Gouvernement du Nouveau-Brunswick

 

Pendant l'hiver, tandis que la neige s'accumule, les cerfs de Virginie se regroupent dans des aires d'hivernage, connues généralement sous le nom de « ravages ». Ces aires d'hivernage se trouvent normalement dans des peuplements de résineux matures, où les animaux sont abrités du vent, de la neige et sont protégés contre la déperdition de chaleur.

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Le Nouveau-Brunswick gère activement plus de 800 aires d’hivernage (290 000 hectares) réservées au cerf de Virginie, susceptibles d'offrir une protection hivernale à 50 000 cerfs, même si un nombre moindre fréquente les terres de la Couronne de nos jours.

Le gouvernement exige qu'une superficie déterminée soit réservée comme habitat pour le cerf de Virginie sur chacun de ses dix permis de coupe.

Des plans de gestion sont préparés pour chaque aire d’hivernage afin de servir de guide lors de la récolte de bois et des activités de sylviculture pour que celles-ci soient bénéfiques pour les cerfs.

La température et les conditions d'enneigement varient d'une région à l'autre de la province, si bien que les titulaires de permis de coupe doivent prévoir un habitat tant pour des conditions hivernales modérées que rigoureuses.

Le Nouveau-Brunswick a une riche histoire d’exploitation forestière. Mais saviez-vous que les bûcherons qui ont récolté notre forêt mature au cours du siècle dernier ont aidé nos cerfs de Virginie?

L’exploitation a dégagé la vieille forêt et créé de meilleurs endroits où brouter. Avec cette source de nourriture fraîche – des pousses tendres et des branchages – le troupeau a grossi rapidement.

À l'automne, le cerf de Virginie se nourrit de végétation de broutage comme les framboises, le trèfle et d'autres plantes qui demeurent vertes longtemps en automne. Le cerf se nourrit aussi de pommes, de faînes et d'autres produits dérivés des plantes qui se présentent et sont à sa portée.

Au début de l'hiver, alors que la neige recouvre le sol, l'animal se nourrit des pousses de feuillus et de tiges de cèdre, présents dans les peuplements de conifères où le cerf se réfugie pour se protéger contre les rigueurs hivernales.

Puisque le Nouveau-Brunswick se trouve à la limite nordique de l'aire de répartition du cerf de Virginie, la disponibilité d'un couvert forestier susceptible d'offrir un refuge contre l'hiver, à proximité d'une végétation de broutage, peut être un facteur déterminant pour sa survie.

Les aires d'hivernage se situent d'ordinaire sur des versants orientés vers le sud ou le sud-est, qui offrent une protection contre les vents dominants et optimisent l'exposition à l'énergie des rayons du soleil. En règle générale, les aires d'hivernage du cerf se trouvent dans des peuplements d'épinette et de sapin, parsemés de cèdre, dont le couvert présente habituellement une fermeture se situant entre 50 et 70 p. 100.

Le cerf crée un vaste réseau de pistes dans l'aire d'hivernage, ce qui réduit d'autant l'énergie requise pour se déplacer et l'aide à fuir les prédateurs.

Compte tenu de la grande importance des aires d'hivernage pour la survie du cerf de Virginie au Nouveau-Brunswick, le ministère du Développement de l'énergie et des ressources demande aux entreprises forestières de réserver à ce type d'habitat une partie des terres de la Couronne dont elles assurent la gestion, afin d'aider à soutenir notre population de cerfs de Virginie.