d’exister avec un minimum d’interférence humaine. On y trouve une diversité de faune et de flore à travers un mélange de forêts, de lacs, de rivières, de ruisseaux et de terres humides. Les zones naturelles protégées permettent aux forêts de vieillir et de conserver leurs caractéristiques d’origine, tels les arbres morts encore debout ou les troncs d’arbre en décomposition laissés au sol. Ces éléments d’habitat sont importants pour de nombreuses espèces fauniques, qu’il s’agisse de la martre d’Amérique ou de papillons. Riches en biodiversité, les zones naturelles protégées sont reliées aux gens et aux collectivités par leur valeur culturelle, spirituelle et esthétique. Elles apportent également des bienfaits écologiques comme le contrôle des crues, l’assainissement de l’air et de l’eau et la préservation d’espèces rares.

Bien que les citoyens puissent continuer de jouir de la nature en pratiquant des activités telles que la randonnée pédestre, le camping et la chasse, les activités industrielles et les loisirs à fort impact y sont restreints. Ces secteurs offrent également des secteurs naturels pouvant servir à des fins de recherche scientifique et d’éducation.

Il y a deux classes de zones naturelles protégées où différentes restrictions s’appliquent. La majorité des nouvelles zones naturelles protégées sont désignées comme zones de classe II, permettant ainsi d’y pratiquer des activités récréatives à faible impact. La désignation plus restrictive de classe I est réservée aux zones où les espèces végétales ou fauniques qui s’y trouvent sont jugées trop sensibles pour soutenir une perturbation. Une telle zone au sud de Perth-Andover a été désignée durant la planification du projet de la route transcanadienne. Le tracé des travaux de construction routière a été modifié de manière à contourner cette forêt de feuillus exceptionnellement riche qui est maintenant une zone naturelle protégée de classe I.