Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Les noms des récipiendaires 2010 de l'Ordre du Nouveau-Brunswick ont été rendus publics dans le cadre des célébrations de la fête du Nouveau-Brunswick..

L'Ordre vise à reconnaître des résidents actuels du Nouveau-Brunswick, ou d'anciens résidants de longue durée, qui ont accompli des réalisations peu communes dans tout domaine et qui ont contribué de façon exceptionnelle au mieux-être de la province et de sa population sur le plan social, culturel ou économique.


 

Biographies des récipiendaires

 

Dawn Arnold

Début
DawnArnold

Mme Dawn Arnold est une passionnée des mots. Son enthousiasme contagieux pour la littérature s’harmonise parfaitement avec son poste d’organisatrice principale du Festival littéraire international Northrop Frye, qui a lieu chaque année, à Moncton.

Depuis les débuts du Festival Frye en 1999, Mme Arnold est une bénévole infatigable. Grâce à ses efforts incessants, le Festival est l’une des activités littéraires les plus réussies et les plus populaires du Canada.

Depuis plus de dix ans, le Festival rassemble des auteurs locaux, nationaux et internationaux, et des spectateurs de tout âge pour célébrer la littérature de façon unique et bilingue.

Sous la direction de Mme Arnold, le Festival Frye attire aujourd’hui plus de 17 000 participants chaque année. Mme Arnold a également réussi à intéresser les écoles, les entreprises, et la collectivité à la mission du Festival qui consiste à favoriser la découverte et le plaisir de la lecture.

L’engagement de Mme Arnold à nourrir l’imagination des Néo-Brunswickois de tout âge a également permis l’expansion fructueuse du programme jeunesse du Festival. Lors des activités de 2010, 10 000 étudiants du Nouveau-Brunswick ont eu la chance d’accueillir dans leur salle de classe, leur bibliothèque ou leur auditorium, un auteur reconnu du Festival Frye.

Mme Arnold se consacre au mieux-être social et physique de sa collectivité de différentes autres façons. En effet, elle est membre de la direction de Vitality Moncton, où elle a créé et mis en œuvre un club de course pour les enfants unique en son genre. Elle a aussi fait partie du conseil d’administration du Théâtre Capitol.

Mme Dawn Arnold est admise à l’Ordre du Nouveau-Brunswick pour son leadership dans la promotion du plaisir qu’apporte la littérature aux Néo-Brunswickois de tout âge, et ce, dans les deux langues officielles.

 

Wayne Brown

Début
WayneBrown

M. Wayne Brown, leader de renom et respecté de tous, a travaillé avec diligence à l’amélioration des conditions économiques et sociales de sa communauté, la Première nation de St. Mary’s.

À titre de directeur des sports, des loisirs et des ressources culturelles de la Première nation de St. Mary’s, M. Brown a joué un rôle déterminant quant à l’aménagement d’installations sportives de première classe dans sa communauté. Grâce à ses efforts, la communauté de St. Mary’s a été l’hôte du Championnat canadien de balle molle pour femmes en 1994, une première pour une communauté des Premières nations du Canada. De plus, M. Brown a aussi été président des Jeux autochtones d’été Nouveau-Brunswick en 1983 et en 1987. Il a été entraîneur de l’équipe masculine senior de balle rapide de St. Marys’, les Labatt Braves. Ces derniers ont été la première équipe du Canada atlantique à participer aux Jeux autochtones de l’Amérique du Nord.  Ils y ont d’ailleurs remporté une médaille de bronze en 1993 et une médaille d’or en 1995.

M. Brown transmet sa passion envers les sports aux jeunes de sa communauté. De nombreux jeunes ont d’ailleurs profité de l’entraînement qu’il leur a donné et ont connu du succès sur la scène sportive locale, nationale et internationale.

À titre de directeur du développement économique pour le conseil de bande de St. Mary's, M. Brown a dirigé ses efforts afin de concrétiser sa vision d’une communauté autosuffisante.  Il a réussi, entre autres, à négocier un accord tripartite à des fins fiscales avec le gouvernement du Nouveau-Brunswick, ce qui a permis à sa communauté de réaliser le projet du St. Mary’s Entertainment Centre. Il a géré la planification et la construction du complexe, qui emploie aujourd’hui 134 personnes. Il a également pris part à la planification, au développement et à la construction du centre commercial et complexe de bureaux Kchikhusis, qui regroupe un supermarché et une station-service et qui emploie actuellement 130 personnes.

M. Brown est membre du Temple de la renommée de la Fédération internationale de softball, du Temple de la renommée de Softball Canada ainsi que du Temple de la renommée de Softball Nouveau-Brunswick, et son nom est inscrit sur le mur de la renommée sportive de Fredericton.

M. Wayne Brown est admis à l’Ordre du Nouveau-Brunswick en reconnaissance de son travail au chapitre de la consolidation de la structure sociale et de la situation financière de sa communauté, et ce, par l’entreprise des sports, du développement de l’infrastructure et du mentorat qu’il offre aux  futurs leaders.

 

Pamela Coates

Début
PamelaCoates

Pamela Coates travaille avec acharnement depuis plus de deux décennies afin de sensibiliser la population à la situation des Canadiens moins favorisés et d’améliorer leur qualité de vie. Mme Coates a tiré profit de son expérience de mère chef de famille en difficulté pour devenir l’une des militantes néo‑brunswickoises les plus engagées à la cause des démunis.

Elle a fondé tour à tour la banque alimentaire du quartier nord de Saint John, de même que l’organisme d’entraide « One Voice for All », pour lequel elle a obtenu la Médaille de la paix du YMCA en 1995.

Élue présidente de l’Organisation nationale anti-pauvreté (ONAP) en 1996, elle a aussi organisé la première conférence du Canada atlantique pour les pauvres.

En 1998, l’Université du Nouveau‑Brunswick à Saint John lui a décerné un doctorat honorifique en lettres pour le travail inlassable qu’elle a accompli en faveur du mouvement anti-pauvreté. Vers la fin de cette même année, Mme Coates a prononcé un discours aux Nations Unies, à Genève, en Suisse, au nom des démunis du Canada.

Mme Coates a aussi joué un rôle important dans la mise en œuvre de l’option du dépôt direct pour les prestataires d’aide au revenu, permettant ainsi aux Néo-Brunswickois de recevoir cette aide financière en toute dignité.

Dernièrement, Mme Coates a contribué considérablement à l’élaboration de la Stratégie de réduction de la pauvreté du gouvernement du Nouveau‑Brunswick.

Pamela Coates reçoit l’Ordre du Nouveau‑Brunswick pour son engagement envers l’éradication de la pauvreté et sa participation à la croissance de l’autonomie des Néo-Brunswickois et à l’amélioration de leur qualité de vie.

 

Reuben Cohen

Début
ReubenCohen

M. Reuben Cohen, par son immense contribution pendant plus de 60 ans à l’éducation, aux arts et aux activités communautaires, lègue un héritage impérissable à sa ville natale, Moncton, et aux provinces de l’Atlantique.

M. Cohen a commencé à pratiquer le droit en 1945 après l’obtention de son diplôme en droit de l’Université Dalhousie en 1944.

Il a travaillé avec succès à la pratique du droit et auprès des conseils d’administration de plusieurs grandes compagnies. Il est aussi devenu un philanthrope passionné. M. Cohen a dirigé de main de maître les campagnes de financement de nombreux organismes communautaires, y compris le YMCA du Grand Moncton, les amis de la Fondation de l’hôpital de Moncton inc., et le Club Rotary de Moncton.

M. Cohen occupe en ce moment le poste de chancelier émérite de l’Université Dalhousie. Il a obtenu plusieurs doctorats honorifiques, notamment de l’Université de Moncton (1973), de l’Université Acadia (1983), de l’Université St.Thomas (1985), de l’Université du Nouveau‑Brunswick (1988), de l’Université Dalhousie (1988) et de l’Université Mount Allison (2003). 

Il a été l’ami et le bienfaiteur des universités des provinces de l’Atlantique. Ses contributions continuent d’ailleurs à profiter énormément aux étudiants de la région.

M. Cohen a été nommé Membre de l’Ordre du Canada en 1979, Officier en 1990, et Compagnon de l’Ordre en 2001.

M. Reuben Cohen est admis à l’Ordre du Nouveau‑Brunswick pour sa contribution à l’avancement de l’excellence universitaire au Canada atlantique et pour le succès de ses activités communautaires à Moncton, sa ville natale.

 

Evérard Daigle

Débit
EverardDaigle

M. Evérard Daigle a consacré plus de 50 ans à promouvoir sa vision de prospérité sociale, culturelle, et économique pour la ville de Grand-Sault.

Durant les années 1950 et 1960, M. Daigle était un entrepreneur plein d’avenir en plus d’être un producteur de pommes de terre. Pendant cette période, il a ouvert des commerces, à savoir, Daigle Motors ltée et un magasin Canadian Tire.  En outre, il a exploité Valley Lumber ltée, une usine qui comptait 40 employés.

En tant qu’élu, sa participation dans la collectivité a commencé en 1952 lorsqu’il est devenu commissaire scolaire, poste qu’il a occupé pendant 10 ans. En 1960, il a fondé la Chambre de commerce de Grand‑Sault et en a assuré la présidence. En 1961, il a été nommé au conseil d’administration du Conseil économique des provinces de l’Atlantique (CEPA) également en 1961, il à été le président fondateur de le Festival de la Potate.  Membre au 4ieme dégré Chevaliers de Colombs depuis 1955.  Promoteur du Manoir de Grand-Sault en 1977.

Son élection en 1967, en tant que maire de la ville de Grand-Sault, marque le début de sa carrière en politique. Il réalisera cinq mandats consécutifs à ce poste avant de continuer à servir la population comme député à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, et ce, pendant 13 ans.

M. Daigle a fait preuve de détermination et de ténacité extraordinaires durant les périodes où il était maire et député. Ses efforts ont généré de nombreux projets dans la collectivité, tels un parc industriel, une école, des appartements pour les ménages à faible revenu et des infrastructures importantes pour le transport et l’eau.

Il a aussi joué un rôle prépondérant dans l’apport de nouveaux investissements dans la région. D’ailleurs, McCain Foods ltée et Enflo Canada ltée ont établi d’importantes composantes de leur entreprise à Grand-Sault, créant ainsi un grand nombre d’emplois.

En 1973, M. Daigle a été nommé « Personne de l’année » dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick. Il a aussi été élu membre à vie de la Commission des Chutes et de la Gorge du Grand‑Sault en raison de la promotion qu’il a faite des chutes et de la gorge de Grand‑Sault comme attraction touristique et stimulant de l’économie locale.

M. Evérard Daigle est admis à l’Ordre du Nouveau-Brunswick pour son dévouement inébranlable au chapitre de la stimulation et de la prospérité économiques pour les résidants de sa collectivité.

 

Gérard Haché

Début
GerardHache

Gérard Haché est une personne d'une générosité exemplaire, reconnu pour son altruisme. Durant sa longue carrière, ce grand bénévole a défendu de nombreuses causes sociales et économiques, notamment au niveau de l’éducation, la santé et de la paroisse. Son village natal, Saint-Isidore, a grandement bénéficié de son dévouement communautaire.

Après un passage dans les  Forces armées canadiennes, pendant la Seconde Guerre mondiale, M. Haché a entrepris une formation par correspondance et à temps partiel afin de compléter l’éducation reçue à l’école de la paroisse. Cet autodidacte a acquis un bagage de connaissances très large allant de l'aviation, au commerce, et à la gestion des soins de santé.  Il est le fondateur de l’entreprise familiale G.G. Haché & Frères Ltée spécialisée en machineries agricoles, qui a contribué à l’essor économique de Saint-Isidore et même de la Péninsule acadienne.

En 1966, il a présidé la nouvelle commission scolaire no. 7 qui a amalgamé les différents districts scolaires de la région. Il a notamment pris une part active dans la construction d’une école plus fonctionnelle et moderne afin d'offrir une éducation de qualité aux élèves de la région de Saint-Isidore.

En 1995, le diocèse de Bathurst l'approche pour présider sa campagne de financement de 5 000 000 $ pour les besoins du diocèse.  Cette campagne fut un succès.

Bien connu pour son dévouement envers les habitants de sa région, Monsieur Haché a été élu député à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick en 1967. Il s’est alors démarqué pour son soutien aux citoyens et citoyennes les plus défavorisés. Il a particulièrement contribué à l'amélioration des routes, à la gestion des écoles et à la construction d’un nouvel hôpital.

En plus de ses qualités d’homme public, d’homme d’affaires et d’homme politique, il est aussi un homme de foi et de lettres. Il a été nommé membre du comité paroissial pendant 50 ans dont 25 ans à titre du président. 

Deux distinctions mémorables lui ont été décernées : la médaille commémorative du 125e anniversaire de la Confédération du Canada et le grade d’officier de l’Ordre de la Pléiade en reconnaissance de sa contribution significative au bien-être de ses compatriotes et de sa communauté.

Gérard Haché est admis à l’ordre du Nouveau-Brunswick pour son dévouement envers ses concitoyens et sa contribution au développement social et économique de la province.

 

Gerard Losier

Début
GerardLosier

Le Dr Gerard Losier, humaniste, médecin dévoué, est également un militant communautaire passionné et engagé au chapitre de l’amélioration des soins de santé. Beaucoup l’ont d’ailleurs surnommé affectueusement « le médecin qui habite à l’hôpital ». Mariés depuis 1988, Gerard et son épouse, Judy, ont deux fils, Evan et Jantzen.

En sa qualité de médecin de troisième génération, le Dr Losier a su miser sur l’extraordinaire legs de sa famille en matière de services de soins de santé dans la région de Miramichi et, animé par son engagement envers le service aux autres, il a toujours été désireux de rendre à la collectivité ce qu’il a reçu.

Le Dr Losier a proposé la création d’un « poste hospitalier » expérimental visant à recevoir à l’Hôpital régional de Miramichi (HRM) les patients sans médecin de famille. Son esprit novateur et son sens du leadership au chapitre de l’avancement de la prestation des soins médicaux ont mené à l’adoption, par l’HRM, de la « solution hospitalière ». Cette mesure a depuis été retenue par d’autres établissements.

Son engagement à long terme en ce qui a trait à l’assistance aux soins de santé a assuré la survie du service essentiel que constitue l’unité des soins intensifs de l’HRM. Le Dr Losier milite actuellement pour un appareil d’imagerie par résonance magnétique permanent pour Miramichi.

Le Dr Losier se voue résolument, mais avec calme et humilité, à l’amélioration de la qualité de vie de ses concitoyens. Le Dr Losier et son épouse, Judy, ont d’ailleurs versé un don de 1,5 M$ à la Fondation de l’HRM pour d’autres futurs équipements médicaux dans le cadre du Fonds de dotation de la famille Losier.

En 2007, le Dr Losier a reçu le Prix d’excellence en affaires de la Chambre de commerce de Miramichi et plus tôt cette année, le Prix Paul Harris dont la devise est « Servir d’abord ». Il a aussi été nommé Citoyen d’honneur de la Ville de Miramichi en mai 2010. Enfin, il a donné 200 000 $ à son église de toujours, la basilique St. Michael’s de Miramichi.

Le Dr Gerard Losier est admis à l’Ordre du Nouveau‑Brunswick pour son dévouement dans le domaine des soins de santé, son humanisme généreux et ses contributions de valeur pour le mieux-être de la collectivité.

 

Susan Rickards

Début
SueRickards

Mme Susan Rickards est au service du Canada et du Nouveau‑Brunswick depuis plus de 30 ans comme écrivaine, enseignante, militante pour la justice sociale et visionnaire.

Le travail de Mme Rickards a eu une profonde influence aux échelles locale, provinciale et nationale. Sa passion envers les gens marginalisés et démunis de notre société a contribué à l’élaboration de la stratégie du gouvernement fédéral pour la lutte contre l’itinérance en 1998-1999. La stratégie s’est traduite par la mise en œuvre de l’Initiative nationale pour les sans-abri, le plus important programme social communautaire jamais proposé par le gouvernement du Canada.

Mme Rickards a été la porte-parole de milliers de sans-abri au Canada, ou de ceux qui vivent dans des logements pour sans-abri ou à loyer modique. Son talent d’écoute active et son empathie pour les défis et les préoccupations des plus vulnérables de notre société vont de pair avec ses aptitudes à communiquer ses connaissances à l’écrit, ont fait d’elle une figure de proue du secteur de la justice sociale.

En 2007, Mme Rickards a fait partie du groupe d’étude du premier ministre sur le secteur communautaire sans but lucratif. On lui a d’ailleurs confié la rédaction du rapport final intitulé « Un plan d'action - Établir les fondements de l'autosuffisance ». Le gouvernement y reconnaît l’importance du rôle essentiel des organismes sans but lucratif concernant l’inclusion sociale et économique des citoyens vulnérables du Nouveau‑Brunswick. Mme Rickards siège également à de nombreux conseils d’administration d’organismes sans but lucratif.

En outre, Mme Rickards a joué tout récemment un rôle déterminant dans la conception et l’adoption du premier plan de réduction de la pauvreté au Nouveau‑Brunswick. Les documents qu’elle a rédigés témoignent une fois de plus de son habileté à décrire et à exprimer les sentiments des gens.

En sa qualité d’instructrice au département de l’éducation des adultes de l’Université du Nouveau‑Brunswick, au département de travail social de l’Université St. Thomas et au collège Renaissance de l’Université du Nouveau‑Brunswick, Mme Rickards a continué à enseigner et à inspirer de nombreuses personnes selon ses principes axés sur le développement communautaire durable. Elle applique pleinement ses principes en partageant généreusement ses ressources, afin d’aider les autres.

Mme Susan Rickards est admise à l’Ordre du Nouveau‑Brunswick pour son activisme attentionné et son engagement comme citoyenne.

 

Zoël Saulnier

Début
ZoelSaulnier

Zoël Saulnier est bien connu pour son engagement socioculturel et ecclésiastique au Nouveau-Brunswick.  Le père Saulnier, ce passionné de l’Acadie, est un grand promoteur de la littérature acadienne et du patrimoine acadien.

Il se distingue très tôt pour ses accomplissements universitaires, obtient son premier diplôme universitaire à l’âge de 18 ans, et un autre à l’âge de 24 ans en Théologie de l’Université de Laval avec summa cum laude (très haute distinction). Après une expérience pastorale dans le diocèse de Bathurst, il décroche un diplôme d’études supérieures à l’Université d’Ottawa.

Le père Saulnier est un homme fier de son héritage acadien. Son patriotisme s’est d’ailleurs affirmé lors de son passage au sein du Parti Acadien. Il devint également le président d’un comité d’action pour la mise en œuvre d’un conseil scolaire francophone dans la région de Bathurst. Grâce notamment aux efforts de Saulnier, la province a ainsi établi des conseils homogènes dans tout le Nouveau-Brunswick, tout en rendant le bilinguisme un fait réel et tangible dans le système d’éducation.

C’est à ce moment capital dans la vie de Zoël Saulnier et dans l’histoire de l’Acadie  qu’il a fait partie de l’exécutif de la SAANB (Société des Acadiens et des Acadiennes du Nouveau-Brunswick) et accepté de travailler à la mise en place des Etats généraux de l’Acadie qui ont mené à la tenue d’une convention nationale acadienne.

Cet homme prolifique et ambassadeur de la culture acadienne a participé de façon considérable au rayonnement des arts en Acadie. Il a donné sans mesure aux différents comités culturel et social, et a présidé plusieurs organisations. Aujourd’hui encore, il participe activement au Comité d’animation culturelle du patrimoine (CACP) de Tracadie-Sheila, au prix littéraire Antonine-Maillet-Acadie Vie, à la Corporation F.X.  LaFrance et à la Bibliothèque publique de Tracadie-Sheila.  De surcroît, il est le président fondateur de la Fondation Roger Comeau afin d’aider les jeunes de la Péninsule Acadienne atteints de cancer.

En 1999, il a été reçu au Temple de la renommée de Tracadie-Sheila pour sa contribution sociale et culturelle envers la population. En 2002, on lui a remis la médaille du jubilé lors du 50e anniversaire du couronnement d’Élizabeth II alors qu’en 2004, il a été reçu dans l’ordre de la pléiade à titre de chevalier.

Zoël Saulnier est admis à l’ordre du Nouveau-Brunswick pour son dévouement au patrimoine culturel de  l’Acadie, à la langue française et ses efforts continus envers la population du Nouveau-Brunswick.

 

Ruth Stanley

Début
RuthStanley

Ruth Stanley a milité pour l’égalité entre les sexes, les jeunes, les soins de santé et les arts. Son soutien à ces causes repose sur ses fortes convictions de l’importance de l’engagement communautaire, de la promotion et de la préservation du patrimoine culturel et historique du Nouveau‑Brunswick.

Sa vie durant, l’ancienne première dame de la province a été pionnière dans plusieurs domaines. En effet, récipiendaire de la médaille d’or, elle était la seule femme dans sa classe de droit à l’Université McGill l’année où les femmes ont obtenu le droit de pratiquer le droit au Québec. Elle a été admise au Barreau de Montréal en 1945. Elle a été la première présidente du conseil d’administration d’un hôpital au Nouveau-Brunswick et la première femme à devenir membre du Club Garrison de Fredericton.

Mme Stanley connaissait bien les jeunes et savait les encourager. Grâce à son rôle de commissionnaire honoraire des Guides du Canada au Nouveau‑Brunswick, elle a noué des liens avec les jeunes partout dans la province, particulièrement avec les jeunes filles.

Sa détermination et ses aptitudes à la négociation ont permis à cette militante pour l’amélioration des services de santé d’assurer la construction et la modernisation de l’actuel hôpital Memorial de Sackville. Mme Stanley a aussi été présidente honoraire de l’Association canadienne pour la santé mentale (Division du Nouveau‑Brunswick) et croit fermement qu’il faut accorder plus d’attention à ce secteur des services de santé.

Mme Stanley est particulièrement fière d’avoir prêté son concours au soutien de la culture et des arts du Nouveau‑Brunswick. Elle a été présidente de l’Association pour les arts de Sackville, et est présidente honoraire du Conseil du Musée du Nouveau‑Brunswick et membre à vie du Conseil d'artisanat du Nouveau-Brunswick. De plus, et en reconnaissance de son œuvre, Mme Stanley s’est vue décerner un doctorat honorifique de l’Université St. Thomas et un de l’Université Mount Allison.

Ruth Stanley reçoit l’Ordre du Nouveau‑Brunswick pour son soutien considérable et indéfectible aux arts, aux soins de santé et à la promotion de l’égalité entre les sexes.