Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Quand Samuel de Champlain et d'autres Européens ont commencé à explorer ce qui allait devenir le Nouveau-Brunswick, au début du XVII e siècle, ils ont fait la rencontre des Malécites (Wolastoqiyik) et des Mi'kmaq. Ces peuples autochtones habitaient la région et vivaient en bordure des rivières et de la côte. Les Français ont établi des hameaux de colonisation en amont de la baie de Fundy et de la vallée du fleuve Saint-Jean, jusqu'à l'actuelle ville de Fredericton. Les Français ont alors nommé Acadie toute la région des Maritimes.

La région a été un lieu d'affrontement pendant les nombreux conflits qui ont opposé les empires coloniaux britanniques et français de la fin du 17 e siècle au début du 18 e siècle. La région a été cédée à l'Angleterre en 1710. Après la défaite finale des Français en 1755, plus de 5 000 Acadiens ont été déportés par les Britanniques des terres qu'ils habitaient. Certains se sont réfugiés sur ce qui était à l'époque le littoral inhabité et éloigné du golfe Saint-Laurent et de la baie des Chaleurs. Des établissements acadiens s'y sont développés et ont prospéré Cette région s'appelle aujourd'hui la Péninsule acadienne.

En 1783, des réfugiés demeurés fidèles à la Couronne britannique ont commencé à débarquer en grand nombre à l'embouchure du fleuve Saint-Jean, qui faisait alors partie de la province de la Nouvelle-Écosse. Ces réfugiés fuyaient la persécution qui a suivi la Révolution américaine et provenaient d'endroits aussi éloignés que la Géorgie, au sud, et que le Massachusetts, au nord. Ces réfugiés n'étaient pas tous d'origine britannique, car ils se composaient également d'Allemands, de Hollandais et de Loyalistes noirs. Parmi ces derniers, il y avait un certain nombre d'esclaves affranchis, mais un petit nombre de Loyalistes ont amené avec eux, au Nouveau-Brunswick, des esclaves.

Le mécontentement à l'égard du gouvernement de Halifax ont fait en sorte que les régions situées au nord de la baie de Fundy ont été regroupées et ont formé la nouvelle province du Nouveau-Brunswick, en 1784. En 1785, les réfugiés sont si nombreux à avoir débarqué à l'embouchure du fleuve Saint-Jean et à s'y établir, que le roi a accordé une charge pour fonder la nouvelle ville de Saint-Jean, la première ville canadienne à être constituée en municipalité. La capitale de la nouvelle province allait être Fredericton, 114 km en amont sur le fleuve Saint-Jean.

Les Écossais et les Irlandais ont commencé à arriver au Nouveau-Brunswick au début du 19 e siècle. Fuyant la grande famine causée par la maladie de la pomme de terre en Irlande, un grand nombre d'Irlandais sont arrivés dans la région de Saint-Jean et de la rivière Miramichi dans les années 1840. L'immigration ultérieure s'est composée de quelques centaines de colons danois dans les années 1870, dont les collectivités du comté de Victoria sont toujours bien vivantes aujourd'hui. Un nombre important d'immigrants juifs sont arrivés dans la province par le port de Saint-Jean, à partir des années 1890 et jusqu'au début de la Première Guerre mondiale. Un certain nombre de ces immigrants sont demeurés sur place et ont formé des communautés juives à Saint-Jean, Moncton et Fredericton. De même, au cours des cent dernières années, des communautés italiennes, grecques, libanaises, chinoises, coréennes, vietnamiennes, indiennes, pakistanaises et africaines se sont établies dans les grandes villes de la province.

Avec l'Ontario, le Québec et la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick a fait partie des provinces fondatrices du Dominion du Canada, en 1867. En tant que partie intégrante du Canada, il a reçu un flux d'immigrants plus faible en provenance de tous les coins du monde. Aujourd'hui, la province s'enorgueillit d'une population variée et de plus en plus multiculturelle.

 

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