Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Les noms des récipiendaires 2015 de l'Ordre du Nouveau-Brunswick ont été rendus publics dans le cadre des célébrations de la fête du Nouveau-Brunswick.

L'Ordre vise à reconnaître des résidants actuels du Nouveau-Brunswick, ou d'anciens résidants de longue durée, qui ont accompli des réalisations peu communes dans tout domaine et qui ont contribué de façon exceptionnelle au mieux-être de la province et de sa population sur le plan social, culturel ou économique.


 

Biographies des récipiendaires

 

Camille Normand Albert, Fredericton

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CamilleAlbert

Camille Albert contribue au développement économique, social et culturel du Nouveau-Brunswick depuis plus de 50 ans.

Titulaire d’un baccalauréat ès sciences en ingénierie qu’il a obtenu de l’UNB en 1963, il est devenu membre de l’Association des ingénieurs en 1965 et on lui a accordé le statut de membre à vie en 2000.

M. Albert a amorcé sa carrière à Énergie NB dans le domaine de la construction. En 1960, il est entré au service de Delta Electric Ltd. pour ensuite devenir actionnaire minoritaire de l’entreprise en 1974. À l’époque, il a été un participant actif dans les associations de la construction, où il représentait les intérêts des entrepreneurs-électriciens. En effet, il a été président de la Fredericton Construction Association et de la Fredericton Electrical Association. Il siège actuellement au conseil d’administration de la New Brunswick Merit Contractors Association à titre de directeur.

En 1987, l’entreprise Nova Electric Ltd, qu’il a fondée, a été constituée en société. M. Albert y a occupé le poste de président et directeur général pendant 27 ans avant de prendre sa retraite en mai 2014.

M. Albert a également œuvré au sein du mouvement coopératif. En effet, il a été président de la Fredericton Direct Charge Co-Op et de la York Credit Union, deux entreprises soutenues par la collectivité. La dernière a fusionné avec Omista Credit Union.

M. Albert a aussi été très actif dans l’Ordre des Chevaliers de Colomb. Il est membre fondateur du Conseil 8409, où il a occupé de nombreuses fonctions dont celui de Grand Chevalier. Il sert dans l’Ordre comme Député de District. Il a aussi agi comme maître de 4e degré pour le district du Nouveau-Brunswick. En 2008, on lui a décerné la médaille de mérite, la plus haute distinction de l’Ordre dans la province. Par ailleurs, M. Albert est un ardent défenseur du mouvement pro-vie. Il a aussi participé activement à la campagne de construction d’une nouvelle église francophone à Fredericton. À cet égard, il a occupé le poste de président du Conseil pastoral de la communauté Sainte-Anne-des-Pays-Bas et il s’est investi dans divers engagements laïques, notamment l’enseignement de la catéchèse.

M. Albert a joué un rôle de premier plan pour ce qui est de la prestation de services à la communauté francophone de Fredericton en oeuvrant au sein de nombreux organismes coordonnés par le Centre communautaire Sainte-Anne. À titre d’exemple, il est membre fondateur de la Fondation des bourses d’études Objectif 2000, il a travaillé à la création de la radio communautaire de langue française de la région de la capitale et il a participé à l’organisation des jeux régionaux et de la finale des Jeux de l’Acadie. En outre, il est membre du Club Richelieu de Fredericton depuis 1963 y ayant occupé le poste de président en 1969.

En 2004, il a été récompensé de l’Ordre des Bâtisseurs par la communauté.

M. Albert a également été actif dans la communauté du Grand Fredericton et dans la province du Nouveau-Brunswick de façon générale. Il a été membre du conseil d’administration du bureau local de Jeunes entreprises, membre de la Fondation de l’hôpital régional Dr-Everett-Chalmers, membre de la cérémonie d’engagement de l’ingénieur où les participants reçoivent un jonc – un anneau de fer martelé – ainsi que membre fondateur du Conseil économique du Nouveau-Brunswick.

Camille Albert reçoit l’Ordre du Nouveau-Brunswick pour les qualités de chef dont il a fait preuve en tant qu’entrepreneur, pour son soutien à la communauté francophone, pour son engagement dans le mouvement coopératif et pour ses activités au sein des Chevaliers de Colomb, c’est-à-dire parce qu’il a toujours été un Néo-Brunswickois dévoué qui a œuvré pour le bien de sa province.

 

 

Sœur Arleen Brawley, Saint John

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ArleenBrawley

Sœur Arleen Brawley a donné de l’espoir aux femmes qui tentent de mettre fin à leur dépendance à l’alcool ou à d’autres drogues.

Membre des sœurs de la Charité de Saint John, sœur Brawley a été infirmière durant de nombreuses années. Elle aurait pu facilement prendre sa retraite à l’âge de 65 ans. Elle s’est plutôt inscrite à un cours de conseiller en toxicomanie pour devenir conseillère agréée en abus de drogue et d’alcool. Elle a fondé le Centre de rétablissement Sophia, un centre de traitement non résidentiel de Saint John qui aide les femmes de tous âges, à tous les stades de dépendance, à se rétablir de diverses toxicomanies, dont l’alcoolisme.

Une femme de Saint John à jeun depuis 2011 a dit de sœur Brawley qu’elle est son « ange gardien », en ajoutant : « J’ai trouvé auprès d’Arleen de la compréhension, de l’amour, de la bienveillance et de la compassion. Elle est tenace et n’abandonne jamais personne, même si la situation semble désespérée. » Une autre femme luttant contre la dépression, l’anxiété et l’alcoolisme se souvient de « l’amour inconditionnel » qu’elle a reçu de sœur Brawley à leur première rencontre. Elle est l’une des nombreuses femmes à qui sœur Brawley a fait connaître le programme des 12 étapes des Alcooliques Anonymes.

Sœur Brawley reçoit l’Ordre du Nouveau‑Brunswick pour son abnégation, son humilité, son amour et sa sagesse et pour l’aide apportée à des femmes dans leur lutte contre la toxicomanie.

 

 

Gary Peter Gould, Fredericton

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GaryGould

Gary Gould est un homme de conviction qui lutte depuis plus de 40 ans pour les Autochtones non inscrits et vivant hors réserve.

M. Gould est membre de la Première Nation Malécite et il vit hors réserve depuis 64 ans. Il est né à Saint John d’une mère autochtone non inscrite.

Son nom a été longtemps associé au New Brunswick Aboriginal Peoples Council (Conseil des peuples autochtones du Nouveau‑Brunswick). De 1973 à 1990, il a été cadre supérieur de la New Brunswick Association of Métis and Non‑Status Indians, qui porte maintenant le nom de New Brunswick Aboriginal Peoples Council (NBAPC). Durant sa présidence, de 1976 à 1990, il a été responsable de la construction de l’édifice du NBAPC, rue St. Mary’s, à Fredericton. Il a également supervisé la construction du camp d’été du conseil à Little Lake.

Le dévouement de M. Gould, sa conviction et son sens des affaires sont à l’origine de l’investissement de dizaines de millions de dollars dans le développement socio‑économique pour les Autochtones hors réserve du Nouveau‑Brunswick. En 1985, il a fondé Wabanaki Development Corp., un organisme sans but lucratif. Depuis 1990, il est le directeur général de Skigin‑Elnoog Housing Corp., une société d’habitation sans but lucratif qui possède ou gère maintenant près de 500 logements sociaux dans la province. Sous sa direction, Skigin‑Elnoog a établi un partenariat avec la Maison de transition Gignoo dans le but de construire des logements abordables à Fredericton. Il a également parrainé un accord avec le gouvernement du Nouveau‑Brunswick pour permettre l’inclusion de trois logements de seconde étape à la Maison de transition Gignoo.

M. Gould a participé à toutes les négociations qui ont mené à l’inclusion des articles sur les Autochtones à la constitution canadienne de 1982. Il a participé aux conférences constitutionnelles autochtones de 1982 à 1987. Il a agi à titre de négociateur en chef pour le Conseil national des Autochtones du Canada durant les négociations de l’Accord de Charlottetown en 1992. M. Gould a coécrit Our Land – the Maritimes, qui explique l’histoire et les fondements légaux du titre ancestral dans les Maritimes, ainsi que Broken Promises, un compte rendu historique des deux premières années des conférences constitutionnelles autochtones. Le Law Journal de l’Université du Nouveau‑Brunswick et la Commission royale sur les peuples autochtones ont publié ses textes.

M. Gould a reçu la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II pour ses contributions au Canada.

Gary Gould reçoit l’Ordre du Nouveau‑Brunswick pour sa défense des Autochtones non inscrits et vivant hors réserve au Nouveau‑Brunswick et dans le reste du Canada.

 

 

Révérend Brent Hawkes, C.M., Bath

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BrentHawkes

Le révérend Brent Hawkes, C.M., incarne la devise du Nouveau‑Brunswick, Spem Reduxit (espoir ravivé). Il change et sauve des vies depuis 40 ans, luttant pour les droits des gais, lesbiennes, bisexuels et transgenres (GLBT).

Durant les 38 dernières années, le révérend Hawkes a été pasteur principal et premier dirigeant de la Metropolitan Community Church of Toronto (MCC Toronto). Sous sa direction, la MCC Toronto a lancé le programme unique Triangle School pour les jeunes GLBT de l’Ontario qui ne peuvent pas fréquenter l’école de façon sécuritaire. C’est le seul programme du genre au Canada et le premier de deux programmes du genre au niveau secondaire dans le monde. La MCC Toronto a répondu à la crise du sida en offrant des soins palliatifs à domicile à des centaines de personnes. Depuis, elle a élargi le programme pour aider des personnes atteintes de diverses maladies et ayant divers besoins.

Brent Hawkes est un activiste déterminé. En 1981, il a entrepris une grève de la faim pour protester contre les descentes dans les saunas par la police de Toronto. La même année, il a protesté contre le gouvernement de l’Ontario qui regimbait à inclure l’orientation sexuelle aux motifs interdits de discrimination en vertu du code des droits de la personne de la province. Il a célébré le premier mariage gai légal au monde, à Toronto, en 2001.

En 2011, des centaines de milliers de personnes au pays ont regardé le révérend Hawkes célébrer les funérailles d’État de Jack Layton, chef du Nouveau Parti démocratique du Canada. Son éloge funèbre émouvant et son sermon plein d’amour ont touché le cœur de tous les Canadiens.

Bien qu’il ait vécu et travaillé à Toronto durant 38 ans, le révérend Hawkes est fier de ses origines néo-brunswickoises. Il parle de sa ville natale de Bath avec fierté et attribue son engagement envers la justice sociale à l’éducation reçue dans la province. Il a conseillé des jeunes du Nouveau‑Brunswick et les a encouragés dans leurs efforts de promotion des droits de la personne.

Brent Hawkes a poursuivi sa relation avec son alma mater, l’Université Mount Allison. Il a présidé le groupe de travail des anciens de Mount Allison et a siégé au conseil d’administration de l’Université. En 2010, l’Université Mount Allison lui a remis un doctorat honorifique en droit.

Pour son travail assidu d’activiste et de défenseur des droits de la personne au Canada, l’Université York a décerné au révérend Hawkes un doctorat honorifique en droit en 2009. Deux ans plus tard, l’Université de Trinity College lui a décerné un doctorat honorifique en théologie.

Le révérend Hawkes a reçu la Médaille du jubilé d’or de la reine Elizabeth II et la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II. En 2007, il était nommé membre de l’Ordre du Canada. La Commission des droits de la personne du Nouveau‑Brunswick lui a remis le Prix des pionniers des droits de la personne pour sa contribution à l’avancement des droits de la personne. Il a reçu le Global Citizens Award du comité de Toronto pour le 50e anniversaire des Nations Unies pour sa défense des droits de la personne.

L’exposition Magna Carta, qui sera présentée à différents endroits au Canada à l’automne 2015, comprendra des artefacts historiques qui sont liés à l’idéal de l’égalité dans la loi. Le gilet pare-balles que le révérend Hawkes a porté lorsqu’il a célébré les premiers mariages homosexuels légaux y figure notamment. Le révérend Hawkes prononcera une allocution lors de la conférence TedX de 2015, qui aura lieu à Toronto, en octobre, sur le thème des seuils (Thresholds).

Brent Hawkes reçoit l’Ordre du Nouveau‑Brunswick pour son dévouement infatigable envers la justice sociale et pour ses efforts exceptionnels à défendre les droits de la personne.

 

 

Thaddeus Holownia, Jolicure

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ThaddeusHolownia

Le Nouveau‑Brunswick est infiniment plus riche grâce à l’engagement, à l’esprit et au talent de Thaddeus Holownia, un photographe de renommée internationale.

M. Holownia a grandi en Angleterre, en Ontario et au Nouveau-Brunswick. Après avoir obtenu son diplôme d’études secondaires de l’école Rothesay High School, il est revenu au Nouveau-Brunswick à la fin des années 1970 afin d’y travailler comme professeur de beaux-arts à l’Université Mount Allison, où il est actuellement chef de département.

M. Holownia a réalisé de nombreuses œuvres impressionnantes qui poussent les limites de sa pratique artistique en documentant l’histoire culturelle et naturelle de sa région. Grâce à divers livres et expositions, il est connu pour sa série « Dykelands », dans le cadre de laquelle il fait la chronique des vastes marais de Tantramar situés au fond de la baie de Fundy, et sa série « Silver Ghost », dans laquelle il explore les paysages des rivières à saumon du Canada atlantique. La série Jolicure Pond, dans laquelle il a photographié le même sujet au cours de diverses saisons et sous diverses lumières, a été exposée avec les tableaux de Claude Monet dans le cadre de l’exposition Monet’s Legacy: Series – Order and Obsession présentée au Hamburger Kunsthalle, à Hambourg, en Allemagne.

Ses photographies et ses livres ont été acquis par quelques-uns des plus importants musées du Canada. Ses œuvres ont été exposées aux États‑Unis, en France, en Allemagne, en Belgique, au Mexique et en République tchèque. M. Holownia est membre de l’Académie royale des arts du Canada, titulaire d’une bourse d’études Fulbright et récipiendaire de la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II.

M. Holownia a également beaucoup contribué à sa communauté à titre d’enseignant et de mentor. À cet égard, l’Université Mount Allison lui a remis à deux reprises la médaille Paul Paré qui vise à souligner l’excellence en enseignement, l’activité créatrice, la recherche et le travail communautaire

Thaddeus Holownia reçoit l’Ordre du Nouveau-Brunswick pour la production d’un œuvre en constante évolution qui est reconnu tant à l’échelle nationale qu’internationale.

 

 

Carol Loughrey, Fredericton

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CarolLoughrey

Depuis les 40 dernières années, Carol Loughrey, O.C., est une pionnière et un modèle pour tous les Néo‑Brunswickois, particulièrement pour les femmes.

À l’Université du Nouveau‑Brunswick, elle a été la première femme à obtenir un poste permanent à la faculté d’administration et la première femme à obtenir un poste de gestionnaire au sein de la faculté.

De 1996 à 2006, elle a occupé les fonctions de sous‑ministre au sein du gouvernement du Nouveau‑Brunswick. Elle a été la première femme au Canada à occuper le poste de contrôleuse de la province. Elle a ensuite été la première femme sous‑ministre (anglophone) au sein du ministère de l’Éducation.

Mme Loughrey a été la première femme à occuper le poste de présidente du conseil d’administration de l’Institut Canadien des Comptables Agréés au cours de ses 92 ans d’histoire.

Mme Loughrey a reçu un diagnostic de cancer du sein en 1992. Elle a reconnu la nécessité de créer un réseau au Nouveau‑Brunswick afin de fournir du soutien aux survivantes du cancer du sein. L’année suivante, elle a cofondé le premier groupe de soutien pour les femmes atteintes d’un cancer du sein, soit Survivantes du cancer du sein de Fredericton. En 1995, elle a cofondé le Réseau du cancer du sein du Nouveau-Brunswick inc.

En tant que présidente de la Fondation Centre Muriel McQueen Fergusson, Mme Loughrey a contribué au lancement d’une campagne de financement réussie qui a mené à la création du Centre de recherche Muriel McQueen Fergusson à l’Université du Nouveau‑Brunswick. Elle a été la présidente fondatrice de la Kings Landing Foundation, qui soutient le Village historique de Kings Landing. Elle a également appuyé la Grace Campaign, qui a mis sur pied un refuge pour les femmes sans‑abri, le Fredericton Emergency Shelter, Meals on Wheels et le Stepping Stone Senior Centre à Fredericton. Elle a récemment été nommée au sein de la Commission de la capitale nationale.

En 2005, Mme Loughrey a été nommée Officier de l’Ordre du Canada. Elle a également reçu la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II.

Carol Loughrey reçoit l’Ordre du Nouveau‑Brunswick pour son leadership à titre de championne et de modèle pour les femmes au sein du milieu des affaires, du gouvernement et du monde universitaire.

 

 

Sœur Adèle Morin, Petit Rocher

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AdeleMorin

Grâce à Sœur Adèle Morin, le Nouveau‑Brunswick est un bien meilleur endroit pour les enfants ayant des déficiences physiques et intellectuelles.

Elle a consacré une grande partie de sa vie professionnelle à améliorer l’éducation et les services communautaires et la qualité de vie globale des personnes ayant des déficiences physiques et intellectuelles qui vivent dans la région de la baie des Chaleurs et dans l’ensemble de la province.

Sœur Morin a créé l’Association des enfants arriérés à Petit‑Rocher Nord, qui est devenue plus tard l’Association pour l’intégration communautaire de Petit‑Rocher (AICRPR). Elle en est actuellement la secrétaire.

Sous sa direction, l’AICRPR a transformé une ancienne école à Petit‑Rocher Nord en centre de formation pour les enfants souffrant de déficiences physiques et intellectuelles qui dessert la grande région de la baie des Chaleurs. Le centre est devenu l’Atelier Edouard‑Roy, nommé en l’honneur d’un bénévole fondateur.

Sœur Morin est entrée chez les Religieuses de Notre‑Dame‑du‑Sacré Cœur en 1952 et a commencé sa carrière professionnelle en tant qu’enseignante en 1955. Elle a commencé à enseigner aux enfants ayant des déficiences intellectuelles et physiques au milieu des années 1960 à Petit‑Rocher. En 1980, le gouvernement du Nouveau‑Brunswick lui a demandé de créer et de mettre en œuvre un programme d’inclusion pour les élèves atteints de déficiences physiques et intellectuelles dans le système scolaire. Elle a mis au point le « programme-cadre » et a encouragé son inclusion dans le nord du Nouveau‑Brunswick. Pour ses efforts, Sœur Morin a reçu le Prix du président de l’Association canadienne pour les déficients mentaux (devenue maintenant l’Association canadienne pour l’intégration communautaire), bureau du Nouveau‑Brunswick.

Sœur Morin a participé au mouvement Paix et Développement et a appuyé le Front commun pour la justice sociale et le français. Elle a fait partie d’une coalition visant à obtenir l’équité salariale entre les hommes et les femmes. Elle a été membre d’un comité responsable de la planification d’un foyer de soins spéciaux pour les personnes atteintes du sida. Elle a également fait partie du conseil d’administration de l’Hôpital Georges L. Dumont.

Sœur Adèle Morin reçoit l’Ordre du Nouveau‑Brunswick pour son dévouement pendant des décennies à sa province et surtout aux enfants atteints de déficiences physiques et intellectuelles.

 

 

Dr Réjean Thomas, Tilley Road

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DrThomas

Le Dr Thomas, C.M., est un médecin qui n’a cessé d’être un acteur engagé en promotion de la santé – dont la santé sexuelle relative au VIH, aux hépatites et autres ITS – ainsi que dans la lutte contre les préjugés et la discrimination, pour la défense des droits des personnes vulnérables et leur accès à des soins de qualité. Le Dr Thomas est bien connu au Québec, sa province d’adoption, mais il demeure un Néo‑Brunswickois dans l’âme.

En 1984, il fonde avec trois confrères, la clinique l’Annexe qui devient, en 1987, la clinique médicale l’Actuel. Situé à Montréal, ce centre d’excellence en VIH, hépatites et ITS bénéficie d’une réputation internationale au plan de son approche holistique dans la prise en charge médicale. L’Actuel est une des rares cliniques en milieu communautaire à traiter les patients atteints de VIH et / ou d’hépatite C, souvent affectés par de multiples problématiques, notamment des problèmes de santé mentale et de toxicomanie.

Médecin de famille à l’Actuel, dont il est le président-directeur général, Dr Thomas est également conseiller médical au Centre hospitalier de l’Université de Montréal et membre du Centre Sida de l’Université McGill. De plus siège sur plusieurs comités d’évaluation de la recherche, au Canada et à l’international.

En 1994, le Dr Thomas se voit nommé, par le gouvernement québécois, conseiller spécial à l’action humanitaire internationale du Québec. En 1999, il devient président-fondateur de Médecins du monde Canada, poste qu’il occupe jusqu’en 2007. Il contribué à l’instauration d’une médecine humaniste au Canada et à l’étranger, en participant à des missions humanitaires notamment en Afghanistan, au Zimbabwe, en Haïti, au Malawi et au Vietnam.

En 2009, le Dr Thomas est nommé Membre de l’Ordre du Canada.

Le Dr Réjean Thomas reçoit l’Ordre du Nouveau‑Brunswick pour son approche globale et humaniste des populations vulnérables au plan de la santé, sa lutte pour le respect des droits de la personne et son engagement dans le travail humanitaire à l’échelle internationale.

 

 

Marlene Unger, Fredericton

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MarleneUnger

Marlene Unger a fait preuve de détermination dans sa lutte contre l’antisémitisme. Les Néo‑Brunswickois, particulièrement nos enfants, profitent de son courage et de sa conviction.

Mme Unger a mené l’opposition contre Malcolm Ross, un enseignant qui a refusé d’admettre publiquement l’Holocauste et pour ses opinions antisémites qui ont été retirées de la salle de classe. Elle a mis la New Brunswick Teachers’ Association (NBTA) au défi d’agir. Plus tard, M. Ross a été muté à un poste non enseignant. Elle a joué un rôle déterminant dans la destitution de William Ross, le frère de M. Ross, du comité des études du Nouveau‑Brunswick, car il refusait également d’admettre l’Holocauste. Plus tard, elle a travaillé avec la NBTA afin d’intégrer l’éducation sur l’Holocauste dans les écoles publiques, ce qui a fait du Nouveau‑Brunswick un chef de file dans ce domaine au Canada.

Elle a présidé pendant de nombreuses années le comité d’éducation sur l’Holocauste de l’Atlantic Jewish Council. Elle a été membre du comité commémoratif de l’Holocauste du Congrès juif canadien. Pour ces efforts, Mme Unger a obtenu le Prix Friends of Simon Wiesenthal.

Mme Unger a collaboré avec d’autres personnes afin de mettre au point une Loi proclamant le Jour commémoratif de l’Holocauste‑Yom ha‑Choah au Nouveau‑Brunswick, qui a été proclamée par le gouvernement du Nouveau‑Brunswick en 1999.

Mme Unger a enseigné à l’école secondaire Fredericton pendant trois décennies. Peu de temps avant sa retraite, elle a travaillé à l’établissement d’un monument commémoratif permanent afin de commémorer 63 élèves de l’école qui sont morts à la guerre. Parmi ces élèves, on compte l’oncle de Mme Unger, le major Willard Parker, commandant de la Compagnie B du North Shore (New Brunswick) Regiment, qui est mort au combat en février 1945.

Marlene Unger reçoit l’Ordre du Nouveau‑Brunswick pour son travail acharné en faveur des droits de la personne, de la justice sociale et de l’éducation.

 

 

Kevin Michael Vickers, Miramichi

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KevinVickers

Les Canadiens se souviendront longtemps de Kevin Vickers pour son courage et son humilité dans l’arrêt rapide de l’attaque survenue sur la Colline du Parlement en octobre 2014. Il sera également reconnu pour son dévouement envers les gens du Nouveau‑Brunswick et du Canada en tant que membre émérite de la GRC.

M. Vickers a grandi dans l’ancienne ville de Newcastle. Il venait d’obtenir son diplôme de l’académie de formation de la GRC lorsqu’il a sauvé son jeune frère, Willie, de la noyade dans la rivière Miramichi Nord‑Ouest.

M. Vickers a œuvré pendant 29 ans dans la GRC, atteignant le grade de chef surintendant. Il a établi et entretenu une solide relation de travail avec les autorités provinciales, municipales et des Premières Nations dans le cadre de ses fonctions au sein de la péninsule acadienne. On se souvient de lui pour avoir été dépêché au quai de Burnt Church et avoir maintenu la paix entre les pêcheurs autochtones et non autochtones. M. Vickers a également encouragé le dialogue entre les deux communautés linguistiques.

Au cours de sa carrière, M. Vickers a été appelé à diriger avec succès plusieurs enquêtes de premier plan, y compris en matière d’homicides, d’enquêtes criminelles nationales, et d’importations internationales de drogue, ainsi qu’une enquête nationale sur les responsables de la sûreté de l’approvisionnement en sang au Canada. Il a dirigé les premières étapes du développement des politiques de la GRC sur les services de police sans préjugés et a beaucoup travaillé afin de tendre la main aux dirigeants de la communauté musulmane du Canada.

M. Vickers a assuré la sécurité d’un certain nombre de visiteurs de premier plan au Canada, y compris la reine Elizabeth II et le prince Andrew, duc d’York. Il a servi d’aide de camp à Marilyn Trenholme Counsel, O.C., O.N.‑B, ancienne lieutenante‑gouverneure du Nouveau‑Brunswick.

À la suite de sa carrière au sein de la GRC, M. Vickers a été engagé à titre de directeur des opérations de sécurité à la Chambre des communes. Il a été nommé sergent d’armes pour la Chambre des communes en 2006.

Dans la foulée des événements du 22 octobre 2014, le Miramichi Leader a fait l’éloge de ce natif de Miramichi : « M. Vickers est un symbole de l’héroïsme canadien en raison de ses actes lors d’une situation dangereuse, mais il représente également la raison pour laquelle Miramichi a toujours été une communauté résiliente. » [traduction]

En novembre, M. Vickers s’est rendu à Israël où il a rencontré le premier ministre du pays, Benjamin Netanyahu, et a été reconnu officiellement par la Knesset, le corps législatif d’Israël. Il a également reçu des grades honorifiques de l’Université de Regina et de l’Université Mount Allison. Il a également obtenu la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II, la Médaille commémorative du 125e anniversaire de la Confédération du Canada et la médaille d’ancienneté de la GRC.

En janvier de cette année, M. Vickers a été nommé ambassadeur du Canada en Irlande. Cette nomination convenait parfaitement à cet homme dont la famille possède de profondes racines irlandaises et qui a grandi dans une communauté qui se proclame la « capitale irlandaise du Canada ».

Kevin Vickers reçoit l’Ordre du Nouveau‑Brunswick pour son courage, son dévouement et son service en faveur de sa communauté, de sa province et de son pays.