Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Le puceron du nerprun est répandu dans le centre et l'est du Canada. Il passe l'hiver sur plusieurs espèces de nerprun comme le nerprun à feuilles d'aulne, le nerprun commun et la bourdaine. Il peut aussi hiverner sur certaines espèces de solanacées, de crucifères, de polygonacées et de labiacées.

 

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Description
Cet insecte est le plus petit des pucerons qui s'attaquent aux pommes de terre; il mesure de 1,2 à 2 mm de longueur au stade adulte. Son corps est jaune citron ou vert, aplati et de forme ovoïde; la partie caudale de l'abdomen comporte moins de dix soies, et l'antenne n'a pas de tubercules proéminents. La tête et le thorax de l'insecte ailé adulte sont d'une couleur frappante qui varie de brun foncé à noir.

Cycle évolutif
Le puceron du nerprun hiverne à l'état d'oeuf sur les buissons de nerprun. Au printemps, il quitte ces buissons pour envahir d'abord des mauvaises herbes, puis les pommes de terre vers le milieu de juillet. À la fin de l'été, les mâle et les femelles ailés font leur apparition et s'installent sur le nerprun. Les femelles ailées donnent naissance à des formes sexuelles aptères, qui s'accouplent et déposent les oeufs d'hiver

Dommages aux cultures
Le puceron du nerprun infeste les feuilles basses des plants de pomme de terre. Il est rare que les populations soient assez élevées pour affaiblir la culture et diminuer le rendement des pommes de terre. Les populations sont habituellement localisées en été, mais cette espèce peut présenter le plus grand nombre de pucerons dans les champs de pommes de terre et s'étendre dans l'ensemble du champ lorsque l'été est sec.

Le puceron du nerprun est un bon vecteur du virus Y de la pomme de terre.

Lutte antiparasitaire
Dépistage — On établit la population de ces pucerons en comptant le nombre d'insectes présents sur les feuilles. Dans l'est du Canada, il est rarement économique de détruire le puceron pour empêcher uniquement qu'il endommage directement les plants. En conséquence, le seuil d'intervention empirique est très élevé. Au Nouveau-Brunswick par exemple, le seuil d'intervention est la découverte de 150 pucerons par trois feuilles composées par plant et une infestation de 80 % des plants.

Pratiques culturales — On a proposé de faire disparaître les nerpruns dans les zones de culture des pommes de terre, mais l'impact de cette mesure n'a pas encore été évalué.

Lutte chimique — Il faut appliquer un insecticide recommandé lorsque les populations augmentent beaucoup et rapidement. Le puceron du nerprun est sensible à un plus grand nombre d'insecticides que les autres pucerons qui s'attaquent aux pommes de terre. Toutefois, comme il se tient de préférence sur l'envers des feuilles basses, il peut être plus difficile à atteindre. Les insecticides chimiques constituent néanmoins le seul moyen accessible pour détruire les pucerons du nerprun lorsque les populations sont assez denses pour compromettre le rendement ou pour augmenter la propagation d'une maladie virale.